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« Il faut augmenter la part du nucléaire en France »

Bruno Comby, ingénieur de l’Ecole Polytechinque et ingénieur en génie nucléaire de l’Ecole Nationale Supérieure de techniques Avancées de Paris. Il est le Fondateur de l’Association des Ecologistes Pour le Nucléaire (AEPN). Alors que la France se pose la question de la sortie du nucléaire, Bruno Comby avance l’idée d’une augmentation de la part du nucléaire.

Vous vous présentez comme un écologiste partisan du nucléaire, est-ce bien compatible ?

Bien sur ! L’AEPN , l’association que j’ai créé et qui regroupe aujourd’hui 10.000 membres et signataires dans 60 pays est attachée au nucléaire, il n’y a aucun message caché ! Au contraire, c’est explicite : nous sommes des écologistes pro-nucléaire, et il y en a beaucoup !

Nous sommes des écologistes, donc nous sommes favorables à la protection de l’environnement, à une exploitation sure, propre et respectueuse de notre planète. Or, nous ne sommes pas dogmatiquement anti-nucléaire comme peuvent l’être d’autres groupes écologistes. Nous pensons qu’il faut avoir une attitude ouverte face au progrès scientifique, l’accepter lorsqu’il est utile et le rejeter lorsqu’il est nuisible.

S’agissant plus précisément du nucléaire, nous pensons que le nucléaire militaire n’est pas bon pour l’avenir de l’humanité. En revanche le nucléaire civil, sous réserve qu’il soit propre et respectueux de l’environnement apporte une contribution utile. Nous nous opposons donc à l’attitude dogmatique des écologistes anti-nucléaire qui ne veulent rien savoir alors qu’il n’y a pas que des inconvénients au nucléaire, il y a également de grands avantages.

Justement, quels sont les avantages du nucléaire ?

Du point de vue de la protection de l’environnement, la grande différence du nucléaire par rapport aux énergies dominantes qui sont utilisées aujourd’hui, à savoir, gaz , pétrole et charbon, c’est ce que j’appelle le ‘facteur un million’ : 1 g d’uranium produit aujourd’hui autant d’énergie qu’1 tonne de pétrole. Un gramme pour une tonne, c’est donc un rapport d’un million.

Sur le plan environnemental, cela signifie que la cicatrice que nous allons infliger à la planète est un million de fois plus faible. Avec ce facteur un million, on commence donc à se rapprocher d’une industrie qui ne manipule pas grand-chose.

A l’autre bout de la chaine, il reste bien évidemment des résidus transformés de la matière première. Mais on se situe alors sur la même échelle. Comme on avait un million de fois moins de matière, on a aussi un million de fois moins de déchets. Ce n’est pas une industrie ‘zéro déchet’, mais quasiment.

Même si le nucléaire produit moins de déchets qu’une autre source d’énergie, ces déchets sont toutefois plus dangereux du fait de leur radioactivité ?

Votre question traduit bien l’attitude dogmatique dans laquelle on est enserré lorsque l’on évoque les déchets nucléaires. On parle de la question des déchets comme s’il n’y avait pas de solution. On utilise même le plus souvent le terme de ‘problème des déchets’ alors que non seulement il existe une solution aux déchets nucléaires, mais il en existe plusieurs.

Tout d’abord on peut retraiter ces déchets nucléaires, et ce n’est pas un plan sur la comète d’un savant fou ! C’est une chose que se fait déjà de manière quotidienne, industrielle, parfaitement sure et propre. Il se trouve que la France est en pointe dans ce domaine, et l’objet même de l’usine de La Hague est le recyclage et le retraitement des matières nucléaires.

Lorsque l’on sort le combustible usé du réacteur, il contient encore 96% d’uranium imbrulé, 1% de plutonium et 3% d’un cocktail de substances diverses dont on ne connait pas encore d’utilisation possible. Au lieu de faire comme les Américains ou les Finlandais, et mettre à la poubelle l’ensemble de ces déchets, c’est un concept hautement écologique que de retraiter et recycler les déchets pour séparer la partie réutilisable, à savoir les 96% d’uranium et le 1% de plutonium. Il ne reste donc que 3%. On a donc divisé par trente la quantité de déchets, sachant qu’il y en avait déjà un million de fois moins que les énergies concurrentes.

Ces déchets ne sont par ailleurs pas rejetés ou introduits dans les écosystèmes, ce qui pourrait avoir des effets malheureux. Ils sont soigneusement isolés des écosystèmes et confinés avec un nouvel avantage : par définition, ils sont auto-biodégradables. Ils se décomposent spontanément avec le temps.

Mais cela prend beaucoup, beaucoup de temps ?

