Manger « bio  » n’aurait aucun intérêt pour la santé

Publié par le 31/07/09 dans la catégorie Société & Ecologie. Surveiller les réactions RSS 2.0. Les réactions sont closes.

Légumes agricultureC'est un pavé dans la mare du "bio" que vient de lancer la FSA, l'agence britannique de l'alimentation. Selon une étude indépendante commandée par la Food Standards Agency, les produits bio seraient sans effet sur la santé par rapport à une alimentation conventionnelle, qui bénéficierait des mêmes avantages nutritionnels.

Les produits issus de l'agriculture biologique ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires et n'offrent pas d'avantages nutritionnels supplémentaires. Que ce soit vis-à-vis des apports en calcium, en fer ou en vitamine C. C'est en substance les principales conclusions de l'étude réalisée par des chercheurs de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, après un examen systématique de 162 études scientifiques publiées sur le sujet au cours des 50 dernières années.

Selon Gill Fine, directeur de la FSA : « Favoriser l'accès à des informations précises est absolument essentiel, en permettant à tous de faire des choix éclairés sur les aliments que nous mangeons. Cette étude ne signifie pas que les gens ne doivent pas manger des aliments biologiques. Ce que cela montre, c'est qu'il y a peu de différence biologique entre la nutrition bio et l'alimentation conventionnelle et qu'il n'y a aucune preuve que les produits bio offriraient plus d'avantages pour la santé que des aliments traditionnels ».

Ni pro, ni anti bio

« L'Agence (NDLR : FSA) n'est ni pro, ni anti aliments biologiques. Nous reconnaissons qu'il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les gens choisissent de manger bio, tels que le bien-être des animaux ou des préoccupations environnementales. L'Agence continuera de donner aux consommateurs des renseignements précis sur leur nourriture sur la base des meilleures preuves scientifiques disponibles ».

L'étude, qui a pris la forme d'un « examen systématique de la littérature », a été réalisée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM). L'équipe de chercheurs, dirigée par Alan Dangour, a passé en revue tous les articles publiés au cours des 50 dernières années qui ont trait à la teneur en éléments nutritifs des aliments biologiques et conventionnels et sur leurs impacts sur la santé. Selon l'agence britannique, cette étude est la plus complète dans ce domaine jamais réalisée à ce jour.

Cette recherche a été scindée en deux parties distinctes, dont l'une a examiné les différences dans les niveaux de nutriments et leur importance, tandis que l'autre a examiné les avantages pour la santé de manger des aliments biologiques. Les résultats de cette étude ont été validés et publiés mercredi par l'American Journal of Clinical Nutrition.

Aucune supériorité nutritionnelle

Le Dr Dangour, membre de la LSHTM et auteur principal de l'étude, a déclaré : « Un petit nombre de différences dans la teneur en éléments nutritifs ont été constatées entre production conventionnelle et biologique, mais sans réelle incidence sur la santé publique ». En guise de conclusion, Alan Dangour, qui a conduit cette recherche, estime que « cette étude indique qu'il n'existe actuellement aucune preuve de la supériorité nutritionnelle des produits biologiques sur les aliments traditionnels ».

Il s'agit assurément d'un coup violent porté au secteur du bio, en plein développement notamment en France. Si l'argument environnemental conserve tout sa légitimité, il semble bien que l'atout santé est nettement plus contestable.

Pour en savoir + : Consulter l'étude complète de la FSA (anglais)

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34 réactions pour “Manger « bio  » n’aurait aucun intérêt pour la santé”

  1. Logique dit :

    Avalons donc les pesticides, les adn modifiés, les antibiotiques et autres médocs avec les nutriments du non bio et disparaissons avant de toucher nos retraites ! éclat de rire devant cette communication manipulée.

