Gaz, carburant : le gouvernement réfléchit à de nouveaux modes de calcul

Suite aux nombreuses critiques qui ont entouré la nouvelle hausse du prix de gaz la semaine dernière, le gouvernement a annoncé qu’il allait probablement étudier un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz. Il envisage également de taxer les distributeurs pétroliers afin de juguler la hausse du prix des carburants à la pompe.

Les hausses successives du prix du gaz, cumulées à la flambée des prix du carburant à la pompe, suscitent la colère des Français qui voient leur pouvoir d’achat se réduire une nouvelle fois. Dans ce contexte, le gouvernement sous pression a décidé de prendre  certaines mesures destinées à protéger le pouvoir d’achat du consommateur. Eric Besson, invité dimanche de Radio J expliquait en effet que “l’objectif du gouvernement est très clair: il est, dans un contexte de montée des prix de l’énergie au niveau international, de protéger le pouvoir d’achat des Français“.

Dans cette optique, et alors que de nouvelles hausses menacent les prix du gaz et de l’électricité cet été, le ministre aurait proposé à François Fillon et Nicolas Sarkozy un nouveau mode de calcul, “de suspendre la formule actuelle et d’en adopter une nouvelle dans les semaines qui viennent“. Avec le mode de calcul actuel, le gaz augmenterait une nouvelle fois de 7,5% au 1er juillet prochain.

Les distributeurs pétroliers mis à contribution

Pour l’heure, c’est GDF Suez qui propose son tarif à la Commission de Régulation de l’Energie. Cette dernière vérifie ensuite sa conformité avec la formule de calcul en vigueur. Cette dernière s’est d’ailleurs elle aussi prononcée en faveur d’une nouvelle formule de calcul, offrant une plus large part aux prix du marché, plus favorables actuellement au consommateur, au détriment des prix à long terme.

S’agissant des prix du carburant à la pompe, Eric Besson envisage de “mettre à contribution les distributeurs pétroliers” afin d’atténuer la flambée actuelle des prix du pétrole. Il réfléchit alors à plusieurs scénarios alors que de son côté, Jean-Louis Schilansky, le président de l’Union française des industries pétrolières, chiffre “entre 8 et 9 centimes par litre” la marge brute des distributeurs, “l’une des plus basses d’Europe” confie-t-il à l’AFP.

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