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Les emplois verts particulièrement concernés par la Journée mondiale du “travail décent”

decharge_ciel_ouvert.JPGSix syndicats français appelaient les citoyens à manifester aujourd’hui dans la rue, dans le cadre d’une “Journée mondiale sur le travail décent” organisée par la Confédération syndicale internationale. Près de 500 villes sur la planète participent à cette journée mondiale.

La Commission européenne a tenu à témoigner sa solidarité dans cet son engagement social afin de lutter contre les emplois précaires et les mauvaises conditions de travail, aux côtés des syndicats internationaux. Au total, on compterait aujourd’hui plus de 200 syndicats de 100 pays qui participent à des actions, souvent symboliques, dans le cadre de la première Journée mondiale pour le travail décent, lancée par la Confédération syndicale internationale (CSI).

Selon Vladimir Spidla, Commissaire européen aux Affaires sociales, “Trop de travailleurs dans le monde ont des emplois précaires dans l’économie non déclarée, avec des salaries bas et des conditions de travail dangereuses“. Selon la Commission “80% des travailleurs n’ont pas une protection sociale adéquate“. Bruxelles se dit “déterminée” à respecter cette notion de “travail décent” au sein de l’Union comme dans ses relations avec les pays tiers.

Bruxelles soutient l’OIT

La Commission conseille aux pays membres de ratifier toutes les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), l’agence de l’ONU qui rassemble gouvernements, employeurs et travailleurs dans une action commune pour promouvoir le travail décent à travers le monde. “En signant l’appel à l’action aujourd’hui, nous reconnaissons que nous ne pouvons pas rester sans rien faire quand la moitié de la main-d’oeuvre mondiale gagne moins de 2 dollars par jour et que 12,3 millions de femmes et d’hommes travaillent dans l’esclavage“, a déclaré Mme Wallström, commissaire chargée des relations institutionnelles et de la communication.

Pour Juan Somavia, Directeur général du Bureau International du Travail (BIT) “Le but fondamental de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) aujourd’hui est que chaque femme et chaque homme puissent accéder à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité.”. Selon l’OIT, le travail décent résume les aspirations des êtres humains au travail productif et convenablement rémunéré. Le travail décent doit intégrer la sécurité au travail et la protection sociale pour les familles, l’amélioration des perspectives de développement personnel et d’intégration sociale, la liberté pour les êtres humains d’exprimer leurs préoccupations, de s’organiser et de participer à la prise des décisions qui influent sur leur vie, l’égalité de chances et de traitement pour l’ensemble des femmes et des hommes.

Emplois “verts” concernés

Et le principe du travail décent concerne tous les secteurs et notamment l’environnement et le développement durable. « Une économie durable ne peut plus externaliser ses coûts environnementaux et sociaux. Les conséquences de la pollution pour la société, comme la dégradation de la santé, doivent être reflétées dans les prix pratiqués sur le marché. Les emplois verts doivent donc être des emplois décents », précise le rapport de l’OIT intitulé « Emplois verts: Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone » publié le 24 septembre dernier.

Même si le rapport de l’OIT est généralement optimiste quant à la création de nouveaux emplois pour répondre au changement climatique, il signale que nombre de ces nouveaux emplois risquent d’être « rebutants, dangereux et difficiles ». Les secteurs préoccupants à cet égard, notamment dans les économies en développement, incluent l’agriculture et le recyclage où les contrats précaires, les faibles rémunérations et l’exposition à des matériaux dangereux pour la santé sont fréquents et sont autant de secteurs qui doivent évoluer rapidement.

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