  2. Benoit dit :

    Pour info une bonne analyse de cette conclusion indigne :

    http://blog.toutallantvert.com/2009/07/30/general/les-produits-bios-ne-sont-pas-plus-sains-quand-reuters-deforme-les-propos/
    Une information Reuters vient de tomber au 29/07/2009 et est repris sur l’ensemble des sites d’informations de la planète: « Les produits bio ne sont pas plus sains, selon une étude » de l’American Journal of Clinical Nutrition. (Merci à Arnaud G. pour l’info)
    Ah, bon??… curieux nous allons voir l’article et décidons d’aller plus loin et de retrouver les sources concernant cet article. Et là, nous nous rendons compte que les propos ont été complètement déformés.

    Le vrai titre aurait dû être « Sur le plan nutrionnel, les produits bios pas spécialement meilleures que les produits conventionnels », « Pas plus d’apports nutritionnels dans le bio que dans le conventionnel »… (ou quelque chose de ce genre là).
    Cela fait toute la différence, l’étude porte sur l’aspect nutritionnel: apports vitaminiques, en fer, en minéraux, etc.. (donc une vue court terme). Cela exclut d’office les pesticides et les effets à long terme de la digestion et la bio-accumulation des pesticides dans le corps (et bien sûr aussi les effets sur la santé des agriculteurs, l’impact sur les éco-systèmes et le vivant,etc).. L’étude porte uniquement sur l’aspect nutritif et non pas de l’impact des pesticides dans l’alimentation. Et là, il y a confusion!
    L’étude reste intéressante, mais de tirer d’un point de vue partiel une généralité, il n’y a qu’un pas… que certains ont franchi. On tombe donc dans le préjugé, l’opinion (non fondée), la rumeur…
    Le tort est fait, ceux qui n’iront pas plus loin dans la lecture de cette depêche en concluront que « le bio », c’est de l’escroquerie ou que c’est un surcoût inutile… On voit déja de nombreuses réactions sur les forums/commentaires de ces articles.
    Retour sur une grosse bourde de Reuters. Combien de médias vont s’empresser d’aller diffuser cette information? Info « low-cost », qui cherche à attirer l’audimat? Total irresponsabilité? ou métier de journaliste sous pression? titre racoleur?
    L’article en question, on le trouve là sur l’Express, Le Monde , Le Point , Le Figaro, Libération, etc… bref tous les sites qui se fournissent en infos auprès de Reuters.
    Heureusement, il y a un minimum de traçabilité (pas comme certains sites dont on ne peut vérifier l’information). La depêche a été pondu par Ben Hirschler et la traduction française faite par Nicole Dupont.
    Erreur de traduction?
    Première hypothèse, erreur de traduction? C’est possible… mais en allant directement sur le site de Reuters, on retrouve l’article en anglais « Organic food is no healthier, study finds », donc la traduction n’a rien à voir. Par contre, il est indiqué sur l’article « Reporting by Ben Hirschler; editing by Simon Jessop, indiquant que le contenu a été édité par Simon Jessop.
    Editeur à l’orgine de la déformation?
    Serait-il à l’origine de ce raccourci? L’article de la BBC malgré un titre similaire, cependant relativise ces études en expliquant qu’on ne connait pas les effets des pesticides à long terme, que cela ne signifie pas qu’il faut pas consommer « bio » et qu’on ne peut conclure définitivement à quoi que ce soit, sans faire plus d’études et avec plus de recul. Quelques rares médias n’utilisent pourtant pas le même titre, ce qui prouve qu’il y a quand même des journalistes qui font un minimum leur travail et ne reprenne pas bêtement une information sur leur site.
    Un article avec un réel apport journalistique
    Bref, sur Science Daily, le titre est plus approprié et l’article plus détaillé puisqu’on pouvait lire « Organic Food Not Nutritionally Better Than Conventionally-produced Food, Review Of Literature Shows« , littéralement « l’alimentation bio, sur le plan nutritionnel, n’est pas spécialement meilleure que l’alimentation produite de manière conventionnel, montrent des études »
    Le communiqué de presse d’origine
    Enfin, on tombe sur le communiqué de presse du London School of Hygiene & Tropical Medicine (29/07/2009)qui confirme bien nos propos. L’information a été complètement déformée passant de « sur le plan nutritionnel, le bio pas spécialement mieux que le conventionnel » à … » le bio pas meilleure pour la santé » (version reuters). D’ailleurs la conclusion exacte est:
    « On the basis of a systematic review of studies of satisfactory quality, there is no evidence of a difference in nutrient quality between organically and conventionally produced foodstuffs. The small differences in nutrient content detected are biologically plausible and mostly relate to differences in production methods. »
    Bref, voilà comment de manière irresponsable, une information est complètement déformée… D’ailleurs, certains donnent le ton en réaction: « La très couteuse alimentation biologique, pas meilleure pour la santé »: costly organic food no healthier than your basics.
    Il est où le travail journalistique là? La valeur ajoutée du journaliste? … Voilà, qui ne renforce pas la confiance envers les médias. Comment désinformer le grand public et lancer des rumeurs. Au vu des réactions sur certains forums, le mal est déja fait.
    Bon, on notera +1 pour la Depêche qui a intitulé son article: « Les produits ne seraient pas plus nutritifs que les autres selon une étude » (on note au conditionnel, et la notion de l’aspect nutritif et non pas de santé), +1 pour pour la Presse Canadienne qui a intitulé: Les produits biologiques n’ont pas plus de valeur nutritive, selon une étude , même 20 minutes Suisse a réussi un titre plus pertinent: « Les produits bio sans avantages nutritionnels ». Pourtant le contenu est quasi identique. Seul le titre change.
    Le titre choisi est donc bien un titre qui fait une extrême simplification, un faux raccourci, totalement racoleur, avec ses effets pervers.
    Pour plus d’informations,
    - L’article sur Reuters en Anglais « Organic Food is no healthier, study says » (29/07/2009)
    - L’article sur Science Daily (30/07/2009) Organic Food Not Nutritionally Better Than Conventionally-produced Food, Review Of Literature Shows
    - Le communiqué de presse d’origine: La fameuse « étude anglaise » Organic food not nutritionally better than conventionally produced food (29/07/2009)
    - L’article scientifique d’origine: Nutritional quality of organic foods: a systematic review de l’American Journal of Clinical Nutrition (29/07/09) qui conclut son article par « On the basis of a systematic review of studies of satisfactory quality, there is no evidence of a difference in nutrient quality between organically and conventionally produced foodstuffs. The small differences in nutrient content detected are biologically plausible and mostly relate to differences in production methods. »

