Climat : y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

A l’occasion d’un entretien avec l’AFP, en marge de la réunion des ministres européens de l’Environnement à Séville, Jean-Louis Borloo s’est inquiété de l’absence de pilote susceptible de mener à bien la lutte contre le réchauffement climatique après l’échec de Copenhague.

Il n’y a plus de pilote nulle part, ni à l’ONU, ni à la convention sur le climat, ni pour l’UE. Or on a inventé des concepts qui suscitent une attente considérable“, déplore notre ministre de l’Environnement.”Il faut s’organiser pour la mise en place de la solidarité internationale, le ‘fast start’ (l’argent destiné à aider les pays les plus pauvres à lutter contre le réchauffement pendant les trois prochaines années), comment on se le répartit entre l’Union et les pays membres“, a-t-il expliqué.

L’Union et ses Etats membres se sont dit prêts à mobiliser l’équivalent de 7 milliards d’euros sur la période. Mais pour Jean-Louis Borloo, “il s’agit pour l’instant d’une déclaration“. “Si ça, ça démarre pas, ça veut juste dire pas de solidarité mondiale et sans solidarité mondiale vous pouvez faire toutes les réunions que vous voudrez derrière, il ne se passera plus jamais rien“, s’inquiète-t-il.

Le nécessaire maintien d’une politique européenne

Jean-Louis Borloo plaide alors pour une politique européenne ambitieuse, qui doit impérativement maintenir son offre de porter la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre à 30% en 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990.”On doit aller à 30%, sous réserve des publications de leurs offres par les autres pays développés. C’est une forme de conditionnalité“. Ces offres doivent être présentées pour le 31 janvier dernier délai.

Il ne nous est pas interdit de regarder si pour protéger l’industrie européenne, le 30% ne nécessite pas un MIC (un mécanisme inclusion carbone)“, ajoute-t-il sans pour autant utiliser le terme de taxe aux frontières. “Le Mécanisme d’inclusion carbone, ce n’est pas une taxe. Un certain nombre de pays sont contre. Il s’agit d’un mécanisme de marché qui n’a rien à voir avec une fiscalité” précise le ministre français.

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