Des produits chimiques qui nous coûtent cher

Selon le dernier rapport du programme des Nations-Unies pour l’environnement, PNUE, publié hier, l’utilisation croissante de produits chimiques engendrerait des coûts de plus en plus élevés pour la santé et l’environnement.

Révélées hier, les conclusions du dernier rapport du PNUE pointent une nouvelle fois du doigt les risques liés à une utilisation massive de produits chimiques, et notamment de pesticides. Les coûts liés à cette utilisation excessive seraient de plus en plus élevés pour la santé mais également pour l’environnement.

A titre d’exemple, en Afrique sub-saharienne, le coût des intoxications causées par les pesticides dépasserait la somme totale annuelle de l’aide publique au développement accordée à la région en matière de soin de santé, hors sida. De même, aux Etats-Unis, la mauvaise utilisation des pesticides a conduit à des pertes de récoltes estimées à 1,4 milliards de dollars. D’un point de vue général, le PNUE estime que la mauvaise gestion des produits chimiques durant tout leur cycle de vie, de la production aux déchets, serait responsable de 236 milliards de pertes au niveau mondial.

L’urgence d’une réaction

“Les communautés à travers le monde, en particulier celles des pays émergents et en voie de développement, sont de plus en plus dépendantes des produits chimiques, depuis les engrais en passant par les produits plastiques et électroniques”, souligne Achim Steiner, le directeur exécutif du PNUE. Mais, “la pollution et les maladies liées à la production, l’utilisation et l’élimination des produits chimiques peuvent entraver leur développement en affectant les ressources d’eau, la sécurité alimentaire, le bien-être et la productivité des travailleurs“, poursuit-il.

Le PNUE réclame donc la réaction urgente des gouvernements mais également de l’industrie afin que celle-ci travaille à limiter les risques liés à l’exposition aux produits chimiques. “Si les produits chimiques peuvent fournir des bénéfices, cela ne doit pas se faire au détriment de la santé humaine et de l’environnement“, conclut Achim Steiner.

 

 

 

 

 

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