La nouvelle hybride de Toyota sera produite en France

Le site français de Toyota situé à Onnaing dans le Nord, a été retenu pour fabriquer une nouvelle version d’un petit véhicule hybride courant 2012, après que quatre lieux potentiels d’implantation aient été mis à l’étude au Japon, en Grande-Bretagne, en Turquie et à  Onnaing.  Pour Valérie Létard, “ce choix de produire un nouveau modèle de voiture à Valenciennes montre que la France est compétitive“.

Le site Toyota d’Onnaing, créé notamment sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo,  emploie actuellement 3000 collaborateurs qui  depuis 2001, ont fabriqué plus de 1 820 000 Yaris. Pour assurer l’intégration des nouveaux recrutés et le développement de ses salariés, Toyota a également ouvert sur le site en septembre 2005 un centre de formation. Depuis le démarrage de la production de la Yaris en janvier 2001, 920 millions d’euros ont été investis sur le site d’Onnaing par Toyota venant ainsi accompagner le savoir faire et la productivité du site et de ses salariés.

TMMF est pour Toyota la première usine d’une nouvelle génération respectueuse de l’environnement avec un site compact permettant d’optimiser les flux physiques et les flux d’information,  les technologies vertes (station de traitement physico-chimique et biologique, robots de peinture avec cartouches limitant la consommation de solvants…). Ce site a reçu la certification environnementale ISO 14001 en mars 2002 renouvelée en mars 2005 et 2008.

Les pouvoirs publics omniprésents

Tout au long du processus décisionnel, les pouvoirs publics ont apporté leur soutien au projet. Le total des aides qui pourraient être mobilisées devrait représenter 3 750 000 euros soit 15 % du montant d’investissement, c’est à dire le maximum autorisé par la commission européenne.  Cette somme se répartirait de la façon suivante :

?    2 millions d’euros de Prime à l’Aménagement du territoire
?    1 million d’euro de la communauté d’agglomération de Valenciennes Métropole
?    750 000 euros de soutien du fonds spécial d’implantation.

En plus de ces aides directes, des aides à la formation pourront être apportées par l’Etat et le conseil régional. Par ailleurs, si des recrutements interviennent, des aides spécifiques seront mobilisées par Pôle Emploi.

Un projet conforme aux engagements du Grenelle

En matière d’emplois, cette décision va contribuer à pérenniser les emplois des 3000 salariés du site sans exclure   dans un deuxième temps des projets de développement supplémentaires. En effet, la France, conformément au Grenelle environnement, a placé la lutte pour la préservation de l’environnement au c?ur de sa politique de transports. Le développement des véhicules très faiblement émetteurs de CO2 et de polluants, notamment de véhicules électriques et hybrides rechargeables, constitue non seulement un enjeu environnemental de première importance mais également  un objectif majeur de politique industrielle. Les perspectives de marché de ce type de véhicule sur le long terme sont en effet considérables.

Doublement concernée par ce projet en tant que Secrétaire d’Etat au développement durable et Présidente de Valenciennes Métropole, Valérie Létard estime que “le choix de produire une voiture propre dans un site propre prouve qu’écologie et efficacité industrielle vont de pair. Il confirme le potentiel de développement et d’emplois liés  à  la croissance verte. Par ailleurs,  cette décision vient  récompenser la compétence des salariés, le volontarisme de leurs dirigeants et l’engagement sans faille des pouvoirs publics à leurs côtés.  En soutenant fortement ce projet,  les pouvoirs publics ont été au rendez vous de l’humain, de l’emploi et de la compétitivité”.

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