JO : Londres mise sur le vert

Depuis l’annonce du choix du CIO en 2005, Londres se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de 2012. Alors Premier ministre, Tony Blair avait annoncé que ces JO seraient “les plus verts jamais organisés”. Voeu pieu ou réalité, qu’en sera-t-il vraiment au final?

Toutes les villes candidates à l’organisation des Jeux Olympiques font le même v?u pieu, si elles sont choisies par le CIO, elles veilleront à faire de cet évènement sportif, un exemple écologique. Et Londres n’y a pas échappé. Dès l’annonce du choix CIO en 2005, Tony Blair, alors Premier ministre,  avait déclaré que ces jeux seraient les “plus verts jamais organisés“.

Même si pour John Sauven le directeur exécutif de Greenpeace au Royaume-Uni, “des jeux verts, c’est légèrement contradictoire“, Londres ne s’en tire pas si mal pour l’instant.”Vous faites venir pour un week-end ou une quinzaine de jours des masses de gens, qui prennent l’avion en consommant un maximum d’énergie et repartent de la même façon: difficile d’appeler cela du développement durable“, ironise-t-il. Toutefois, “ces jeux ont l’avantage d’avoir conduit une rénovation massive d’un site industriel très pollué, et de l’intégrer par la suite dans le tissu urbain, à l’inverse de ce qui s’est fait à Athènes, où beaucoup d’installations sont devenues des ruines à l’abandon“, précise John Sauven.

Un sponsoring qui dérange…

Pour David Stubbs, en charge de dossier chez Locog, l’organisateur de ces jeux de Londres, “dès le départ, le développement durable a été pris en compte“. Ainsi, 2 millions de tonnes de sols pollués ont été nettoyés pour être ensuite réutilisés. L’eau de pluie a été récoltée et réutilisée et les matériaux choisis ont une faible teneur en carbone.”Le parcours de la vallée de la Lee était un endroit sale, et c’est devenu un refuge de biodiversité“, ajoute Kathryn Firth, de la “London Legacy Development Corporation”, l’organisme chargée de l’après-jeux.

Un point noir demeure néanmoins dans cette organisation, le sponsoring. Selon John Sauven, “le sponsoring a terni l’image des jeux“. En effet, le principal sponsor, BP, est englué dans les suites de la marée noire provoquée par l’explosion de l’une de ses plateforme dans le Golfe du Mexique. Quant à Dow Chemical, autre sponsor, il est le repreneur d’Union Carbide, responsable de la catastrophe de Bophal en Inde.

 

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