Les cancers de la vessie peuvent avoir une origine professionnelle

sante_medecine.jpgDes études présentées lors du 101e Congrès Français d’Urologie qui s’est déroulé à du 14 au 17 novembre à Paris, ont confirmé l’importance des expositions professionnelles dans l’apparition du cancer de la vessie.

Sur les 155 cas de tumeurs de la vessie déclarés entre 1991 et 2004 à la Mutualité sociale agricole (MSA) de la Somme, 63% concernaient des exploitants agricoles alors que ces derniers ne représentent qu’un peu plus de 30% des affiliés au régime de sécurité sociale MSA, a souligné le Professeur Fabien Saint.

45% des cas observés chez les salariés concernaient des “tractoristes, travailleurs exposés aux substances contenant des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)”, ont relevé Fabien Saint et les autres auteurs de l’étude. Cependant “aucune demande de reconnaissance au titre de maladie professionnelle n’a été enregistrée durant la période étudiée“, ont-ils précisé.

Les résultats préliminaires d’une autre étude, qui a porté sur 44 patients, font apparaître 12 cas liés à des expositions professionnelles, soit un taux de 30%. Dans 6 cas, le tabagisme est un facteur de risque qui s’est ajouté à l’exposition professionnelle.

“Importance des expositions professionnelles”

Cette “étude prospective confirme l’importance des expositions professionnelles dans l’étiologie des cancers de la vessie (30%) si elle est recherchée, en plus de l’implication du tabagisme associé“, ont conclu Jean-Christophe Fantoni et ses collègues du CHRU de Lille.

La sous-déclaration (comme maladie professionnelle) des tumeurs de la vessie peut être expliquée en partie par l’absence de recherche systématique d’une origine professionnelle par les urologues, la tumeur de la vessie étant le plus souvent attribuée au tabagisme“, ont indiqué Fabien Saint et d’autres urologues d’Amiens et de Creil.

Ces urologues ont présenté à leurs collègues un questionnaire de repérage des expositions professionnelles des patients atteints de tumeurs de la vessie qui, après une étude d’évaluation, leur “paraît utilisable en routine par l’urologue“.

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