Val-d’Oise : débat sur le futur port fluvial

valdoise.jpgSelon le quotidien “Le Parisien” datant d’aujourd’hui, le futur port fluvial de Saint-Ouen-l’Aumône suscite la controverse.

Des associations ainsi que des élus qui refusent qu’un port “à vocation industrielle” soit construit au bord de l’Oise, clament leur volonté de défendre le patrimoine.

D’autres personnes comme Michel Vampouille, élu écologiste et vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, approuvent le projet qui permettra de limiter la circulation des camions sur les routes et de développer le transport fluvial qui émet moins de gaz à effets de serre que le transport routier. Ainsi, sur une même distance, une tonne transportée par voie fluviale consomme 5 fois moins de gazole que par voie classique. La pollution est par conséquent diminuée.

Port fluvial ou site touristique ?

Si le projet a déjà été entériné par arrêté préfectoral, Claire Houbert, présidente de l’association “Auvers, lieux de mémoire”, continue de mener son combat. Elle déclare que “si un port fluvial est installé à Saint-Ouen, la commune d’Auvers, situé juste en face, va souffrir de la pollution, du bruit et d’une manière générale de la dégradation du paysage. Nous proposons plutôt d’aménager le site pour développer le tourisme“.

Philippe Houillon, député UMP de la circonscription, est également contre le futur port fluvial. Selon lui, “la ville d’Auvers vient d’obtenir le label Art et Histoire, et la création d’un site industriel viendrait défigurer les berges d’un pôle aussi touristique“.

Michel Vampouille, quant à lui, défend le futur port. “Je suis vice-président du parc naturel régional du Vexin, je connais donc l’enjeu que représente la préservation du paysage. Mais si on est exigeant sur la qualité des travaux avec des matériaux qui respectent l’environnement, il n’y a pas de raison de refuser ce chantier“, a-t-il déclaré.

Nouvelles réunions au mois d’octobre

Selon le cabinet du maire de Saint-Ouen-l’Aumône, “de nouvelles réunions entre le Port autonome de Paris, qui pilote le projet, et les associations sont normalement prévues au mois d’octobre“.

Pour Claire Houbert “la mobilisation continue et nous voulons croire que les futurs rencontres avec les responsables de Port autonome ne constituent pas un rideau de fumée mais bel et bien un moment d’échange où nous pourrons défendre notre contre-projet“.

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