Ouverture de négociations sur l’après-Kyoto à Bangkok

soleil__2_.JPGDes représentants de plus de 160 pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) se réunissent depuis hier à Bangkok, en Thaïlande, pour participer aux premières négociations formelles sur l’après-Kyoto après la réunion de Bali qui s’est tenue en décembre dernier. Ce nouveau cycle de négociations vise à obtenir d’ici fin 2009 un accord dont l’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de lutter contre le réchauffement de la planète.

Vous vous êtes rassemblés pour lancer un processus de négociations dont le but est de changer le cours de l’Histoire“, a déclaré Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, dans une allocution retransmise aux délégués présents à Bangkok jusqu’à vendredi. “Le monde attend une solution à long terme, qui soit économiquement viable“.

Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention-cadre de l’ONU sur le climat, a indiqué que les effets dévastateurs du réchauffement planétaire pourront être évités à condition que les émissions polluantes mondiales soient réduites de moitié d’ici 2050.

“Des gagnants et des perdants”

La communauté internationale a moins de deux ans pour élaborer “ce qui pourrait se révéler être l’un des accords internationaux les plus complexes de l’Histoire“, a déclaré Yvo de Boer. “De toute évidence, dans le processus, il y aura des gagnants et des perdants. Mais il est aussi évident que si nous n’arrivons pas à agir, nous serons tous perdants au bout du compte“.

Pour les experts climatiques de l’ONU, la principale difficulté réside dans le partage des objectifs entre pays développés et pays en développement. En effet si les Etats-Unis, seule grande nation industrialisée à ne pas avoir ratifié le Protocole de Kyoto, souhaitent que des nations émergentes s’engagent sur des réductions contraignantes de leurs émissions polluantes, l’Union européenne, qui s’est fixée pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990, estime que c’est aux pays développés de montrer l’exemple.

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