Il y a deux sortes de déchets : ceux qui se décomposent rapidement et ceux qui le font lentement. S’agissant de ceux qui se décomposent vite, ce n’est pas un problème puisqu’ils ne sont rapidement plus là. Maintenant, pour ceux qui durent plus longtemps, comme l’uranium dont la durée de vie est de 750 millions d’années pour l’uranium 235 et trois milliards d’années pour le 238, il n’est quasiment pas radioactif. Il émet en effet très peu et il n’est donc pas dangereux. On se situe dans des ordres de grandeur de radioactivité naturelle, qui n’est pas dangereuse.

Le ‘problème des déchets’ n’est donc pas du tout un problème. En revanche, certaines organisations anti-nucléaire font un peu le mélange entre les deux catégories. Les déchets sont fortement radioactifs lorsque le combustible sort de la centrale, c’est vrai. Mais, ceux qui durent ne sont pas fortement radioactifs. On nous dit que les déchets sont extrêmement radioactifs et durent très longtemps mais cela est faux. La radioactivité décroit de manière exponentielle. Il n’y a donc qu’au début que cela représente un danger.

On a évoqué le début du cycle, la fin, et au milieu ?

Le nucléaire présente l’énorme avantage de ne pas rejeter de CO2, et ne contribue donc pas au réchauffement climatique.

Vous prônez une « nouvelle écologie », de quoi s’agit-il  ?

Il existe une vieille vision de l’écologie, maintenant un peu dépassée, qui consiste à s’opposer de manière systématique à tout de manière générale et au nucléaire en particulier, symbole de la contestation permanente. Or, il existe désormais une nouvelle écologie, que je qualifie d’écologie intelligente, raisonnée et raisonnable, qui étudie le problème au lieu de faire des jugements lapidaires sans connaitre le sujet.

Dans cette écologie, on retrouve de très grands noms de l’écologie « historique ». Un des co-fondateurs de Greenpeace en 1971, Patrick Moore, fait partie de notre association, AEPN. Il était directeur international de l’organisation écologiste pendant une dizaine d’années, puis était président-fondateur de Greenpeace Canada pendant 16 ans. On ne peut donc pas le taxer de ne pas présenter de CV écologique ! Il a quitté Greenpeace après un désaccord fondamental, notamment sur la question du nucléaire. Il considère que Greenpeace se trompe sur ce sujet-là.

Nous comptons également parmi nous James Lovelock, le père de la théorie de Gaïa, qui définit la Terre comme un être vivant capable de se réguler afin de maintenir à sa surface les conditions idéales pour la vie, et qui représente le ciment idéologique du mouvement écologique né dans les années 60 et 70.

L’écologie occupe aujourd’hui le devant de la scène politique, comment vous positionnez-vous par rapport aux Verts ?

On se demande ce que l’écologie vient faire en politique. L’écologie, c’est avant tout une science. Peut-on imaginer un parti des mathématiques ? Ou un mouvement des républicains favorables à la physique ? L’écologie n’est ni de gauche, ni de droite, c’est une science qui mérite d’être étudiée dans les universités et qui n’a rien à faire en politique. C’est une anomalie qui j’espère sera corrigée. Pour notre part, nous pratiquons une écologie scientifique, où la politique n’a pas sa place. A l’AEPN, nous veillons soigneusement à ne pas être récupérés par qui que ce soit.

Quel avenir pour un mouvement comme le votre ?

Nous représentons la nouvelle tendance écologiste qui monte. Nous comptons de plus en plus de membres. Mais ce qui est difficile, c’est justement de prévoir l’avenir. Est-ce que l’on va se politiser, j’en doute, ce serait contraire à tout ce que l’on a fait jusqu’à maintenant. Alors, les partis d’écologie déjà politisés, pour l’instant strictement anti-nucléaire, vont-ils se prendre une grosse claque politique et comprendre ensuite qu’ils ont été trop loin et accepter le nucléaire ? Ce serait plutôt une bonne nouvelle.

Je pense que s’ils continuent de s’enfermer dans leur attitude dogmatique, complètement déconnectée de la réalité, ils vont finir par disparaitre. Ce seront d’ailleurs peut-être les électeurs qui vont régler le problème. Quand tout le monde se rendra compte que certains écologistes ne sont que des extrémistes incompétents, ils disparaitront alors de la scène.

Une des grandes questions qui inquiètent les électeurs est celle du coût d’une sortie du nucléaire…

Si l’on compare les tarifs de l’électricité en France et en Allemagne, puisque beaucoup d’écologistes nous présentent l’Allemagne comme le pays à suivre, le citoyen français paie son électricité 12 centimes le KW/h et émet dans l’atmosphère environ 6 tonnes de carbone par an. Un Allemand paie de son côté 23,6 centimes le KW/h, soit quasiment le double, et émet dans l’atmosphère pus de 10 tonnes par an de CO2. Alors il est vrai qu’ils ont beaucoup plus d’éoliennes que nous, mais ce ‘beaucoup’ représente un très faible pourcentage dans la production électrique finale. Et comme cela coute extrêmement cher à installer, ils complètent avec quelque chose de vite fait et pas cher, le charbon.