  3. mutuelle fr dit :

    Manger bio n’aurait aucun intérêt pour la santé»

    Comment osez-vous titrer ainsi ???????

  4. mutuelle fr dit :

    Bonjour,
    Je suis pas consommateur de bio et ne travaille pas du tout dans l’agro, mais je pose une grande question peut on nourrir tout un pays avec du bio au même prix que le pas bio ?

  5. mutuelle dit :

    Je ne comprends pas non plus que l’on puisse dire que manger sans pesticide n’est pas meilleure pour la santé. C’est clair, l’engouement pour le BIO commence à en effrayer plus d’un !

  6. jihemnet dit :

    Pour relativiser la valeur et la portée de cet article, on peut se demander l’intérêt de passer au crible des articles qui datent d’un demi siècle, alors que l’utilisation et l’impact des pesticides était quasiment inéxistante

    On peut aussi se demander pourquoi un rapport remis par les mêmes chercheurs à l’agence Britanique des normes alimentaires débouche sur des conclusions opposées.
    En effet un rapport de 200 pages sur la qualité des fruits, légumes et cérales biologiques démontre qu’ils contiennent + de magnésium, + de Zinc, des oligo-éléments indispensables, mais surtout + de composés phénoliques aux vertus antioxydantes.
    A comparer aux cultures industrilles intensives qui elles on en est sûr contiennent de + en + de résidus de pesticides, jusqu’à 10 molécules différentes sur les tomates.

