« Le bio ne représente que des fausses promesses »

Gil Rivière-Wekstein, militant écologiste de longue date et auteur de plusieurs livres polémiques comme notamment « Abeilles, l’imposture écologique », mais également d’Agriculture & Environnement (A&E), une lettre d’information indépendante des syndicats et des associations professionnelles, sur les questions environnementales. Dans son dernier livre, « Bio, fausses promesses, vrai marketing » aux éditions Publieur, l’écologiste iconoclaste part en guerre contre les fausses allégations santé du bio.

Malgré certaines crises et peurs sanitaires, pourquoi affirmez-vous que ce que l’on consomme dans notre assiette est sain et sans danger ?

Notre assiette est de très bonne qualité en règle générale, même si cela dépend évidemment de ce que l’on met dedans. Mais globalement, il n’existe pas de problème sanitaire particulier dans nos assiettes. Un discours anxiogène est aujourd’hui véhiculé par la presse, le plus souvent à des fins qui n’ont rien à voir avec la santé. Je pense qu’on peut manger « non bio », être en très bonne santé et vivre très longtemps.

Le bio ne serait donc pas meilleur pour la santé ?

Il existe deux choses qui sont généralement attribuées au bio et qui ne sont pas avérées. La première est que la nourriture bio aurait des qualités nutritives meilleures que les produits issus de l’agriculture conventionnelle. Or toutes les études démontrent que ce n’est pas le cas. Il suffit de comparer des choses comparables. Il est bien évident que si vous comparez un poulet de batterie et un poulet bio, ce n’est pas pareil, mais si vous comparez ce même poulet bio avec un poulet label, la différence de qualité nutritive n’est pas nette.

C’est le parcours agronomique qui définit la qualité nutritionnelle d’un produit et ce n’est pas le fait d’utiliser ou pas des pesticides qui va changer quoi que ce soit dans les qualités nutritionnelles du produit, ou en tout cas à la marge seulement. Il est donc clair qu’il n’y a pas de bénéfice santé sur les produits bio. D’ailleurs, s’il y avait ce bénéfice santé, cela serait prouvé.

Le second argument est qu’il serait moins dangereux de manger du bio que de manger du conventionnel. Mais quand on considère comme moi qu’il n’est pas dangereux de consommer de la nourriture « conventionnelle », cet argument ne tient plus. Soustraire zéro de zéro, cela revient toujours à rien !

Considérez-vous la consommation d’une pomme traitée contre les insectes et les maladies sans danger ?

Si cette pomme a été traitée par de la roténone bio, cela peut poser problème. Attention, une pomme bio peut avoir été traitée mais ça, les gens ne le savent pas. Les pommes bio sont traitées, les produits bio en général sont traités par des pesticides. Ce ne sont simplement pas des pesticides de synthèse, mais naturels, aux effets réels et ayant une toxicité comme tout autre produit.

Donc, tant que vous mangez des produits qui certes ont été traités, mais que les résidus se trouvent en dessous de la limite maximum de résidus, ils sont considérés par les autorités mondiales comme n’étant pas toxiques pour la santé humaine. Je ne pense pas que toutes les agences de sécurité sanitaires du monde soient à la solde de BASF, de Monsanto ou de Bayer. Je pense que tous ces gens-là font leur boulot et que s’ils estiment que ces produits sont sans danger, j’aurai tendance à leur faire confiance, surtout quand ces autorités sanitaires sont diverses et que leurs conclusions sont cohérentes.

Que pensez-vous alors de la position du gouvernement qui souhaite faire passer la part de produits bio à hauteur de 20% dans les repas servis dans les cantines ?

C’est complètement absurde. Si c’est un danger de mettre des produits non bio dans les assiettes, ce n’est pas 20% de bio qu’il faut instaurer pour les cantines mais 100% ! On ne va pas empoisonner les gens un petit peu quand même !

Les gens qui vous disent que l’on va mettre 20% de produits bio dans les cantines savent que la nourriture issue de l’agriculture conventionnelle n’est pas dangereuse, sinon ils ne demanderaient pas de passer à 20% de bio mais à 100%, cela semble logique. Ca montre bien que ce taux de 20% dans les cantines n’est pas fait pour que les enfants soient en meilleure santé, mais pour d’autres raisons.

Vous niez donc les effets bénéfiques du bio sur la santé, et sur l’environnement ?

