Jean-Louis Borloo confirme le gel provisoire des cultures OGM

mais_ogm_1.jpgA l’issue de la réunion finale du Grenelle de l’environnement d’hier matin, Jean-Louis Borloo a confirmé le gel de l’utilisation en France du maïs Mon 810, dans l’attente du vote d’une loi OGM prévue en janvier prochain.

On garde le gel sur le 810 jusqu’au vote de la loi” confiait hier le ministre de l’Ecologie, du développement et de l’Aménagement durables. “De toutes façon, la loi va être votée avant les prochains semis, donc la question ne se pose pas“.

A aucun moment le ministre n’a repris le terme de moratoire mais lorsque, interrogé par Arnaud Apoteker de Greenpeace qui lui demande “Etes-vous prêt à activer la clause dde sauvegarde prévue dans la directive européenne pour geler, suspendre, bloquer, arrêter…le maïs Mon 810?“, Jean-Louis Bornoo réplique que sa réponse est “oui“.

Comme annoncé, cette future loi sur les OGM devrait permettre la mise en place d’une autorité indépendante, charger de gérer la coexistence, l’assurance, le principe de responsabilité et la transparence en matière de cultures OGM.

Quant aux cultures en plein champ, Jean-Louis Borloo s’est annoncé plutôt favorable à la poursuite des recherches mais d’une façon beaucoup plus encadrée. “La loi tranchera, on va se mettre d’accord là-dessus“.

Nicolas Sarkozy confirme

Plus tard dans la soirée, à l’occasion de son discours de clôture, Nicolas Sarkozy est revenu dans ses conclusions sur le sujet. Il annonçait que la culture commerciale des OGM sera “suspendue en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l’année“.

La vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM (.) Je ne veux pas me mettre en contradiction avec l’Union européenne. Mais, dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l’année“.

Le président a tout de même précisé que cette suspension de la culture commerciale des OGM “ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d’avenir“. En revanche, “ce que nous proposons, c’est le retour de la démocratie: le débat, la transparence, la décision exclusivement pour des motifs d’intérêt général et non commercial, la responsabilité. En contrepartie, il a appelé les militants écologistes qui détruisent les plants d’OGM à “revenir dans le champ de la démocratie et de l’Etat de droit“.

  • facebook
  • googleplus
  • twitter