La guerre des camemberts

  • par La Rédaction
  • 31/03/2008
  • Santé
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camembert.jpgAlors que le groupe Lactalis a informé samedi le Ministère de l’agriculture et de la pêche de la présence de bactéries pathogènes dans des camemberts fabriqués par l’un de ses concurrents, ce dernier envisage de porter l’affaire devant la justice.

Samedi, un communiqué du Ministère de l’Agriculture révélait que des rapports d’essai complets confirmant la présence de bactéries pathogènes ont été transmis à la direction générale de l’alimentation. Les produits concernés par ces résultats d’analyse ne sont plus en vente depuis le 20 mars dernier, les dates limites d’utilisation optimale (DLUO) étant dépassées.

Il s’agissait des fromages appartenant au lot n°V026 (DLUO : 20 mars 2008) commercialisés sous les dénominations suivantes :
– camembert et petit camembert (150 g) REO ;
– camembert La fermière ;
– camembert et grand fromage Le Gaslonde ;
– petit camembert BN ; grand Réaux pyro ;
– grand fromage premier choix (1kg).

Surveiller l’apparition de troubles digestifs

A titre de précaution, les fromages qui ne seraient pas encore consommés doivent être rapportés au point de vente où ils ont été achetés. En cas de troubles digestifs survenus au maximum dans les 10 jours après consommation de fromages du lot V026 cité plus haut, il est recommandé de consulter votre médecin traitant en lui signalant cette consommation.

Réaux réagit

La fromagerie de Lessaye, Réaux, mise en cause par ces analyses envisage de porter l’affaire devant la justice. Son dirigeant Bertrand Gillot fulmine dans les colonnes de Ouest-France, “ce camembert a été fabriqué le 26 janvier, l’analyse aurait été faite le 13 mars, et , s’il y avait bien une bactérie, ils auraient conservé l’information jusqu’au 26 ou 27 mars! C’est scandaleux (…) Nous mettrons probablement l’affaire devant la justice“.

Quant à l’initiative de Lactalis, Bertrand Gillot l’explique ainsi : “Lactalis s’est rendu compte que la guerre du camembert tourne à son désavantage et prétexte des risques sanitaires pour réclamer l’abandon de l’obligation de lait cru“.

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