L’agriculture bio peut être meilleure pour l’environnement dans certains cas, mais elle n’est pas toujours plus respectueuse de l’environnement que certaines pratiques conventionnelles. C’est notamment le cas lorsque l’agriculture bio utilise du cuivre. Prétendre que l’agriculture biologique, c’est l’idéal d’un point de vue environnemental, ce n’est pas vrai. Il existe des pratiques conventionnelles meilleures pour l’environnement que ne l’est le bio. Il faut tout prendre en considération.

Si l’on prend l’exemple du blé, les rendements du blé bio sont de moitié inférieurs à ceux du blé conventionnel. Donc si vous disposez de 100 hectares, que vaut-il mieux faire pour la biodiversité, 100 hectares de blé bio, ou 50 hectares de blé conventionnel et 50 hectares de forêt ? Au-delà de la question du rendement, il y a aussi celle de l’usage de la terre, il faut avoir une vision d’ensemble.

Autre exemple, pour éviter le désherbage chimique, on peut utiliser le désherbage mécanique. Cela nécessite alors plusieurs passages, et plus de passages, c’est plus de consommation de pétrole et donc un bilan carbone moins bon. Il faut prendre l’ensemble des facteurs et là, le bio n’est pas nécessairement ce qui est le meilleur pour l’environnement.

Que ce soit pour l’environnement ou pour la santé, le bio ne représente que des fausses promesses et le consommateur va s’en rendre compte. Si l’on tient compte en plus du fait que les produits bio sont 30 à 70% plus chers, le consommateur finira alors par arrêter d’acheter ces produits.

Le bio est un argument de marketing politique, économique, sociétal, et idéologique. Il renvoie à l’image rêvée d’une société, avec de petites fermes, où le petit gagne face au grand, l’indépendant contre la grosse firme.

Comment vous positionnez-vous face à l’épineuse question des OGM ?

Les OGM sont la solution pour le bio. Le cahier des charges de l’agriculture biologique proscrit la chimie de synthèse. Donc les solutions apportées par les biotechnologies et les sciences de la vie devraient en toute logique être compatibles avec l’idée du bio, et les agriculteurs bio auraient bien tort de s’en priver.

Un OGM Round-Up ready est parfaitement inutile pour le bio qui n’utilise pas de Round-Up. Mais, un OGM résistant à la pyrale par exemple, utilise le même mode d’action que le bio. On a incorporé la bactérie d’un Bt qui est utilisé en agriculture biologique. Le procédé pour se défendre contre la pyrale est donc le même. Je trouve donc ça un peu bizarre que d’un côté les « bio » acceptent de déverser des bactéries entières sur des champs pour lutter contre la pyrale et s’interdisent un OGM qui utilise cette même bactérie pour se défendre contre cette pyrale.

Un autre exemple est celui du mildiou. Entre déverser du cuivre contre le mildiou comme le font les agriculteurs bio et utiliser une pomme de terre résistante au mildiou qui n’aura besoin d’aucun produit phytosanitaire, on voit immédiatement quelle technique est la meilleure pour l’environnement.

Si elles sont utilisées intelligemment, les biotechnologies pourraient être une solution à beaucoup de problèmes à l’avenir, à beaucoup d’impasses dans lesquelles on se trouve aujourd’hui.

Qu’est-ce qui fait barrage aujourd’hui à ce type de discours que l’on n’entend jamais ?

L’idéologie. C’est de l’idéologie. Les OGM on n’en veut pas, point. Prenez n’importe quelle discussion autour des OGM, le nom de Monsanto arrive dans le débat au bout de 3 minutes. Comme si tous les OGM étaient associés à Monsanto? Il faudra un jour sortir de cette impasse et se rendre compte que les biotechnologies en général, c’est autre chose que les OGM de Monsanto.

