Déchets : une idée qui n’enchante pas

Foret_Broceliande.JPGDeux associations de défense du site de la forêt de Brocéliande en Ille-et-Vilaine, ainsi que de nombreux riverains du site contestent le permis de construire accordé par la préfecture au Smictom Centre-Ouest pour la construction d’un centre de traitement en bordure de cette forêt “enchantée”. Le tribunal administratif de Rennes leur donne raison.

Le tribunal administratif de Rennes vient de suspendre une nouvelle fois le permis de construire accordé au Smictom par la Préfecture d’Ille-et-Vilaine  en vue de l’installation d’une usine de traitement des déchets à Gaël.
Les associations Sauvegarde de Brocéliande et SOS Brocéliande avaient déposé la semaine dernière une requête devant le tribunal administratif de Rennes afin de suspendre la validité de ce permis. Un centre de traitement des déchets en bordure de forêt, dans une zone à risque d’incendies avec enjeux humains, s’ajoutant au projet de construction d’un centre d’enfouissement de déchets ultimes envisagé à quelques mètres, dénaturerait complètement ce site très touristique.

Le 24 août dernier, le juge administratif avait reconnu l’urgence de suspendre les travaux de construction de l’usine de traitement d’ordures en forêt de Brocéliande compte tenu du caractère “difficilement réversible” de tels travaux. Or, un mois à peine après cette décision, la préfecture d’Ille-et-Vilaine délivrait un nouveau permis de construire au Smictom.

Pas de modifications visibles

De leur côté, préfecture et Smictom font valoir que ce nouvel équipement ne modifiera en rien le paysage. Il vient en remplacement d’une usine d’ordures ménagères déjà existante mais désaffectée depuis 2004. Dans l’attente, les déchets des 65 communes du secteur sont envoyés en Mayenne pour traitement.

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