Au final, les Allemands se retrouvent avec 10% d’électricité d’origine renouvelable, et le reste est assuré par le charbon ou les exportations de gaz. Ils fonctionnent donc avec 10% de propre et 90% de sale, et nous, nous faisons l’inverse. Il faudrait donc que les Allemands se dépêchent d’imiter le modèle français.

Dans les discussions auxquelles on assiste actuellement en vue de 2012, on retrouve toujours la même question, très incomplète, qui est de savoir de combien il faut réduire la part du nucléaire en France. Suivant les opinions des uns et des autres, on en sort complètement, on s’arrête à 50% ou on maintient ce que l’on a actuellement.

Vous voulez augmenter la part du nucléaire en France ?

Cette question n’est jamais posée, est-ce qu’on ne pourrait pas penser à augmenter la part du nucléaire en France ? En effet, en même temps que l’on se pose toutes ces questions, arrivent en force les voitures électriques, qui présentent un avenir intéressant d’un point de vue écologique, notamment dans le cadre de la lutte contre le CO2. Cela demandera donc plus d’électricité, et donc plus de nucléaire, énergie totalement décarbonnée.

Pour conclure, je dirai que le phénomène que l’on rencontre en France est le même dans le monde entier. Il existe une espèce de dictature intellectuelle qui fait que l’on n’a pas le droit de parler du nucléaire comme d’une énergie propre. Quand on en parle c’est toujours du bout des lèvres. Or, la France est l’exemple type du fait que le nucléaire fonctionne et fonctionne même très bien. Si l’on développe l’énergie d’origine hydraulique et que l’on porte à 85% la part du nucléaire, on serait alors la première grande économie moderne à être totalement décarbonnée. Il suffirait d’une quinzaine de réacteurs supplémentaires et de cinq à dix barrages pour y parvenir.

A l’AEPN, nous ne nous demandons pas quand devons-nous sortir du nucléaire, ni combien de réacteurs faut-il arrêter, mais plutôt, de combien faut-il augmenter la production nucléaire en France pour faire face aux grands enjeux écologiques de l’avenir, à savoir décarbonner notre économie.

  • Sagecol

    Merci pour ce message (PEILLARD Jean-Yves )

    Même si , en fait, un peu de bon sens, d’une part, et de sens moral, d’autre part, devraient suffire.

    La centrale la plus sûre mettant l’électricité à un prix très cher, surtout si on compte tout l’après , et au moins le démantèlement , laissera donc toujours des déchets très longs et très coûteux .

    Est-ce éthiquement défendable ?

    En sus de toutes les autres sources, une centrale au gaz peut être hyper peu polluante sur cette planète il est vrai surpeuplée, donc sur demandeuse d’énergies.

    PS. Depuis1989 l’abréviation pour Monsieur n’est plus “Mr” (laissé aux Britishes) mais ” M.” : C’est ainsi.

  • http://www.independentwho.org PEILLARD Jean-Yves

    Bonjour,

    A ces scientifiques que l’on voit dans tous les médias on peut faire répondre d’autres scientifiques qui pourraient facilement se justifier. Mais le problème est toujours le même: La propagande est au mains des Etats composant l’AIEA et des firmes et banquiers qui les contrôlent.
    Voici une petite liste non exhaustive de scientifiques que Mr Comby et 10000amis peuvent consulter avant d’affirmer des choses qu’il ne maitrise en rien.
    certaines personnes sont décédées mais nous nous abreuvons de leur mémoire.
    Rosalie Bertell, Yury Bandajevski, Galina Bandajevskaya, Rosa Goncharova, Alfred Korbleïn, Petkau, Claudia Spix, Michel Fernex, Alexeï Yablokov, Alexeï et Vasili Nesterenko, Chris Busby, Viel, Falconnier, Roger et Bella Belbéoch, Monique Séné, etc sont suffisamment explicites.
    plus d’info sur http://www.independentwho.org

    Ce qui n’est pas scientifique mais tout de même humain c’est ça:
    http://rebellyon.info/BROKEN-CHAIRS-La-priorite.html
    http://rebellyon.info/Sur-le-retard-mental-en-general.html

    et une enquête épidémiologique à remplir pour Mr Comby sur
    http://www.etyc.org/files/epidemio2012.pdf

    Et puis heureusement que les vent tourne chez les polytechniciens aussi:
    http://www.telerama.fr/monde/bernard-laponche-il-y-a-une-forte-probabilite-d-un-accident-nucleaire-majeur-en-europe,70165.php

  • Kreutzer

    Les réacteurs de 4e génération, qui n’arriveront pas à un stade commercial avant 2040 (2050 selon des parlementaires pro-nucléaires), ne permettront pas de faire disparaître le plutonium et les actinides.

    S’ils consomment du plutonium, 12 tonnes pour démarrer, ils en produisent à peu près autant et produisent aussi des actinides.

    Lire : http://futura24.voila.net/nucle/generation4.htm

    Une étude technique accessible à tous car expliquée simplement.