  7. mutuelle dit :

    merci pour cet article ces très intéressant

  8. CorwinStar dit :

    Quel dommage de ne pas avoir pris le recul nécessaire avant de publier cette information. Et surtout, quelle idée que ce titre ! Besoin d’un peu de sensationalisme ?
    Sans demander à la « Redaction » de ce site de joindre à chaque article publié une analyse de fond, la moindre des choses est de replacer l’information dans son contexte.
    Ici, une étude anglaise montre qu’une tomate boostée aux engrais et bourée de pesticides et autres produits chimiques n’a pas plus de qualité nutritionelle qu’une tomate bio.
    Voici qui prouve, au contraire de ce qui est titré ici, l’intérêt de l’agriculture bio : produire des aliments aux qualités nutritionnelles équivalentes à ceux de l’agriculture intensive. Alors, une NDLR (Note De La Rédaction) aurait été la bienvenue pour préciser que l’étude anglaise ne portait pas sur les impacts sanitaires des produits chimiques utilisés dans l’agriculture intensive, et de commenter que le principe de précaution doit donc faire porter notre choix sur les aliments bio.

  9. Rababou dit :

    Très bonnes réaction de tous ! C’est encourageant :-)
    (sauf Mutuelle : que signifie « croire au bio » ? Renseignez-vous avant de proclamer des slogans malavisés… )
    On n’est pas dupes, mais effectivement ce genre de désinformation, ou information tronquée, n’aidera pas les gens plutot « mouton » à évoluer…
    ah lala ! Il y a encore tellement de boulot pour faire bouger les mentalités !

  10. Nicolas dit :

    et je rajouterais que , comme beaucoup de sujets environnementaux, l’agriculture bio est ici analysée par un tout petit bout du problème : la santé humaine.

    le sujet est bien + étendu, comme pourrait en témoigné le cavalier ayant fait un malaise, et dont le cheval est mort, à cause d’une trop grande inhalation de sulfure d’hydrogène, dégagé par la décomposition d’une algue invasive, la laitue de mer, qui est en train de pourrir la côte d’armor, entre autres, et qui se gavent des composés azotés et phosphatés que l’agriculture bretonne rejette dans ses sols et cours d’eau!!

    autre exemple: aujourd’hui , pollution automobile = CO2…et les NOx, et les particules fines, on en parle quand???

  11. Nicolas dit :

    pour une fois il y a des commentaires sur un article d’enviro2B, et qui plus est des réactions très intéressantes, en particulier de Marine, qui met en garde devant la fuite des lecteurs….et en voilà au moins 1 : je suis en train d’abandonner enviro2b de ma revue quotidienne du web. Bien que les sujets couverts soient variés, ce que j’appréciais, leur traitement est souvent trop léger, et inégal, et je n’ai toujours pas compris pourquoi les articles sur les OGM (ou les agro-carburants, je ne me rappelle plus) n’offrent que très rarement la possibilité de réagir!!! peur que le serveur explose??

    enfin voilà, je viens de décourir le site actu-environnement, qui est très attrayant, et que je recommande aux lecteurs d’enviro2b.

  12. Thetaz dit :

    Deux réflexions :
    1ère. De la validité de la meta-analyse. ( Je rejoins Delaleu)
    On peut toujours mettre en cause : un mauvais titrage,la traduction, le défaut de recul, d’interprétation, d’analyse des médias sur un tel sujet mais je crois que l’essentiel est de contester fortement ce type de méta-analyse : « A systematic review of 162 scientific papers published in the scientific literature over the last 50 years, »
    (Méta-analyse qui regroupe 162 analyses sur les 50 dernières années).
    C’est comme ci on publiait une méta-analyse des articles traitant des effets nocifs de l’amiante sur le corps humain (et même animal)…..depuis 50 ans.
    C’est totalement faussé par les promoteurs de ces études (articles scientifiques). Les auteurs sont choyés, rémunérés par les lobbies (FNSEA, labo de produits phytosanitaires pour l’agriculture conventionnelle).
    Même si un article scientifique valide le fait qu’il y a plus de vitamine, d’oligoélément, moins de pesticides, de reste d’herbicide dans les produits d’origine bio il ne sera pas pris en compte. Il en faudrait beaucoup plus.

