BP souhaite “combler son retard de performance”

bp_logo.jpgLe groupe pétrolier britannique BP se réorganise afin de faire face à la concurrence et à la hausse des coûts de production.

Hier, le groupe a annoncé un plan de restructuration destiné à “combler son retard de performance” avec ses concurrents. Ainsi, le groupe britannique n’aura plus trois divisions mais deux : “Exploration et Production” et “Raffinage et Commercialisation”. Le troisième segment, “Gaz, Energie et Renouvelables”, sera incorporé au sein des deux premières divisions.

Selon le communiqué, cette restructuration doit faire en sorte que les ressources soient “de plus en plus dirigées vers l’essentiel, avec des directeurs d’exploitation libérés de la bureaucratie d’entreprise et du fardeau de coûts inutiles“.

Une organisation trop complexe

Notre organisation est devenue trop complexe. A la base de tout cela, il y a un besoin de changement de nos comportements“, a indiqué Tony Hayward, directeur général du groupe qui a pris les commandes du groupe en mai dernier.

Tony Hayward, a présenté le plan qui vise à réduire les coûts élevés du groupe pétrolier britannique, mais également à accroître son chiffre d’affaires. “La performance de BP a été pénalisée par rapport à nos concurrents, depuis trois ans. Cette performance a été faible car nous ne sommes pas assez solides et notre organisation est trop complexe“, a-t-il indiqué.

Par ailleurs, une division “Energies Alternatives” sera créée. Elle sera chargée des questions d’émission de carbone et des questions relatives aux futurs secteurs de croissance, autres que le pétrole et le gaz.

Une infrastructure “rigoureusement” révisée

Les deux principaux segments seront désormais composés “d’unités de performance stratégiques” qui deviendront les principales entités opérationnelles de BP, et se verront assigner “des attributions soigneusement définies et des objectifs d’activité rigoureux“. L’infrastructure “sera rigoureusement révisée“.

Une étude sur les performances de BP a été menée par le groupe avec l’aide des cabinets McKinsey et Bain. “Nous n’avons pas été conséquents et notre organisation est devenue trop complexe“, a déclaré Tony Hayward, relevant “un grand nombre de double-emplois, et chevauchements” qui devraient aboutir dans certains cas à supprimer “jusqu’à quatre niveaux de direction“.

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