  • Edouard

    Les ignorants qui défendent Fessenheim ont bien tort

    Alors que Fessenheim est sur une faille sismique , il n’y a qu’un filtre en ultime secours pour 2 réacteurs et en plus il n’est pas dimensionné au séisme.

    Les instruments de mesures ne résisteraient pas en cas de déchaînements des éléments

    Les diesels de secours présentent des faiblesses : huile trop corrosive, coussinets protecteurs fragiles

    Le vieillissement des aciers utilisés est insuffisamment connu.

    Les réacteurs étant dix mètres en dessous du niveau de leur source froide, que se passerait-il en cas d’inondations

    Etc.
    N’avoir pas déjà arrêté Fessenheim, c’est de la folie pure

  • Juju

    Eric dit trop de choses stupides…..

  • Antares

    ….ingénieur de l’Ecole Polytechinque et ingénieur en génie nucléaire de l’Ecole Nationale Supérieure de techniques Avancées de Paris.
    Tout est dit sur ce sous-marin maladroit de l’industrie nucléaire.
    L’écologie est un paradigme mal maitrisé ici, nier l’écologie politique relève d’une réflexion des années 70…. Rame mon gars, rame….

  • Mistigri

    Développer le nucléaire de façon importante dans le monde est non seulement impossible, mais cela ne changerait pas grand chose pour le CO2.

    Cela ne changerait guère non plus pour le CO2 si l’on remplaçait toutes les centrales nucléaires par des centrales à gaz modernes, à cycle combiné et cogénération chaleur / électricité.

    Voir par exemple : http://futura24.voila.net/electri/nucle_co2.htm

    De plus, l’uranium va suivre le même sort que le pétrole avec une quinzaine d’années de décalage : passage par un pic (peak) puis déclin de la production.

    Document ici : http://www.energywatchgroup.org/Reports.24+M5d637b1e38d.0.html (Uranium Report)

    Et il ne faut pas compter sur les réacteurs de 4e génération.
    Voir : http://futura24.voila.net/nucle/generation4.htm

    Ceux-ci n’arriveront pas au stade industriel avant 2040. A cette date, le solaire photovoltaïque, en comptant le coût du stockage, sera moins cher que le nucléaire.

  • dominique43

    C’est vrai qu’il y a beaucoup moins de risques de tsunami en France qu’au Japon, mais le fait est que les centrales japonaises ont été conçues, en principe avec le même soin que les centrales françaises, que la façon de calculer les risques a été validée par les mêmes autorités de sureté nucléaire et que, le moment venu on s’est aperçu que des erreurs avaient été commises et que ces erreurs ont eu des conséquences qu’on peut qualifier de catastrophiques.
    Le propos n’est pas de vérifier si le Bugey ou Fessenheim sont à l’abri d’un tsunami, mais de s”interroger sur la façon dont tous les risques ont été pris en compte.
    Le risque de chute d’un avion, par exemple, a été pris en compte pour un avion de tourisme, pas pour un avion de ligne. Or, depuis, il y a eu le 11 septembre et je ne crois pas qu’on ait renforcé la structure des réacteurs pour qu’ils résistent à la chute d’un A380.

  • http://ericjarrot.free.fr/ Eric

    L’hydrolienne… pour l’instant c’est les essais.. je préfère ce genre d’évolution les marées sont “continues” 24/24 donc rien à voir avec l’éolien.. dommage c’est fabriqué hors de France..

    je n’ai pas attendu pour en parler sur ma page d’accueil.. http://ericjarrot.free.fr/

    >> L’installation de l’hydrolienne au large de la Bretagne.. c’est fait !

    hydrolienne EDF et OpenHydro D’un diamètre de 16 mètres et d’une puissance de 500 kilowatts (KW), cette turbine construite par l’irlandais OpenHydro a été installée à l’aide d’une barge spéciale près de l’île de Bréhat, à une profondeur d’environ 35 mètres. EDF souligne que «les différents essais de l’hydrolienne menés en conditions réelles en mer depuis le 31 août sont concluants et doivent se poursuivre le temps d’assurer les ultimes mises au point».

    L’an prochain, ce sont quatre hydroliennes qui seront immergées, puis reliées par un câble au réseau électrique sur la terre ferme pour une mise en service attendue à l’automne 2012. L’objectif est de confirmer que la technologie des hydroliennes, encore balbutiante, est viable sur les plans technique, économique et environnemental. (crédit photo EDF & OpenHydro)

    Selon EDF, le potentiel électrique exploitable des hydroliennes est estimé entre 2,5 et 3,5 gigawatts (GW) dans l’Hexagone, soit environ 3 à 5% de la production actuelle d’électricité de la France.

  • http://ericjarrot.free.fr/ Eric

    Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la durée de vie d’un parc éolien est estimée à 20 ans.

    comme indiqué il s’agit bien d’une estimation…

    Quand le coût de maintenance augmente au fil des années il est préférable de remplacer le générateur et tous les organes soumis aux forces mécaniques.. nous manquons de retour d’expérience dans ce domaine. ..