    2ème. Le prix de la bio.
    Même si Marine dit que ce n’est pas le sujet (c’est vrai) néanmoins c’est l’un des arguments destructeurs de la bio au même titre que « la supériorité nutritionnelle des produits biologiques sur les aliments traditionnels ».
    La comparaison des prix est compliquée. Exemple : le coût du ramassage des algues vertes sur la plage d’Hillion (Côtes d’Armor) est de 500 000 euros pour 2008 (source Le Monde ). Ces algues vertes proviennent bien des sous produits de l’élevage intensif. Il faudrait le ramener au prix de la tonne de porcs bretons ainsi que tous les autres coûts de réparation de l’environnement liés à cette forme de production.

    Il faut réintroduire tous ces coûts cachés, subventions, payés par nos impôts locaux, départementaux régionaux, nationaux et européens y compris par ceux qui mangent bio.
    Sur ces 2 sujets les scientifiques et économistes devraient produire plus d’articles positifs (objectifs) pour renverser la tendance.
    A vos plumes !

  13. Little Jüice dit :

    « Les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires » …

    Voilà, c’est donc officiel, les aliments ordinaires sont ceux pourris par les engrais et les pesticides. Et ceux issus de l’agriculture biologique seraient donc des aliments un peu bizarres, mis au point par des agriculteurs loufoques et peu scrupuleux qui veulent nous faire bouffer des produits qui respectent la terre, les saisons et nos petits corps. Mais que fait la police ???

    Personnellement, j’ai débusqué un gang : http://www.reseau-amap.org
    J’ai accepté de leur servir de cobaye, ils font des expériences sur moi depuis 3 ans. Pour l’instant, grâce à ces aliments un peu bizarres (donc !) je fais des économies et j’ai redécouvert le goût de la ratatouille.

    Et à part un cynisme croissant envers les (dé)tracteurs du bio, aucun effet secondaire à signaler. Mais il faut bien l’admettre : ne pas croire au bio, c’est savoir mourir avec son temps…

  14. Marine dit :

    Jack82, je reviens vers vous pour vous donner mon avis sur un point crucial selon moi.
    Vous dites « mais l’objectif est que tout le monde puisse manger à pas trop cher des produits qui leur apporte ce qui faut en vitamine, nutriment etc… »
    Je ne pense pas que cela soit aussi simple.
    L’objectif de l’agriculture intensive et de la consommation alimentaire de masse est que les pays du Nord (à fort pouvoir d’achat) puissent se goinfrer pendant que… les pays du Sud (qui souhaiteraient, eux, revenir à une production locale de leur alimentation !!!) meurent plutôt de faim !!! Voilà, triste réalité mais l’objectif de l’agroalimentaire n’est malheureusement pas celui que vous pensez ….

  15. Marine dit :

    Merci de lire « extensive » et non « expansive », lapsus lié au sujet !!!

