Lutte contre l’obésité : Valérie Boyer s’explique

Valeire_Boyer.JPGHier à l’Assemblée nationale, la député UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer a défendu l’idée d’un bonus-malus sur les aliments dans le cadre de la lutte contre l’obésité. Elle s’est efforcée de mettre un terme à la polémique qui a entouré la révélation de son rapport sur l’obésité en affirmant qu’il a été mal lu et que la diminution des taxes sur les aliments devaient se faire à somme nulle.

Alors qu’hier, étaient révélées certaines dispositions contenues dans ce rapport, comme la baisse de la TVA sur les aliments trop gras, trop salé ou trop sucré, les réactions ont immédiatement été assez vives. Ainsi les industriels de l’alimentation refusent catégoriquement une telle mesure. Mais cette disposition a été également mise en cause par Xavier Bertrand ou Roselyne Bachelot, qui y voient une proposition qui entrainerait une hausse de prix et qui ne ferait que “taxer les plus faibles“.

A ces nombreuses critiques, Valérie Boyer a répondu hier, “je comprends leur réaction, une mesure prise au hasard ça n’a pas de sens”, avant d’ajouter “pas de taxe sans détaxe“. Elle souligne ainsi le fait qu’il n’y aura “pas d’augmentation de taxe sur certains aliments sans diminution de taxe sur d’autres“.

Fini le grignotage 

Quand à la nature même des aliments, la député se veut pas stigmatiser les aliments trop sucrés, salés ou gars, elle précise que “tous les aliments sont sains, cela dépend de la fréquence à laquelle vous les absorbez“. Elle ajoute néanmoins que “les produits de grignotage ne sont pas indispensables à une alimentation équilibrée“. Par ailleurs, la publicité pour ce type de produit devrait être interdite “dans les programmes à forte audience d’enfants et d’adolescents“.

Au final, le rapport comporte 25 rubriques et 83 propositions, et veut “faire de l’équilibre nutritionnel et de la lutte contre l’obésité une grande cause nationale pour 2009″. “Ce serait la première fois qu’une grande cause nationale est liée à un programme de prévention“, ajoute Valérie Boyer.

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