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  • AVFF

    bizarrement, ce qu’il dit est tellement énorme et faux que j’avais supputé à l’avance les précisions données par les commentateurs sur le vrai profil du personnage.
    Son passage :
    « ce n’est pas le fait d’utiliser ou pas des pesticides qui va changer quoi que ce soit dans les qualités nutritionnelles du produit »
    est éclatant de mauvaise foi et de technique de désinformation .
    OUI, c’est vrai, cela ne change pas les qualités nutritionnelles, mais cela ajoute juste des pesticides dans votre organisme, ce qu’il oublie évidemment de préciser. Et c’est là le problème. Quand aux OGM, quel scandale d’affirmer cela. Sans compter qu’il n’a pas du parler beaucoup aux agriculteurs: le blé, à cause d’une surproduction, on le brule dans les chaudières… Alors, il vaut mieux diviser par deux la production, mais qu’elle soit payée correctement, et qu’il n’y ait pas ensuite une marge 200 % chez le reste de la filière. Il vaut mieux de petits exploitants nombreux et qui en vivent, que les fermes hypermécanisées de la Beauce, il vaut mieux la jachère et les cultures tournantes, que d’user jusqu’à stérilité la même parcelle, à coup d’engrais. Mais pour comprendre cela, il faut avoir manié la fourche, marché dans la bouse, et s’être penché sur le fonctionnement des SAFERS

  • moyennement d’accord avec l’article, qui ne pose selon moi pas les bonnes questions sous-jacentes

  • andree basso

    je suis tres decu par cette publication sur le site des decroissants de plus certaines personnes pourraient se faire piéger !! est ce que GRW a été payé par mosanto ou par les labos de recherche ogm ?

  • Diane

    J’invite M. Gil Rivière-Wekstein a consommé lui même ce qu’il juge « sans conséquence sur la santé » et qu’il laisse donc les autres s’alimenter comme ils le souhaitent. Pour ma part, c’est déjà choisi: du fait maison, du bio sans pesticides chimiques et des légumes de mon jardin 100% sans traitement (ni dans la terre depuis des années, sans engrais, ni autres produits de tout genre). Bref, je lui laisse avec plaisir les poulets aux hormones, la viande aux antibiotiques, le maïs OGM, les légumes aux pesticides et fongicides. Il faut bien écouler les stocks….

  • Dominique 43

    Suffit-il de crier qu’on dit la vérité pour être crédible ?
    Dire qu’un poulet bio n’est pas « plus nourrissant » qu’un poulet « label » n’est pas faux si on prend seulement en compte les quantités de glucides, protides et lipides. Mais si on dose aussi les résidus d’antibiotiques, de pesticides et autres, c’est bien différend. Surtout quand on ne sais pas quels seront les effets à long terme des cocktails chimiques sur notre santé.
    Toutes les pratiques des agriculteurs bio ne sont pas parfaites, mais on peut faire des évaluations scientifiques et les perfectionner.
    Les invectives et contre vérités de cet énergumène n’apportent rien au débat scientifique et ne sont que de la poudre aux yeux.
    En tous cas, cet interview aura un avantage, elle sauvera un arbre car je ne lirai jamais son pamphlet.

  • Philippe FICHAUX

    Je crois que notre débat est un peu trop « WASP » : beaucoup de positions exprimées ici mélangent les questions de l’agriculture biologique et de l’alimentation biologique, mais uniquement sous l’angle du consommateur occidental. La question est planétaire. Je suis plutôt un spécialiste de la contamination des espaces naturels (eau, sols, atmosphère) et de son impact sur la santé. L’extension planétaire de l’agriculture « business » est en train de mettre en péril la survie de l’humanité. Je conseille de lire ou relire Pierre Rabhi pour remettre en perspective ce débat. On peut nourrir l’humanité, et Pierre l’a démontré dans les zones les plus arides, avec des connaissances techniques modernes améliorant considérablement des pratiques traditionnelles douces. Un autre enjeu est le modèle de société que nous voulons. La petite culture douce produit peu par personne mais elle freine l’exode rural et les flux migratoires, mais il faut admettre alors que cette production doit procurer au paysan un niveau de vie suffisant, donc avoir des prix plus chers. C’est ce que l’on constate avec la production bio en Europe. Mais ces logiques sur lesquelles on pourrait s’étendre un peu plus sont contraires à un mode de vie basé sur la grande distribution à laquelle on accède avec la bagnole. Je concluerai en disant que le débat est beaucoup plus vaste que le pétard mouillé lancé par GRW. L’OMS lance des alarmes car notre espace vital (eau, atmosphère, sols) est gravement et durablement pollué par un siècle et demi d’industrie et d’agriculture chimique. Nous risquons d’atteindre un point de non-réversibilité très bientôt. Les effets sur la santé sont indéniables. Mais ces dégâts ont été provoqués par un modèle production-distribution que l’Occident veut étendre à toute la planète, et on ne pourra pas inverser la tendance sans changer de modèle. Je rappelle que la conclusion de Rio était qu’il faut imaginer un modèle de développement durable pour les pays en retard et un modèle de décroissance supportable pour les pays avancés. Bien sûr ce n’est pas électoraliste de parler de décroissance mais il n’y aucune raison que cette décroissance soit douloureuse si on fait preuve d’un peu d’imagination.

