Nouvelle enquête UFC-Que-Choisir sur le prix de l’eau

ufc_que_choisir_logo.JPGUne enquête de UFC-Que Choisir sur le prix de l’eau dans les grandes villes françaises avait provoqué un véritable tollé début 2006. L’association de consommateurs a décidé de renouveller l’opération et publie aujourd’hui une nouvelle étude, une nouvelle liste de villes, qui fait apparaitre des factures d’eau justifiées pour certaines et de large surfacturation pour d’autres.

L’étude publiée par l’UFC-Que-Choisir en 2006 sur le prix de l’eau dans de grandes villes françaises avait suscité la polémique. Veolia et la Lyonnaise des eaux notamment, avaient parlé “d’erreurs de raisonnement et d’inexactitudes“. L’étude avait cependant fait apparaitre une certaine opacité autour du prix de l’eau.

Dans une nouvelle étude publiée aujourd’hui, l’organisme a choisi de baser son étude sur des documents validés par des experts, des études et des rapports, ceux des agences de l’eau, de l’Ifen, du ministère de l’Ecologie ou du Conseil général des Ponts et Chaussées.

Les bonnes élèves en gestion directe

L’étude porte sur 19 communes et syndicats de communes. Il apparait que pour certaines d’entre-elles comme Annecy, Chambéry, Clermont-Ferrand et Grenoble, le prix de l’eau est facturé à son juste prix. L’étude fait par ailleurs apparaitre un point commun parmi ces communes “bonnes élèves”: elles gèrent leur service de l’eau en directs ans recourir à un opérateur privé.

Cette constatation rejoint celle d’une étude de l’Ifen qui révélait que le prix de l’eau est en moyenne de 2,19 euros/m3 quand le service est assuré par une régie municipale et de 2,93 euros le m3 quand il est délégué à un opérateur privé. Les entreprises concernées répliquent que ces chiffres s’expliquent puisqu’on leur confie “les services les plus difficiles à gérer”.

Veolia et Suez à nouveau épinglées

A l’inverse, selon l’étude, le Syndicat des eaux d’Ille de France (Sedif), la presqu’île de Gennevilliers (dans les Hauts-de-Seine) et Marseille, gérés en délégation privée détiennent la palme de la surfacturation. Le Sedif pratiquerait par exemple un taux de marge de 58,7%, 56,1% pour Marseille et 55% à Gennevilliers.

Lyon, Toulouse, Montpellier (gestions privées) et Reims (régie municipale) arrivent juste derrière avec des taux de marge supérieurs à 40%.

Bordeaux, Nice (gestions privées), Paris (gestion mixte) et Strasbourg (municipale) ont des taux “beaucoup trop élevés” entre 30 et 39%, et Angers, Nantes (gestions municipales), Lille et Nancy (privées) “trop élevés” entre 25 et 30%.

Enfin, aux vues de ces résultats, l’UFC-Que-Choisi dénonce, comme en 2006, les pratiques des entreprises Veolia et Suez, “ces résultats mettent en lumière les bénéfices faramineux réalisés par les deux entreprises, Veolia et Suez, qui se partagent l’essentiel du marché, et témoignent” des inefficacités du service.

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