    Certaines ne seront jamais amorties..
    http://environnementdurable.net/documents/html/accident-freycinet.htm

    Par contre ce qui est intéressant c’est les avis divergents sur la question
    http://www.youtube.com/watch?v=ZcuaZXPthn4&feature=player_embedded

    même avec l’éolien le risque zéro n’existe pas..
    http://www.adeva-villebeon.org/eoliennes/medias/accidents.php

  • http://ericjarrot.free.fr/ Eric

    Pourquoi Fukushima n’est pas comparable..

    parce que le risque sismique est beaucoup plus élevé en Fréquence et le niveau est très supérieur à celui de la France, je vous rappelle que l’échelle de Richter est exponentielle à chaque unité de mesure les effets sont doublés.

    parce que le risque de tsunami en France est nul.. à l’exception de la Méditerranée ou le risque existe mais sans effet réel hormis quelques inondations de terre sans importance.. (vague de quelques cm) rien à voir avec le Japon..

    parce que le nucléaire en France est géré par le pays 84% d’AREVA et 82% d’EDF c’est l’état lui-même..

    parce que les systèmes de flux dans les réacteurs sont séparés par des échangeurs de chaleur et qu’au Japon le circuit est unique..

    parce que les centrales nucléaires Françaises ont un combustible différent de celui de Tchernobyl..

    parce que nos centrales sont révisées sur des programme de maintenance préventive c’est pourquoi des arrêts de tranches sont obligatoires pour remplacer les organes avant que les pannes surviennent

    parce que la sureté des installations sont en perpétuelle évolution (programme de 600 000 euros prévu cette année) c’est des emplois non délocalisables.. c’est important à signaler, puisque certains ont du mal à comprendre que les énergies renouvelables viennent d’ailleurs (hors de France. éoliennes nord de l’Europe..photovoltaïque c’est la Chine en grande majorité)

    Au sujet de tourner la manivelle pour s’éclairer, ça fait sourire.. j’en ai deux chez moi, elles n’ont pas durées longtemps.. nous avons polluer la planète pour les fabriquer et pour finir dans les déchets électroniques au bout de quelques heures d’utilisation “normale”

    Franchement on parle de Mégawatts.. faut arrêter de dire n’importe quoi..

    Pour le négawatt.. nous en sommes loin.. très loin.. les gens pensent CT, et quand on leur parle d’investissement même avec une rentabilité ils s’en sauvent.. une petite portion franchi le pas.. ils sont un peu plus nombreux (heureusement) pour la maison passive, mais la majorité construisent des maisons de pavillonneurs (sur catalogue) et mal orienté pour la plupart..

    Beaucoup de chemin reste à faire, et la décroissance n’intéresse personne

  • dominique43

    Pourquoi “comparer Fukushima à nos centrales” est-il une grave erreur ?
    C’était une centrale de conception “moderne”, utilisant des combustibles qualifiés de fiables, dont du MOX fourni par la France.
    Le Japon n’est un pays totalitaire, ni arriéré (ou alors on nous l’a caché). Je crois même qu’on nous le citait en exemple voici quelques décennies.
    Et pourtant, quand un séisme qui était prévisible est survenu, la centrale est devenue incontrôlable.
    Alors, soit on accepte de repenser entièrement la conception des centrales, soit il faut admettre que nous sommes incapables de maîtriser l’énergie nucléaire, et, là, en effet, il faudrait renoncer à utiliser cette forme d’énergie.
    Quant à l’argument sur la durée de vie des éoliennes, il est tellement éculé que je me demande s’il faut encore rappeler que 15 ans est la durée d’achat de l’électricité au prix majoré, les éoliennes sont ensuite amorties et peuvent continuer à produire moyennant de simples opérations de maintenance.
    Et n’oublions pas que toutes les centrales, nucléaires, hydrauliques et autres ne sont pas opérationnelles à 100%.
    Je répète qu’avec des arguments techniquement erronés on va finir par tuer l afilière nucléaire simplement parce que les citoyens vont perdre toute confiance dans ceux qui la défendent.

  • Edouard

    On ne paye pas le vrai prix du courant nucléaire

    Aucune catastrophe que vous évoquez n’a des répercussions durant des siècles

    Aucun de procédés évoqués ne laissent des déchets pendant de siècles

    Votre caricature « couverture de la France” d’éoliennes ne mérite qu’un qualificatif  : débile. Mais je rajouterai totalement décrédibilisant.

    « Produire » des négawatts est une des pistes essentielles

    La production d’énergie à partir de “petites manivelles” qui alimentent lampes de poche, lampes de camping, radio, chargeur de portable, etc ? Ça n’est pas à négliger

    Pas plus que charger des “batteries” pendant qu’on roule en voiture.

