Record des fusions-acquisitions dans l’énergie en 2007

poteau_electrique.JPGLes opérations de fusions-acquisitions dans le secteur de l’énergie ont battu de nouveaux records malgré la crise du marché du crédit. La valeur totale des opérations réalisées en 2007 repésente neuf fois supérieure à la valeur enregistrée en 2003 qui s’élevait à 43 milliards de dollars.

La crise du marché du crédit n’a entraîné aucune chute de l’activité des fusions-acquisitions dans le secteur de l’énergie. Ainsi, 57 % des opérations de fusions-acquisitions soit 441 opérations sur les 768 réalisées, se sont déroulées dans la seconde partie de l’année 2007.

L’Europe demeure la région où la valeur des transactions a été la plus forte, au niveau de US$190,6 milliards. En 2007, le montant des opérations de fusion-acquisition a atteint des records en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et dans la Fédération de Russie.

C’est le secteur de l’électricité qui a généré le plus d’opérations en 2007. La valeur totale des opérations de M&A dans ce secteur a presque triplé par rapport à 2006. Ainsi, elle a augmenté de 73,4 milliards de dollars en 2006 à 208,8 milliards de dollars en 2007.

Le gaz, un secteur en baisse

En revanche, la valeur totale des opérations dans le secteur du gaz a chuté de 77%, diminuant de 82, 5 à 24,2 milliards de dollars. Ceci s’explique par l’absence d’un nouveau méga-deal en 2007, équivalent à celui qui avait caractérisé l’année 2006.

Deux opérations seulement ont dépassé la valeur de 20 milliards de dollars en 2007, comparées aux quatre opérations qui avaient dépassé ce montant l’année précédente.

Philippe Girault, responsable du secteur énergie, chez PricewaterhouseCoopers en France : “Le mouvement de consolidation du marché européen de l’électricité et du gaz continue à générer de nouvelles opérations de fusion-acquisition transfrontalière dans un contexte où les Pouvoirs Publics et les Autorités de Régulation ont un impact clé. Au moment où la crise du crédit fait sentir son impact sur les acteurs financiers et sur les valorisations, les grands énergéticiens européens disposent d’un bilan solide pour procéder à des acquisitions. L’accord à trouver sur la 3ème directive européenne, les choix des acteurs en terme de mix énergétique, notamment nucléaire, devraient aussi figurer parmi les facteurs clés influençant l’évolution des opérations de fusions-acquisitions dans l’avenir”.

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