Grèves : après l’essence, le gaz…

Alors que les Français cherchent désespérément de l’essence, la situation pourrait dégénérer dans d’autres secteurs. Ainsi, des grévistes ont bloqué hier des centres de stockage de gaz, et notamment celui situé à Chemery , le plus important de l’Hexagone.

Hier, pour la première fois depuis le début des conflits sociaux que connait la France actuellement, le secteur du gaz a été touché. Ainsi  des salariés en grève contre la réforme des retraites ont bloqués plusieurs centres de stockage dont celui de Chemery dans le Loir-et-Cher, et qui représente un peu plus du tiers des capacités gazières françaises.

Selon Gilles Quastana, le réprésentant local local de Sud-Energie, la majorité de la centaine de salariés du site a voté pour le blocage lors d’une assemblée générale de mercredi. “Nous sommes en grève depuis une semaine mais aujourd’hui (mercredi) nous avons pris en main les moyens de production” en fermant les vannes de distribution de gaz.

Délester les industriels

Ce blocage ne vise toutefois pas les particuliers mais plutôt les professionnels comme l’explique Laurent Langlard, porte-parole de la CGT-Energie dans les colonnes des Echos. “Notre objectif est de délester les industriels“. Et, pour contraindre GDF-Suez à stopper l’accès au gaz des industriels, les grévistes ont assuré le blocage des terminaux de Fos-sur-mer et Montoir-de-Bretagne.

Le conflit touche encore peu le secteur électrique avec seulement 2,8% des salariés de la production qui ont stoppé le travail. La France a toutefois du importer 6.000 mégawatt hier pour suppléer une baisse de charge. Pour la direction contactée par les Echos, ces importations ne sont toutefois pas liées aux grèves mais ont pour but d’anticiper la demande à venir.

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