    Les hydroliennes (pas les éoliennes en mer), surtout vu le nombre de kilomètres de côtes en France, sont encore une source essentielle : la marée c’est 24 heures sur 24. En distribuant si l’on peut dire la production le plus loin raisonnablement possible dans les terres.

    Une centrale nucléaire construite, conduite, entretenue et démantelée en toute sécurité pour les salariés et les voisins coûterait la peau des fesses et resterait à financer la gestion des déchets.

    NB. Nous ne sommes pas en démocratie, mais en médiocratie oligarchique.

  • http://ericjarrot.free.fr/ Eric

    La démocratie c’est permettre à chacun de s’exprimer.. qu’ils soient des verts. plus ou moins vert d’ailleurs.. mais également des avis différents sont toujours bon a entendre pour l’équilibre et se remettre en cause.

    Un forum dédié écologie ou pas ne doit pas y déroger…

    Les écolos parlons-en..

    il y a les écolos qui veulent des éoliennes, qui s’opposent aux écolos qui ne veulent pas défigurer le paysage..

    il y a les écologistes qui demandent l’arrêt des centrales nucléaires existantes
    qui achèteront l’électricité nucléaire du voisin 2 fois plus chère et provoquerons la mise en marche de centrales au charbon et au gaz, beaucoup plus polluant (GES et particules.. )

    il y a les écologistes pour les transports en commun et contre le TGV..

    on peut développer les cas facilement jusqu’à plus soif..

    Ce qu’il faut comprendre c’est que le fanatisme et l’extrémisme ne mène à rien.. empêcher l’autre de s’exprimer comme certains préconisent en fait partie, l’écologie c’est une manière de vivre, l’écologie c’est des gestes simples pour chacun d’entre nous pour réduire notre emprunte carbone, mais l’écologie devient politique pour les grands choix de société.

    Demandez l’avis au Français pour le nucléaire, alors qu’il n’y comprennent rien, serait une erreur majeur..

    ils sont favorable à la sortie du nucléaire, mais quand on leur dit que le prix va augmenter de manière significative (ce qui est vrai), ils veulent le conserver…

    Comparer Fukushima à nos centrales est une grave erreur…

    Réduire de moitié notre consommation (solution pour réduire la part du nucléaire EELV) c’est un doux rêve car cette consommation est en constante augmentation.. (hors effet de crise économique)

    Réduire la part du nucléaire au moment du “pic-oïl” serait la pire des choses pour notre économie..

    Les risques en matière d’énergie sont bien réels..
    - charbon morts dans les mines.. les particules émises.. l’augmentation GES des milliers de morts chaque années..
    - l’hydraulique tue.. (ruptures de barrages….) 20 000 morts..

    >> Les énergies renouvelables c’est bien, mais c’est pas suffisant..
    – injecter des productions d’énergies “aléatoires” c’est possible seulement et grâce au nucléaire..
    – Le mixte des énergies est en plein développement (grâce au grenelle) et la part du nucléaire baisse mécaniquement..
    – Une éolienne a une durée de vie de 15 ans, et un amortissement de 7 ans.. tenez-en compte dans vos calculs.. le démantèlement également n’a pas été pris en compte sur les premiers champs éoliens, elle pourrissent sur place.. trop de vent.. pas assez de vent.. c’est production zéro.. le taux de charge en France c’est 23%.. autrement dit il faut à puissance espérée égale, 4 fois plus de puissance installée entre le nucléaire et l’éolien.. les éoliennes sont fabriquées hors de France.. vous voyez que beaucoup de choses sont à prendre en compte.. et je n’ai pas développé l’aspect financier..

    Ce que je sais, c’est que les énergies renouvelables il en faut mais pas trop, en 2011 l’impact du prix de rachat d’une part photovoltaïque 5 fois plus cher que le prix de vente au consommateur final (0,58 euro vs 0,11 euro) est estimé à 90 euros d’augmentation pour le consommateur et 120 euros pour celui qui se chauffe électriquement…

    L’impact financier compte pour votre porte-monnaie (intérêt personnel).. mais devrait compter plus pour votre économie (intérêt général) parce que lorsque nos entreprises verront leur facture doubler voir tripler leur coûts de production en augmentation causera leur mort inéluctable… La France en friche industrielle.. La Chine est en plein développement dans le nucléaire.. le plus grand barrage du monde est en Chine…

    En résumé.. il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet, il y a beaucoup de choses à lire également et c’est bien.. nous avons besoin…

    extrait de cette page :
    http://ericjarrot.free.fr/petit-eolien-carte-des-vents-France.html

    Et pour terminer voici un petit calcul :

    Sachant qu’en France, le parc nucléaire est actuellement composé de 58 réacteurs en fonctionnement (62400 MW), dont 34 réacteurs d’une puissance de 900 MW, 20 réacteurs de 1 300 MW et 4 réacteurs de 1 450 MW. Ces réacteurs sont répartis sur 19 centrales nucléaires en exploitation… combien d’éoliennes faudrait-il installer pour se passer du nucléaire en France ?

