Réduire le taux de plomb dans l’air américain

epa.jpgHier, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a annoncé que pour la première fois depuis 30 ans elle souhaitait durcir les normes concernant le taux de plomb dans l’air.

En s’attaquant aux émissions de plomb, l’EPA veut continuer à améliorer la qualité de l’air aux Etats-Unis“, a indiqué Stephen L. Johnson, administrateur à l’EPA.

Afin de protéger la population contre les effets nocifs du plomb, l’EPA a proposé que la norme (1,5 microgrammes de plomb par m3 d’air actuellement) soit comprise entre 0.10 et 0.30 microgrammes de plomb par m3 d’air.

Des émissions en baisse

Depuis 1980, les émissions de plomb dans l’air américain ont diminué de près de 98%. Ceci est en grande partie dû à la suppression progressive du plomb dans l’essence. Aujourd’hui, les taux moyens de plomb dans l’air sont très inférieurs aux normes datant de 1978.

Le plomb contenu dans l’air aujourd’hui provient essentiellement des aciéries, des fonderies industrielles et du carburant utilisé pour l’aviation. Selon les derniers chiffres de l’Agence, environ 1.300 tonnes de plomb sont rejetées chaque année dans l’air américain.

Le plomb, un métal nocif pour la santé

Les particules de plomb rejetées peuvent être inhalées ou ingérées. L’ingestion constitue la principale source de contamination. Une fois dans l’organisme, le plomb est rapidement absorbé par le sang et peut affecter de nombreux organes.

Depuis près de 20 ans, plus de 6.000 études ont porté sur les effets du plomb sur la santé et l’environnement. Il ressort que même en faible quantité le plomb peut nuire à la santé en affectant le système nerveux central, les systèmes cardiovasculaire et immunitaire ainsi que les reins. Le plomb peut également endommager le cerveau et affecter le quotient intellectuel, les capacités d’apprentissage, la mémoire et le comportement des enfants.

Le plomb peut également avoir des effets toxiques sur les plantes et peut diminuer la reproduction et la croissance des oiseaux et des mammifères. L’EPA doit prendre une décision définitive d’ici le 15 septembre.

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