Des déchets qui rapportent

Carrefour.JPGCarrefour, géant français de la grande distribution, a mis en place une politique de développement durable depuis déjà longtemps. En matière de valorisation des déchets, l’enseigne de Charleville Mezières agit efficacement.

Le quotidien “L’Union” donne donc l’exemple du Carrefour de Charleville-Mézières qui est particulièrement impliqué dans le tri et le recyclage des déchets. Ainsi, le magasin dispose de grandes bennes en plastique destinées à accueillir les cartons d’emballages vidés de leur contenu par les employés du magasin.

Ensuite, un employé du service nettoyage viendra récupérer ces bennes pour les conduire jusqu’à une presse de 40 tonnes de poussée qui transformera ces cartons en balles de 250 kilos. Le responsable technique du magasin, Jean-Charles Debout confie au quotidien que “chaque mois, nous traitons entre 40 et 50 tonnes de cartons. Et chaque mois, je fais partir ces balles par tranches de 22 tonnes jusqu’à une société qui les retraite et qui nous paie au cours du carton, qui est actuellement d’environ 85 euros la tonne“.

3.000 à 4.000 euros par mois

En faisant la même chose avec le plastique, revendu 110 euros la tonne, l’enseigne réussi à faire de l’argent avec ces déchets. “On arrive à gagner de l’argent sur les déchets, de l’ordre de 3.000 à 4.000 euros par mois“, explique Jean-Charles Nebout.

Mais tout n’est pas si rose au royaume de la grande distribution et on estime encore à une quarantaine de tonnes par mois, le poids des déchets industriels bruts. Carrefour cherche donc des solutions afin de faire baisser ce tonnage. Cela peut passer par le recyclage du papier, ou encore par le compostage.”On étudie aussi l’idée d’une benne à compost pour les fruits et légumes périmés et les fleurs“, confie Jean-Charles Nebout, qui sait que la réussite d’une politique de revalorisation des déchets passe d’abord par la sensibilisation de chacun des employés.

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