    Réponse : on peut dire que les éoliennes installées actuellement ont une capacité proche de 2MW, donc 30 000 éoliennes permettraient d’avoir la même puissance en théorie, mais une éolienne ne tourne que 25% du temps (taux de charge 23% exactement), les +/- 30 000 éoliennes seraient pour un rendement 100 % donc on peut multiplier par 4 ou 5 au moins, donc il faut absolument avoir d’autres moyens de production si non c’est la bougie… Bref, c’est aussi une utopie de croire qu’on peut remplacer le nucléaire par des éoliennes. Les politiques qui disent le contraire devraient éviter de prendre les Français pour des perdreaux de l’année !

  • dominique43

    Peut-être faudrait-il modifier notre vocabulaire dans ce domaine et parler, d’une part d’écologues, qui sont des gens qui font de l’écologie, science naturelle qui s’intéresse aux rapports entre les différentes espèces.
    On parlerait alors d’écologisme, pour désigner la doctrine philosophico-politique que pratiquent les écologistes.
    Quant à ceux qui voient leur écologie comme une religion, divisée en diverses sectes, guidées vers le bonheur par des gourous infaillibles, je dois reconnaitre que je manque de créativité pour leur trouver un nom.
    L’écologie ne peut exister sans un fondement scientifique, ou alors elle doit changer de nom.

  • Edouard

    Quelles conditions faut-il remplir depuis combien de temps pour avoir le droit légitime et honnête d’être qualifié d’écolo ?

    Quel train de vie doit-on avoir ?

    Que doit-on catégoriquement refuser de faire ?

    Qui décerne le brevet d’éco-citoyen logique ?

    Quoiqu’il en soit ne confondons pas éGologiste avec éCologiste

  • rene

    Un écolo pro nucléaire qui parle des déchets à vie courte et très longue qui posent le moins de problèmes.
    Les déchets qui posent réellement problème sont le plutonium et les actinides mineurs http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Spent_nuclear_fuel_decay_sievert.jpg
    S’il en avait parlé il aurait pu évoquer les centrales de 4me génération qui sont censé brûler ces déchets .
    Article incomplet et trop angélique vis à vis du nucléaire.

  • Marsupi

    Dans un pays comme la Belgique où l’électricité est à 51 % nucléaire, le coût de production de l’électricité est supérieur à celui de l’Allemagne (c’est le prix hors taxes qui correspond au coût de production)

    > http://energeia.voila.net/electri/taux_nucle_prix.htm

    D’autre part, le CO2 (équivalent CO2 pour être exact) par habitant est à peu près identique entre la Belgique et l’Allemagne ! Dans cette histoire, l’électricité ne compte pas pour beaucoup.

  • dominique43

    Je crains que le nucléaire ne soit amené à reprendre la phrase : “gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge!”.
    Comment peut-on oser écrire : “en France pas d’accident ou de fuites radioactives depuis 50 ans…” quand les différents incidents des cinq dernières années sont encore dans les esprits!
    Le nucléaire n’est pas parfait, certes, et c’est un procédé qui doit être mis en œuvre avec prudence et précautions, mais il peut encore être utile.
    Nier grossièrement tout risque est du pain béni pour les opposants.

  • Edouard

    Alors que les déchets radioactifs sont contrôlés et maîtrisés : en France pas d’accident ou de fuites radioactives depuis 50 ans…

    Cet aveuglement fanatique vous décrédibilise

    Il y a eu diverses fuites. Vous en avez peut-être respiré les “effluves” sans le savoir où que vous soyez en France continentale

    Tapez vite GSIEN.

  • Edouard

    Vous touchez combien pour cette éloge de fan ?

    Vous avez suivi ma suggestion au moins ?

    Vous assumez la mort des intérimaires surirradiés ?

    Il fera quoi votre Saint Bruno quand une centrale française, il ira s’exposer pour “éteindre …… l’irradiation. C’est pas un incendie

    Votre autoaveuglement est ridicule, il faut sortir réalistement le plus vite possible

    Et installer au plus vite des hydrolienns pour la consommation des habitants voisins des côtes françaises importantes en kilométrage selon une profondeur la plus lointaine possible dans nos terres. Ça sera déjà çà de compenser, en plus de la “production” de Négawatts qui créera des emplois aussi.

  • Alexandre

    En effet, le CO2 et autre polluants on les rejete dans l’air sans les contrôler.

    Alors que les déchets radioactifs sont contrôlés et maîtrisés : en France pas d’accident ou de fuites radioactives depuis 50 ans…

    Saviez-vous qu’une tonne de charbon irradie 3000 Bq ? Et une centrale moyenne en consomme plusieurs dizaines de milliers de tonnes par jour. Alors où est la rationalité dans ce débat ?