  • billet très intéressant, merci

  • JFK

    Gil Rivière-Wekstein, faux écolos, vrais menteurs, mensonge par omission, mensonge par confusion. Il n’y a aucun intérêt à reprendre ses arguments un part un, tant ils sont stupides, fait de raccourcis, de comparaisons erronées.

    Si il le souhaite je l’emmene viviter une ferme bio, qui produit et maîtrise les techniques depuis 30 ans, qu’ont puisse vérifier sur le terrain à quel point tout ce qu’il affirme et stupide et mensonger, ne prenez pas l’amateurisme de certains producteur bio, ou les affirmations d’un amateur qui se prend pour un expert au sérieux.

  • bioclim

    Le second argument ….. Mais quand on considère comme moi qu’il n’est pas dangereux de consommer de la nourriture « conventionnelle », cet argument ne tient plus……
    Curieuse façon de démontrer Monsieur Rivière-Wekstein
    Ce paragraphe en début de discours montre à quelle sauce vous voulez nous manger!!!
    Il y a du vrai mais aussi du faux, et vous voulez descendre en même temps le bio, le DD, l’environnement etc…
    Article inintéressant qui n’apporte rien

  • Nicolas

    Pour s’informer, il faut savoir se tourner vers toutes les sources pour se forger une idée de la vérité…Encore une fois, argumenter en quelques lignes ici n’est pas réaliste et il faut savoir prendre quelques heures pour se documenter. A ce titre, le nouvel ouvrage de Jean-Marc Jancovici « Changer le Monde » tout un programme. L’impact Carbone de l’agriculture actuelle (fortement mécanisée et utilisatrice de produits issus du pétrole) est fort justement pointée comme une prochaine faiblesse dans les années à venir où l’énergie sera nécessairement contrainte…

  • GFP

    @ Nicolas,
    « En guise d’argumentation extrêmement détaillée, fouillée et argumentée, je propose simplement la lecture de l’ouvrage suivant : « notre poisson quotidien » de Marie-Monique Robin »
    => Le jour où je lirai un bouquin de MMR c’est que je serai totalement désespéré. Pour avoir fréquenté son ancien blog pendant quelques temps je peux vous assurer que ce n’est pas auprès d’une menteuse multirécidiviste (je peux le dire sans risque de diffamation, je l’ai prouvé à plusieurs reprises) que j’irai chercher des infos, des hoax éventuellement mais rien de plus.

    « Les affirmations avancés ne sont pas des arguments et ne sont jamais étayés. Pour ne citer que 2 exemples : associer dans un même paragraphe désherbage chimique et préservation de la biodiversité, il faut oser »
    => Je ne sais pas si on a lu le même texte. Dans le paragraphe consacré au désherbage Gil Rivière-Wekstein compare le passage d’un désherbant avec celui du travail du sol et du bilan carbone de ces deux opérations. Il n’y a pas photo.

    « Dans le même ordre d’idée, mettre en balance 50 hectares de blé avec 50 hectares de forêt n’est pas honnête : les surfaces agricoles ont tendance à diminuer en France et la forêt a tendance à progresser. »
    => Ce ne serait pas honnête ? Les rendements en blé bio sont deux fois élevés qu’en conventionnel (35 qtx/ha vs 70 qtx/ha). Si vous voulez produire autant de blé en bio qu’en conventionnel il vous faut doubler les surfaces de cultures. Et ces surfaces il faut bien les prendre quelque part… sur la forêt ? Si les surfaces de forêts ont augmenté en France au cours des dernières décennies c’est bien parce que l’agriculture à réussi à multipler ses rendements.

    « Tout comme le bio, et c’est cela qui commence à inquiéter l’agriculture conventionnelle basée sur les produits chimiques… »
    => je ne vois pas pourquoi le conventionnel aurait quelque chose à craindre du bio, ce sont deux marchés différents.

