Pétroliers recherchent ingénieurs désespérément

puits_petrole.jpgLes entreprises pétrolières peinent à recruter des ingénieurs qualifiés. Pourtant en cette période difficile, le nombre d’offres d’emplois dans la secteur flambe. Les recruteurs usent donc de tous les stratagèmes pour combler leurs besoins.

A l’heure où le gouvernement tente de défendre l’emploi des séniors, le secteur pétrolier n’a pas attendu de telles recommandations pour employer des salariés de 60 et plus, voire même beaucoup plus. Une des raisons principales de ce phénomène est la pénurie de jeunes ingénieurs disponibles sur le marché du travail. Les pétroliers tentent donc de conserver les ingénieurs en place. Mais cela ne suffit pas.

Une des causes de ce phénomène est l’effondrement des embauches dans les années 90. Le baril à l’époque était en dessous des 10 dollars et le secteur licenciait à tout va. Pas très encourageant pour les jeunes étudiants au moment du choix de carrière. Aujourd’hui, alors que la physionomie du marché est tout autre, les ingénieurs qualifiés viennent donc à manquer. Les recruteurs des grands groupes pétroliers doivent alors rivaliser de “charme” d’afin de convaincre le peu de candidats de rejoindre leur entreprise.

Partenariats et formation

Parmi les techniques les plus pratiquées, les partenariats noués avec les écoles d’ingénieurs ou les universités, en France mais aussi à l’étranger. Anne de Cressac, DRH chez Technip explique dans “Les Echos” que la firme qui l’emploie prévoit de créer en juin “l’Université Technip”, et a déjà mis en place un système de “mentoring”, c’est à dire d’accompagnement des nouveaux par des anciens, avec transmission du savoir.

CGC-Veritas a noué de son côté un partenariat avec l’université norvégienne de Bergen. Quant à Total, le groupe organise chaque été en juillet la “Total Summer School” accueillant des étudiants du monde entier. Par ailleurs, des retraités du groupe ont créé l’Association Total professeurs Associés qui dispensent des cours dans une quarantaine d’universités du monde entier.

Patience…

Mais, une fois trouvée, cette perle rare tant convoité doit impérativement être fidèlisée, au risque de la voir filer chez les concurrents. Chez certains, on assiste à la distribution gratuite d’actions. Chez d’autres, ce sont des participations attractives.

Mais en dépit de toutes ces actions, la pénurie demeure. Reste à attendre la formation d’une nouvelle génération. En effet, l’Ecole du pétrole et des moteurs de l’Institut français du pétrole affiche complet, avec des étudiants venus du monde entier.

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