Grenelle environnement : des efforts mais peut mieux faire

Un rapport commandé par le ministère de l’Agriculture montre les efforts qu’ils restent à accomplir pour parvenir à remplir les objectifs fixés par le Grenelle environnement. Si des progrès notables ont été enregistrés dans certains domaines, le chemin reste encore long dans d’autres, notamment en matière d’agriculture biologique, d’émissions de gaz à effet de serre ainsi que sur le dossier des pesticides.

Le Grenelle environnement avait fixé des objectifs précis pour 2020. Dans un rapport réalisé sous l’autorité de Thierry Wahl, inspecteur des Finances, une trentaine d’indicateurs permettent désormais de constater concrètement les avancées réalisées en matière d’environnement. Et, si dans de nombreux domaines, “l’évolution est satisfaisante“, pour d’autres, “les évolutions sont plus préoccupantes“.

Bon point pour les déchets

Ainsi, en matière de déchets, et plus particulièrement sur la question du recyclage, les choses avancent considérablement. L’objectif de 363 kg de déchets par an et par habitant devrait être réalisable pour 2013, tandis que matière de recyclage, l’objectif de 2012 est déjà atteint depuis deux ans.

S’agissant des transports, on note une augmentation du transport collectif intérieur de voyageurs, et une baisse régulière des émissions de voitures neuves. De même on constate des améliorations dans certains domaines comme les logements basse consommation ou encore la part des énergies renouvelables dans l’énergie consommée, mais ces avancées demeurent insuffisantes aux vues des objectifs fixés pour 2020.

Pesticides et émissions à la traine

Il reste également des domaines où d’importants progrès restent à faire. C’est le cas des aires marines protégées, bien loin d’atteindre les 10% des eaux nationales ou encore de l’agriculture biologique qui avec 3,9% de la production agricole en 2011, est bien loin des 20% prévus pour 2020. La réduction des émissions de gaz à effet de serre peine également à atteindre l’objectif fixé, tout comme la concentration de particules fines dans l’air qui a même tendance à progresser.

Enfin, s’agissant de l’usage de pesticides, le bilan n’est pas très glorieux. Alors que leur utilisation devait être réduite de moitié entre 2008 et 2018, de 68,8 “doses unités” en 2008, elle est passée à 70,6 en 2010. Difficile alors d’envisager de satisfaire l’objectif de 34,4 en 2018.

Ces résultats seront présentés officiellement les 14 et 15 septembre prochain à l’occasion de la Conférence environnementale.

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