Plus on est riche, plus on émet de CO2

Une étude publiée aujourd’hui par l’Insee révèle l’existence d’un lien entre les ressources des ménages, leur statut et leurs émissions de CO2. Ainsi, les ménages les plus aisés émettent deux fois et demi plus de CO2 que les plus modestes. Et, les célibataires émettent près de deux fois plus qu’un membre d’une famille nombreuse.

Dans le cadre d’une étude consacrée aux émissions de CO2, l’Insee rappelle que la France ne compte que pour 1,3% des émissions de CO2 mondiales. Il s’agit donc d’un très bon score qui tient en premier lieu au fait que la France produit son électricité grâce à des technologies non émettrices, avec en tête le nucléaire.

La France produit donc 410 millions de tonnes de CO2, ce qui représente l’équivalent de 6,7 tonnes par an et par habitant. Les émissions d’un ménage français moyen sont liées pour 34% au logement, chauffage essentiellement, 31% aux transports et ce, alors même que ces deux postes ne représentent que 25 et 14% de leur budget. Mais pour l’Insee,  “ce résultat n’a rien de surprenant puisque les ménages consacrent l’essentiel de l’énergie qu’ils achètent directement à se chauffer et à se déplacer“.

Le riche célibataire  montré du doigt

L’étude de l’Insee révèle également que la quantité de CO2 émise est directement liée au niveau de vie. Ainsi, 20% des ménages les plus aisés produisent 29% de CO2 alors que 20% des ménages les plus modestes n’en produisent que 11%. Toutefois, si l’on rapporte la quantité de CO2 émise à chaque euro dépensé, le contenu en CO2 d’un euro est plus faible pour les ménages les plus aisés, qui peuvent en effet consommer mieux et plus durable mais plus et plus cher.

Autre phénomène, les célibataires émettent plus que les personnes vivant en couple. “En France, un habitant induit par sa consommation une émission de 6,4 tonnes de Co2 par an en moyenne, mais ce chiffre atteint 8,6 tonnes pour les personnes vivant seules et ne s’élève qu’à 4,1 tonnes pour les personnes vivant au sein d’une famille nombreuse,” explique l’Insee dans son rapport. On assiste ainsi à une mutualisation des émissions au sein des foyers.

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