SIDA : une PME française sur la voie d’un vaccin thérapeutique

Selon l’information dévoilée par le Parisien, une PME d’Evry dans l’Essonne aurait mis au point un vaccin thérapeutique contre le sida. Ce nouveau remède pourrait aider les personnes infectées à contenir la maladie en limitant la progression du virus.

Tandis que le 1er décembre est chaque année une journée dédiée à la lutte contre le sida, une PME française pourrait avoir un message d’espoir à apporter aux malades. En effet, selon l’information révélée par le Parisien, cette petite société située à Evry dans l’Essonne, InnaVirVax,  aurait mis au point un vaccin thérapeutique, le VAC-3S, destiné à aider les personnes infectées par le VIH à contenir la progression du virus.

Concrètement, le VAC-3S ne s’attaque donc pas directement au virus du sida mais protège les défenses naturelles en empêchant le VIH de reconnaitre les lymphocytes TCD4 qui, une fois atteints par le virus, sont détruits par d’autres globules blancs appelés les “natura killers”. Et c’est cette “destruction massive” qui expose les personnes atteintes aux maladies opportunes.

Continuer la prévention

Les test menés depuis le mois de février dernier sont plutôt prometteurs, le produit étant bien toléré par les patients. Pour le Pr Christine Katlama, du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, “ces résultats sont importants dans la mesure où le critère principal de l’étude a été atteint”. “Il s’agit d’une étape clé dans le développement clinique de cette immunothérapie qui pourrait être complémentaire avec les traitements antirétroviraux dont nous disposons actuellement”, ajoute-t-elle dans 20minutes.fr. De nouveaux tests vont débuter début 2013 et porteront cette fois sur 50 à 100 patients volontaires pendant 18 mois. Toutefois, le PDG d’InnaVirVax, Joël Crouzet estime qu’une éventuelle mise sur le marché n’est pas envisageable avant six ans.

Mais attention, même si ce nouveau remède se révélait efficace contre la propagation du virus dans l’organisme des personnes déjà infectées, il ne protègera pas de la contamination et la prévention doit continuer. Et c’est là que le bas blesse. En France, le nombre de personnes contaminées stagne depuis maintenant plusieurs années. “C‘est un peu comme si ce n’était plus un combat d’avenir. Nos messages d’information ont du mal à passer, les gens oublient de se protéger ou d’aller se faire dépister. Notamment les populations à risque. Ne nous leurrons pas, la fin de l’épidémie n’est pas pour demain“, confie Eric Fleutelot, directeur général adjoint du Sidaction.

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