  • Nicolas

    Les affirmations avancés ne sont pas des arguments et ne sont jamais étayés. Pour ne citer que 2 exemples : associer dans un même paragraphe désherbage chimique et préservation de la biodiversité, il faut oser :-). Dans le même ordre d’idée, mettre en balance 50 hectares de blé avec 50 hectares de forêt n’est pas honnête : les surfaces agricoles ont tendance à diminuer en France et la forêt a tendance à progresser. Tout comme le bio, et c’est cela qui commence à inquiéter l’agriculture conventionnelle basée sur les produits chimiques…

  • Agnès

    Merci à enviro2B de publier cette interview ! Enfin un avis contradictoire au consensus mou actuel voulant faire du Bio la solution d’avenir à tout nos problèmes (santé, environnement…etc…).
    Des arguments étayés, concrets et clairs à méditer…

  • Nicolas

    @GFP
    En guise d’argumentation extrêmement détaillée, fouillée et argumentée, je propose simplement la lecture de l’ouvrage suivant :
    « notre poisson quotidien » de Marie-Monique Robin. Il existe aussi le documentaire filmé.
    Nicolas

  • GFP

    Il est évident, vu les réactions précédentes, que les propos de M. Rivière-Wekstein dérangent l’idéologie biobio. Parmi toutes ces réactions on a effectivement de l’ad hominem à foison mais aucune critique constructive sur le fond de l’article. Certains ont du mal à reconnaitre que le bio n’est avant tout qu’une idéologie qui voudrait que ce qui est « naturel » est synonyme de bon. C’est en quoi le bio est une imposture et une impasse technique.
    M. Rivière-Wekstein rappelle des évidences qui ne sont pas bonnes à entendre pour certains.

  • Benoit

    Toutes ces réactions ad-hominem montrent bien que le sujet a bien besoin d’être débattu… Merci à Enviro2b d’avoir traité ce sujet. Continuez de poser de vraies questions et de faire entendre des voix dissonantes, c’est le mieux à faire pour faire de la vraie information. Libre à chacun de penser ensuite ce qu’il veut.

  • jasmin1975

    Au secours un nouvel Allègre !! J’ai envie de lui retourner son titre : « Gil Rivière-Wekstein, Fausses allégations, Vrai marketing ».
    Il suffit de relire l’enquête sur le nombre de produits chimiques trouvés dans les repas quotidien d’un enfant, et l’impact encore plus toxique de leur mélange, pour savoir que le bio est LA solution pour éviter l’explosion des cancers que nous connaissont actuellement.
    Que cette personne ose dire que les pesticides n’ont pas d’incidence sur les qualités nutritives d’un produit, c’est tout simplement scandaleux. Je regrette qu’Envio2b donne la parole à ce genre de discours fondamentalement faux, sous prétexte de créer un débat. Il y a des choses qui n’ont heureusement plus besoin d’être débattues aujourd’hui, et le danger des pesticides dans l’alimentation, ainsi que leur nuisance sur la faune et la flore en général, en est une.

  • SENOT

    la complaisance de ce soit-disant écologiste pour le G20 de la chimie ou son ignorance en font un réel complice des marchands de poisons que nous subissons depuis trop longtemps et pour encore trop longtemps.
    Ses arguments sont spécieux et dangereux.

  • Bernard

    Les fausses promesses du Bio « revu et corrigé »

