Cabines UV : l’Académie de médecine dénonce leur promotion par des sportifs

cabines UVL’Académie nationale de médecine s’insurge aujourd’hui contre la promotion des cabines de bronzage réalisées par certains sportifs. Elle souhaiterait interdire toute publicité pour ce type de pratique.

Dans un communiqué publié aujourd’hui et intitulé “Cabines de bronzage: les sportifs en otage?”, l’Académie nationale de médecine déclare la guerre à la promotion réalisée autour des cabines de bronzage. En cas d’exposition prolongée, le soleil artificiel diffusé dans les centres de bronzage est reconnu comme étant cancérigène, susceptible d’augmenter le risque de mélanome, cancer de la peau particulièrement agressif. C’est pourquoi, l’Académie souhaiterait  interdire toute forme de publicité pour ces centres de bronzage artificiel, “comme pour le tabac et l’alcool, l’interdiction de toute publicité pour une pratique unanimement reconnue comme dangereuse pour la santé, car augmentant considérablement le risque de mélanome, un cancer cutané particulièrement agressif“.

Une image fraiche et positive

L’Académie de médecine dénonce tout particulièrement l’utilisation de certains sportifs pour la promotion de ce type de pratique. “En s’infiltrant dans le monde du sport, comme à une certaine époque le lobby du tabac, les professionnels du bronzage se donnent ainsi à peu de frais une image positive de jeunesse, de performance et d’apparente bonne santé puisque le bronzage permanent permettrait de ‘conserver un teint hâlé surtout à l’approche de l’hiver“, déplore l’Académie dans son communiqué. Elle fait essentiellement référence au choix de l’enseigne “Point Soleil”, qui a signé un partenariat avec les nageurs du Cercle de nageurs de Marseille pour promouvoir leurs établissements. Dans le cadre de ce partenariat, la marque “fournira un accès VIP aux sportifs de la team, qui de leur côté, s’engagent à spécifier leur attachement à l’enseigne sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, blogs, etc.)” peut-on lire sur le site de la marque.

Selon le Centre international de Recherche sur le Cancer, l’augmentation du risque de cancers cutanés est de l’ordre de 75% pour les moins de 30 ans ayant recours aux UV artificiels au moins une fois dans leur vie.

 

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