  16. Marine dit :

    jack82 pose la question du prix du bio et de sa possible consommation par tous. Je vis à cheval entre la France et la Bulgarie, pays où l’agriculture est aujourd’hui plutôt gérée de manière très expansive. Allez demander à un petit paysan bulgare s’il a les moyens de s’offrir pesticides et herbicides et autres trucs chimiques de chez Monsanto … il vous répondra non, bien sûr. Ici les petits agriculteurs traitent très peu par MESURE D’ECONOMIE et inutile de vous dire que les fruits et légumes sans être bios ont une saveur incomparable à ce que l’on peut connaître en France !!!
    La bio arrêtera d’être chère précisément lorsqu’elle sera le mode d’agriculture le plus répandu dans le monde. Et croyez-moi l’agriculture bio coûtera moins cher à réaliser (économie de moyens techniques et d’achat de produits chimiques en tous genres).
    Mais la question, pour ce qui concerne l’article critiqué n’est pas là. Il s’agit pour nous de mettre le doigt sur un manque de sérieux dans le traitement journalistique d’une information.

  17. didi dit :

    Je pense que les conclusions du journaliste (et du rapport ?) devraient être retournés : est ce que le bio, qui ne bénéficie pas d’un arsenal agrochimique, possède néanmoins des qualités équivalentes au non-bio ?
    - La réponse est oui.
    Cet arsenal est il donc nécessaire (mais est ce son but ?) ?
    - On dirait que non.
    Question subsidiaire : cette étude est elle vraiment perspicace :)

  18. David dit :

    Reprocher au bio de ne pas produire des aliments de qualité nutritive supérieure c’est comme de reprocher à un paneau photovoltaique ne pas fabriqué un courrant 220V de meilleur qualité !! c’est stupide. l’objectif du bio porte sur les l’effets des engrais et pesticide pour le consommateur, pour les agricukteurs (souvent exposé a ses produits) et pour l’environnement. Hors comme par hasard c’est elements sont exclus d’emblé de l’etude anglaise…

    Monsieurs les journaliste faites votre travail !

  19. Ilan dit :

    Manque de professionnalisme patent dans le traitement de l’info.

    Il suffit de lire le premier (oui, le premier !) paragraphe de l’étude sur l’impact sur la santé (http://www.food.gov.uk/multimedia/pdfs/organicreviewreport.pdf) lié depuis la page du rapport (http://www.food.gov.uk/news/newsarchive/2009/jul/organic) pour y trouver :

    « This review does not address contaminant content (such as herbicide, pesticide and fungicide residues) of organically and conventionally produced foodstuffs, or the environmental impacts of organic and conventional agricultural practices. »

  20. jack82 dit :

    Ah oui merci pour ce lien très intéressant !

  21. jack82 dit :

    Bonjour,
    Je suis pas consommateur de bio et ne travaille pas du tout dans l’agro, mais je pose une grande question peut on nourrir tout un pays avec du bio au même prix que le pas bio ?
    Car c’est sympa de dire il faut pas de pesticide, mais l’objectif est que tout le monde puisse manger à pas trop cher des produits qui leur apporte ce qui faut en vitamine, nutriment etc…L’article montre que sur ce point le bio ne fait pas mieux que l »industriel », c’est une chose intéressante à savoir.
    Après, bien sur je me doute que les produits pesticides et autres ne sont pas bons pour notre santé, mais somme nous surs que ces produits toxiques sont si dangeureux que ca, y a t il un véritable lien de cause à effet démontré?
    Je me méfie des lobbies, mais le bio en est un à part entière, il me semble !