    Ce que l’on consomme dans notre assiette est-il sain et sans danger ?
    Notre assiette est de très bonne qualité si on la compare avec celle d’il y a 50 ans. Les progrès ont porté essentiellement sur l’hygiène microbiologique et la diversité des denrées proposées. Un discours anxiogène est aujourd’hui véhiculé par le fait que cette diversité porte également sur des adjuvants, des résidus, ou des éléments constitutifs (sucre, gras, sel) qui ne sont pas en rapport avec les besoins ou qui présentent un risque sur le moyen terme ou le long terme. Il n’est pas nécessaire de manger bio si les proportions sont respectées et à condition de faire table rase de résidus qui n’ont aucune utilité sur le plan diététique.
    Le bio est-il meilleur pour la santé ?
    Sur le plan nutritionnel, le bio n’a pas plus de vertu qu’un produit issu de l’agriculture conventionnelle. À condition toutefois que le cours de production ou de transformation ne soit pas à l’origine d’éléments perturbant la qualité sanitaire. Il peut s’agir de résidus de pesticides ou à contrario de toxines provenant du développement de microorganismes tels que les moisissures. Il est aussi évident que les nutriments nécessaires à la production d’une grappe de raisin ou d’un poulet peuvent avoir des répercussions sur la qualité intrinsèque du produit. Le parcours agronomique, notamment la fraîcheur, définissent la qualité du mets que l’on retrouve dans l’assiette.
    La consommation d’une pomme traitée contre les parasites est-elle sans danger ?
    Tout dépend du traitement considéré. La distinction porte sur les propriétés des “molécules” utilisées. Ces propriétés ne dépendent pas de leur origine “naturelle” ou “chimique”, mais de leur aptitude ou non à interférer avec les cellules ou les tissus de notre organisme.
    La roténone, le cuivre sont des substances naturelles utilisables en agriculture bio, qui posent des problèmes de santé ou d’environnement. Nous savons aujourd’hui que certaines substances peuvent avoir des effets désastreux à moyen terme voire à court terme chez les enfants, ou les femmes enceintes. Il en est ainsi des perturbateurs endocriniens qui agissent à doses infinitésimales. On sait aussi que le vieil adage “c’est la dose qui fait le poison” n’est pas fondé en matière de cancer. Il est initié par les dérèglements d’une cellule, qui en proliférant peut produire une métastase. Il devient évident qu’une molécule et une seule peut être à l’origine du trouble. Bien sûr cette probabilité est faible et de nombreux mécanismes biologiques permettent la sauvegarde de l’organisme. Il en ressort que les “doses journalières admissibles” ne sont que des «paramètres administratifs » non fondés dès lors qu’une substance est jugée mutagène ou cancérigène.

    À propos des repas servis, dans les cantines que penser de la réduction des pesticides
    La notion de réduction des pesticides en agronomie n’est qu’une démarche de l’esprit.
    De quelles quantités parle-t-on ? Du volume, du poids, des substances actives ou des produits commerciaux. Les chiffres peuvent varier du simple au centuple et selon le cas considéré, une molécule peut être mille fois plus active ou nocive que telle ou telle autre.

    Toutefois, le projet de réduction n’est pas absurde, car il s’agit d’initier une approche différente du mode de production. Après une phase purement productiviste, il est temps de songer aux objectifs de qualités gustatives et sanitaires.
    L’un des moyens consiste à re-diversifier la production au sein d’exploitations à échelle humaine et environnementale. Le bénéfice escompté sera positif sur les plans gastronomiques, écologiques sanitaire et humain, tout en évitant les transports de volumes importants sur de longues distances et les risques de diffusions de fléaux à tout un continent, voire au-delà.

    On peut craindre que le bio ne soit qu’un argument de marketing qui renvoie à des images utopiques. Il est navrant que les écologistes n’aient pas compris que les OGM sont une solution pour le bio. Ils permettent l’adaptation des systèmes de production avec les impératifs de rendement.
    Il me semble que sur ce terrain nous touchons à l’obscurantisme, celui que dû combattre Darwin en son temps, tout aussi rétrograde que le créationnisme.

    Bernard

  • @Patrick Grosse
    si l’on suit votre raisonnement, il faut donner la parole à ceux qui nient l’existence des chambres à gaz sous prétexte que cela crée un débat. De même avec les créationnistes. Un article paru récemment dans Le Monde montre bien comment les négationnistes de tout poil profite du système et alimente le débat avec toutes sortes d’arguments pseudo-scientifiques pour remettre en cause insidieusement des vérités scientifiques. Malheureusement dire « Il existe des pratiques conventionnelles meilleures pour l’environnement que ne l’est le bio » n’est pas pénalement condamnable. C’est faux mais on laisse dire au nom de la sacro-sainte liberté de parole.
    J’attends d’un média responsable comme Enviro2B qu’il sache faire le tri entre les vrais débats et ceux orchestrés par les lobbys industriels.

