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L’Unesco interpelle sur les réserves d’eau souterraines transfrontalières

Unesco.JPGL’Unesco vient de publier la première carte mondiale des réserves d’eau transfrontalières, l’occasion de rappeler à quel point ces aquifères partagés sont menacés par la pollution ou la surexploitation.

A l’occasion de la publication de sa carte mondiale des réserves d’eau souterraines, l’Unesco rappelle que 96% de l’eau douce de la planète est contenue dans ces nappes souterraines, dont une majorité est transfrontalière. Ce sont à ce jour, 273 aquifères transfrontaliers qui ont été recensés dans le monde.

Ainsi, dans son communiqué, l’Unesco précise que “si les systèmes aquifères existent sur tous les continents, tous ne sont pas renouvelables“, ce qui est notamment le cas de ceux d’Afrique du nord ou de la péninsule arabique. Par ailleurs, “même lorsqu’ils sont renouvelables, c’est à dire alimentés régulièrement par des précipitations, les aquifères sont dans certaines régions menacés par la surexploitation ou la pollution“. C’est plus particulièrement le cas dans les petites îles ou les zones côtières de la Méditerranée.

Néanmoins, ces aquifères représentent un potentiel considérable, notamment en Afrique ou ils sont largement sous-exploités. Cela nécessiterait alors que “soit adoptée une gestion durable de ces ressources” or, “bien souvent, de tels dispositifs n’existent pas” déplore l’Unesco.

70% de l’eau utilisée en Europe

Les aquifères, qui représentent un volume 100 fois supérieur à l’eau douce de surface, assurent déjà une bonne part de nos besoins. L’augmentation de la demande en eau s’est traduite depuis la deuxième moitié du XXème siècle par un recours croissant à ces bassins souterrains. A l’échelle mondiale, cette ressource est utilisée à 65% pour l’irrigation, 25% pour l’alimentation en eau potable et 10% pour l’industrie.  En Europe, ces bassins souterrains constituent plus de 70% de l’eau utilisée dans l’Union et sont souvent “une des seules voire l’unique” source d’approvisionnement en eau dans les régions arides ou semi-arides.

Enfin, un projet de Convention sur les aquifères transfrontaliers, préparé par la Commission du droit international des Nations Unies avec le concours d’experts du Programme hydrologique international (PHI) de l’Unesco, a donc pour vocation de combler un vide juridique. Présenté le 27 octobre pendant l’Assemblée générale des Nations Unies, le texte prévoit notamment d’inciter les Etats partageant des aquifères à ne pas causer de dommage aux bassins existants, à coopérer ou encore à prévenir et contrôler la pollution des nappes souterraines.

> Pour en savoir + : la carte des aquifères partagés de l’Unesco

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