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Des chercheurs fran�ais d�cryptent les multir�sistances des bact�ries aux antibiotiques

recherche_sante.JPGDes chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’universit� de Limoges, associ�es au CNRS et � l’Inserm, ont d�crypt� pour la premi�re fois le m�canisme mol�culaire par lequel les bact�ries peuvent acqu�rir des multir�sistances aux antibiotiques, et par lequel elles peuvent m�me adapter ces r�sistances � leur environnement.

Publi�e dans la revue scientifique Science, cette d�couverte souligne les difficult�s que devront prendre en compte les strat�gies de sant� publique face aux probl�mes pos�s par les multir�sistances. La multir�sistance des bact�ries aux antibiotiques est un ph�nom�ne apparu � la suite de l’utilisation de ces m�dicaments, dans les ann�es 1950, rappelle l’Institut national de la sant� et de la recherche m�dicale (Inserm).

Depuis cette date, on avait d�couvert que les g�nes de r�sistance �taient facilement captur�s, diss�min�s et �chang�s d’une bact�rie � l’autre par un syst�me de “couper/coller” g�n�tique de structures contenant ces g�nes, appel�es int�grons. Mais la dynamique de ces �changes, qui conditionne le d�veloppement des multir�sistances chez les bact�ries, restait inexpliqu�e.

R�v�lation

Les travaux de chercheurs de l’Institut Pasteur associ�s au CNRS (unit� Plasticit� du g�nome bact�rien, CNRS URA 2171) et de l’Inserm, au sein de la Facult� de m�decine de Limoges (EA3175, Inserm, Equipe Avenir), en collaboration avec des �quipes espagnoles, r�v�lent aujourd’hui pour la premi�re fois comment les bact�ries acqui�rent ces propri�t�s de multir�sistances. Ce sont en fait les antibiotiques eux-m�mes qui provoquent la synth�se
de l’enzyme bact�rienne qui capture les g�nes de r�sistance et permet leur expression dans l’int�gron.

Cette enzyme favorise en outre le r�agencement, au hasard, des g�nes de r�sistance au sein de l’int�gron. Or, l’ordre de ces g�nes dans l’int�gron d�termine le degr� de priorit� pour leur expression : les premiers sont les plus exprim�s et conf�rent � la bact�rie les r�sistances correspondantes. Les derniers restent silencieux tout en �tant n�anmoins conserv�s, en r�serve. Lors d’un nouveau r�agencement, d�clench� par la prise d’un antibiotique par exemple, ils seront susceptibles de se retrouver dans les premi�res positions, et d’apporter � la bact�rie les r�sistances requises face � ce m�dicament. Les bact�ries qui poss�dent alors la bonne � combinaison � de g�nes pourront survivre et assurer le maintien du potentiel de r�sistances au fil des g�n�rations.

G�n�tique des bact�ries

Selon l’Inserm, ces travaux d�montrent combien les strat�gies d’adaptation bact�riennes face aux antibiotiques sont efficaces, aussi bien � court qu’� long terme. Ils caract�risent ainsi pr�cis�ment les contraintes li�es � la g�n�tique des bact�ries, que devront prendre en compte les mesures de sant� publique � venir pour lutter contre le probl�me des multir�sistances.

> Pour en savoir + :� “The SOS response controls integron recombination” – Science -22 mai 2009

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