  • Voici quelques informations qui décrivent le profil du personnage:
    « Gil Rivière-Wekstein est membre de l’Afja (Association Française des Journalistes Agricoles) »
    Il n’en est pas pour autant journaliste. Cet organisme a pour « membre associé » Bayer qui produit l’insecticide Gaucho, accusé d’être une cause de mortalité des abeilles. Il a aussi comme autre « membre associé » l’UIPP, organisation professionnelle des Industriels de la Protection des Plantes (avec Bayer, BASF et Monsanto entres autres). En clair, les fabricants de pesticides et d’OGM. Un « membre associé » paye une cotisation de 620 €. De là à dire que l’AFJA est financée par les fabricants de pesticides…
    Extrait de http://www.naturavox.fr/biodiversite/Le-lobby-des-pesticides-pris-en-flagrant-delire

  • Il ne faut jamais avoir peur des débats, de la polémique… c’est en tout les cas notre leimotiv. Après, sur la question du bio comme sur celle du nucléaire ou des OGM, libre à chacun de se faire une opinion…
    Totalement indépendants, nous ne défendons aucune chapelle idéologique, ni aucun lobby économique ou industriel, c’est pourquoi nous donnons la parole à tous ceux qui nourrissent le débat et enrichissent la réflexion sur toutes les questions environnementales, sans présupposé ni prêt-à-penser, quitte parfois à choquer certains…
    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » aurait dit un certain Voltaire, je ne dirai pas beaucoup mieux.
    Bien à vous
    Patrick Grosse, directeur de la publication

  • Nicolas

    Bonjour,
    Je lis régulièrement votre newsletter avec intérêt et j’apprécie votre traitement synthétique de l’actualité environnementale.
    Pourtant, aujourd’hui, j’ai tiqué sur le premier article ci-dessous… le nom de Gil Rivière-Wekstein me disait quelque chose…

    Après quelques recherches, voici ce qui m’est revenu en mémoire (j’ai récemment lu « notre poison quotidien ») :
    Vous verrez que votre présentation de l’interviewé est inexacte et vous ne faites ici que relayer une campagne non neutre et contre le bio…
    voir le lien suivant :
    http://robin.blog.arte.tv/2011/05/23/les-propos-incoherents-de-jean-francois-narbonne-1/

  • ma cantine bio

    Je regrette qu’Enviro2B donne la parole à de pareils négationnistes. Il se rend coupable de complicité de diffusion de contre-vérités.
    Je ne m’abonnerai donc pas à leur liste de diffusion.

  • Romain

    On peut tout-à-fait être écologiste et ne pas penser que le bio soit la solution unique et miracle qui ne connaitrait aucune faille ! Gil Rivière-Wekstein a le mérite de briser un consensus bien établi concernant le bio. Merci pour toutes les informations qu’il donne, ca permet de pouvoir encore mieux choisir ses produits pour leurs qualités réelles et pas pour les qualités qu’on attribue à certains produits (les produits bio par exemple) sans trop savoir ce qu’il en est vraiment…

  • Arthur

    Encore un nouveau Claude Alègre!
    Le Alègre du Bio qui plus est.

    Comme le dit bien Philippe, il est très aisé d’écrire des piques et des phrases chocs sans réelle comparaisons.

    En tout cas, cette interview ne me donne pas du tout envie de lire son livre.

  • Philippe FICHAUX

    M Gil Rivière-Wekstein n’est pas pour moi un militant écologiste mais un écologue c’est-à-dire un spécialiste des question d’environnement et plus particulièrement d’agriculture. J’ai eu de nombreux échanges avec lui et j’ai fini par me désabonner de sa lettre d’information parce que tous les arguments proposés à propos des OGM et du bio étaient systématiquement idéologiques. Il ne supporte pas la contradiction à son Credo : l’agriculture scientifique peut seule nourrir la planète et les dommages collatéraux sont tous négligeables. A partir de là, il est aisé de sélectionner les arguments, les publications scientifiques, qui vont tous dans le même sens, un peu à la manière de Claude Allègre à propos du climat. C’est fatiguant même si parfois des points de départ de réflexion sont intéressants, comme la question de intrants carbone dans l’agriculture biologique : bien sûr qu’il faut étudier la question mais M Rivière enchaîne directement sur la conclusion que l’agriculture bio n’est pas bonne pour la planète sans présenter les résultats d’études sur la question. C’est de l’argumentation fallacieuse : on pose une bonne question et on assène l’une des hypothèses de réponse comme une certitude. C’est ce qui m’a lassé et je ne vois vraiment pas l’intérêt d’acheter ce bouquin.

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