  22. Marine dit :

    J’avais déjà parcouru cette info. sur le portail de Yahoo!. Je suis désolée de la retrouver relayée sans distance critique sur le site d’Enviro2B !!!
    Je suis très attristée de voir à quel point les sources de la rédaction n’ont été ni approfondies, ni critiquées, ni analysées. Il aurait au moins fallu que l’on trouve dans cet article les éléments simples permettant de modérer cette information, faute d’y trouver une information claire constituée à partir de la source càd de l’étude réalisée. Les internautes qui réagissent ne s’y sont pas trompés, quelques soient les conclusions de l’étude, il est clair que si une tomate ou une pomme bio n’a pas une valeur nutritionnelle bien plus élevée que son équivalent traité chimiquement, elle a au moins l’immense avantage de ne pas nous intoxiquer ! Et ce sans rentrer dans les détails des effets néfastes de l’agriculture traditionnelle (non bio) sur les ressources naturelles et autres que l’on retrouve aussi dans nos verres et nos assiettes ! Et ce, sans bien sûr, aborder des questions bien plus cruciales en lien avec le développement et le social et qui ne concernent évidemment pas que nos petits êtres fragiles mais la planète et l’ensemble de ses habitants. Personnellement, j’attends d’Enviro2B un rectificatif et un article de fond sérieux sur cette question car il me semble qu’il n’est pas dans la mission de cet organisme d’information sur l’environnement de prêter le flanc aux lobbying agro-alimentaires et autres tenants d’un monde sans pitié ! Merci donc de faire le nécessaire si vous voulez que nous continuions à vous lire !

  23. dadecadesse dit :

    Glagastro a raison !

    La valeur nutritionelle d’une tomate bio ou non est la même !

    PAr conter les nitrates et autres engrais et pésticide, pas pareil !! Je ne suis pas un accro au bio et très peu consommateur, mais ce genre d’article tel quel aurait plus sa place sur les sites révisionistes écologique tel Alerte Environnement…

  24. David dit :

    @LDD , @Lord Jack: Oui en effet, c’est que nous expliquons dans notre article

    http://blog.toutallantvert.com/2009/07/30/general/les-produits-bios-ne-sont-pas-plus-sains-quand-reuters-deforme-les-propos/  »

    Ici le journaliste en a fait sa propre conclusion que « Manger « bio » n’aurait aucun intérêt pour la santé » alors que le titre aurait du etre Manger « bio » n’aurait aucun intérêt nutritionnel. (ce qui n’a rien à voir).

  25. LDD dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Lord jack, l’articel crée une désinformmation car même si les produits bio n’ont pas une valeur nutritive plus élevés ils sont indemme de persticides et dans la produits conventionnelle c’est là ou le pb se situe. Les cancérologue explique que si on est exposé même à des doses infimes de persicide mais pendant longtemps les risque de cancers s’acroissent ! Il ne faut donc pas déformer les vérités !!!

  26. Lord jack dit :

    INTOX !!!

    L’étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) n’a jamais prétendu que « Manger « bio » n’aurait aucun intérêt pour la santé ». Où diable notre journaliste a-t-il trouvé cette info délirante ?

    L’étude en question constate qu’il n’y a pas, aujourd’hui, d’études scientifiques permettant d’affirmer avec certitude la supériorité des aliments Bio SUR LE PLAN NUTRITIONNEL et des effets bénéfiques DIRECTS et incontestables sur la santé. Il ne s’agit donc pour eux que de déplorer un manque d’information scientifique en ce domaine.

    Les auteurs de l’étude précisent au moins à trois reprises que leur recherche ne prend pas en compte les effets possibles des pesticides et autres produits chimiques sur l’organisme ! (« This review does not address contaminant content such as herbicide … »).

    CONCLUSION: Le titre racoleur et provocateur de la version française prend des libertés inacceptables avec la version anglaise qu’elle déforme grossièrement. Un journaliste digne de ce nom devrait prendre le temps de lire ses sources et faire preuve de la même rigueur et objectivité que les chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (à noter les précautions de ces derniers qui reconnaissent eux-même la faiblesse de leur matériel d’étude: une littérature pas toujours rigoureusement scientifique).

    Une des infos à retenir de cette étude est peut-être que les industries agro-alimentaire ont d’autres priorités que d’évaluer la nocivité des composés chimiques dont elles raffolent.

    Le Bio gagne du terrain et traiter les consommateurs d’idiots n’y changera rien.

  27. Robert dit :

    Excusez-moi si je vois dans cette nouvelle annonce une belle enveloppe des lobbys du secteur alimentaire.
    Avec la recrudescence des produits bio et à la bouffée d’air frais que cela rapporte aux petits producteurs, il est clair que c’est un manque à gagner pour les énormes entreprises, et pire, de la concurrence future qu’il faut tuer dans l’oeuf.
    La mondialisation comme ils l’appellent, je préfère appeller cela le rapt des ressources d’une majorité au bénéfice d’un groupuscule avide et sans conscience, cette « mondialisation » n’a fait qu’affaiblir la population de cette planète en privatisant les terres, l’eau…On les prive de l’unique façon de se nourrir. A la place on instaure un assistanat et un système de crédits qui achève leur famine.
    Il a toujours aussi été prouvé que la VRAIE agriculture bio ne pollue pas comme le fait l’utilisation massive des pesticides dans les grandes productions.
    Croyez moi, achetez bio, acheter bio chez des petits producteurs indépendants est LA SEULE FACON de BIEN SE NOURRIR et la seule façon de ne pas devenir ESCLAVES de LEUR mondialisation.

  28. David dit :

    L’information a été complétement déformée, voici notre enquête! Attention aux mots utilisées:

    http://blog.toutallantvert.com/2009/07/30/general/les-produits-bios-ne-sont-pas-plus-sains-quand-reuters-deforme-les-propos/

  29. Lord jack dit :

    Merci Delaleu pour cette saine réaction !

    Effectivement on nous prend pour des gogos.

    Qui est pret à croire, par exemple, qu’une pomme traitée avec une quinzaine de composés chimiques a le même impact sur l’organisme qu’une pomme bio ? Que l’eau soit la même, avec une forte teneur en nitrates pour toutes les cultures, à la limite mais ne vaut-il pas mieux avaler 1g de cochonneries contre 100g ?

    Bon appétit…

  30. mutuelle dit :

    Bonjour,
    Moi aussi je croix pas beaucoup au bio
    merci pour l’article

  31. lharmas dit :

    « Manger bio n’aurait aucun intérêt pour la santé »

    Comment osez-vous titrer ainsi ?

    Lisez l’étude ne vous contentez pas des dépêches AFP ou Reuters. Faîtes un boulot de journaliste en somme.

    Ne plus manger d’acaricides, d’anti-fongiques, d’insecticides, d’hormones et autres pesticides, de conservateurs et autres joyeusetés n’est donc pas meilleur pour la santé ?

    D’où seraient donc issus tous ces cancers que de nombreuses études attribuent à notre alimentation ?

    L’étude aborde l’aspect nutritionnel pas les multiples autres raisons qui font que de plus en plus de gens mangent bio (absence de pesticides et autres, absence de pollution des eaux et terres, souvent moins de transport et plus d’emploi, pas d’ogm, …etc..)

  32. Glagastro dit :

    Je suis outré par cette désinformation !!!
    Les gens qui mangent « Bio » ne le font pas pour ce que ça apporte, mais pour le ce ça N’APPORTE PAS: les pesticides, les herbicides, les produits phytos en tout genre qui sont déversés dans nos organismes (d’où un impact sur notre santé ignoré par cette « analyse ») et dans la nature (évoqué gentiment sous le terme d’ »argument environnemental »).
    Encore des pseudo scientifiques qui cherchent à manipuler l’opinion qui devient de plus en plus sensible à l’argument BIO mais souffre dans son porte-monnaie.

  33. Delaleu dit :

    Voilà une série de supputations qui ne mériteraient pas un article et encore moins un relais dans l’information. Une série de conclusions faites à la va-vite par des personnes qui doivent fort mal connaitre le sujet. Quelle est la nature exacte des articles qui ont permis cette méta-analyse évoquée dans l’article ? Qu’en est-il de la comparaison portant sur les pesticides et produits chimiques ? Peut-on vraiment penser que la FSA n’a aucun intérêt à protéger certains gros lobbings agro alimentaires ? Bref, faudrait arrêter 5 minutes de prendre les gens pour des cons !!

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