  • Nigon

    Plus écolo que Bruno? Peut-être, mais c’est difficile. Plus honnête que Bruno -intellectuellement, moralement, socialement-? Sans doute, mais j’aimerais en rencontrer. Plus rigoureux que Bruno en ce qui concerne la rigueur des informations et des sources scientifiques? Rare! Bien sûr, on insiste plus sur les arguments favorables, mais il serait injuste de penser que Bruno ne pèse pas de tout son poids pour faire évoluer le nucléaire vers toujours plus de sûreté, ce qui est la démarche la plus fréquente au sein de la communauté nucléaire.
    Plus mensongères que les allégations de nombreux opposants? difficile à trouver; on est proche du “négationnisme” dans les accusations injustifiées portées contre le nucléaire. Relire Hans Jonas, instigateur de l’écologie politique est édifiant; nombre de philosophes qui s’y sont attelés ont conclu au risque de dérive totalitaire; d’ailleurs, on y lit “qu’il ne faut pas hésiter à mentir pour convaincre”. Dont acte.
    Quant à traiter les supporteurs du nucléaire d’irresponsables ou d’assassins, il y a matière à s’indigner; à quand les progroms?

  • Edouard

    Si vous avez la crédulité de faire confiance au discours officiel relayé par ce monsieur, après avoir lu le dossier du Canard enchaîné , tapez GSIEN

    Les risques sont trop gros pour des générations

  • kranzer

    Comme pour tout, il faut de l’équilibre. Les “anti” doivent inciter les “pour” à d’avantage de vigilance et une amélioration de la sécurité, du traitement des déchets… En cela, saluons quand même le travail de Greenpeace qui a montré que des personnes pouvaient pénétrer sur des sites hautement sécurisés!
    A l’inverse, arrêter le nucléaire aujourd’hui est un non sens absolu.
    Incitons ou obligeons plutôt les gens à moins de dépenses énergétiques, moins d’éclairage, moins de voyage, moins de climatisation…

  • leon

    Je suis surpris de vous voir interviewer ce personnage. Erreur de jeunesse je présume. Vous vous seriez penché sur sa biographie que vous l’auriez laissé là où est sa place. Dans une soufrière.

  • dupond

    bonjour
    le nucléaire pas polluant
    100 ans d’électricitée environ 30 de nucléaire plusieurs milliers d’années
    sur plusieurs milliers de kilomètres carrés pollués heureusement que le nucléaire est propre sinon je serais soucieux.

  • http://jean.teremetz.free.fr Jean Vladimir Térémetz

    Bonjour

    Les égarements mathématiques des scientifiques actuels (“relativisme”, puis “quantisme”) les ont amenés à construire un “Grand Collisionneur de Hadrons”, “LHC”, qui, pensaient-ils, “allait enfin leurs apporter la compréhension de l’univers”.
    Ce “collisionneur” qui a coûté plus de huit milliards d’euros, n’est en fait qu’une énorme et monstrueuse machine à pulvériser les atomes et ces scientifiques, comme des gosses qui ne pourront jamais comprendre comment est fait le jouet qu’ils pulvérisent à grands coups de marteau, ne pourront jamais comprendre ce qu’est l’univers.
    Le présent ouvrage, qui lui, explique enfin ce qu’est réellement, concrètement l’univers et comment il fonctionne, vaut donc déjà plus de huit milliards d’euros :

    http://www.liberes-des-mathematiques-savoir-enfin-ce-qu-est-l-univers.net

    Ce LHC, d’une part, n’est pas plus dangereux qu’un individu qui aurait décidé de pulvériser tous les grains de sable du sahara, un par un, et d’autre part les “trous noirs” n’étant également que produit d’égarement mathématique et n’existant nulle part ailleurs que dans les cerveaux de ceux qui les ont inventés, ce LHC n’est donc tout au plus capable que d’augmenter ces mêmes “trous noirs” dans ces mêmes cerveaux, et c’est tout.

    Bien cordialement Jean Vladimir Térémetz

  • http://enviro2b.com MHRE

    Mr Comby est peut être de mauvaise foi et manipulé, mais dans ce cas il est loin d”être tout seul. Mille fois hélas.
    Car entre les peurs savament entrenues et les fausses vérités qui croire?
    En tout cas merci pour la lampe à pétrole, j’ai déjà donné.

  • Edouard

    M.Combi nous ressasse son credo depuis “des siècles”

    Ça rapporte ?

    Il est bien jeune sur la photo

    “L’AEPN , l’association que j’ai créé et qui regroupe aujourd’hui 10.000 membres et signataires dans 60 pays est attachée au nucléaire”

    Il faut être subtil quand on dit n’importe quoi .

    Moi, qui suis réellement un écologiste depuis longtemps et qui manifestais déjà Grravelines en 1975, j’aurais eu l’intelligence malhonnête d’écrire quelque chose comme

    L’AEPN , l’association que j’ai créé et qui regroupait 10 027 adhérents au 1er décembre dans 61 pays est attachée au nucléaire

    Ça faisait moins gros mensonges.

    Vous seriez bien incapable de le prouver

    Et Enviro2b aurait t dû l’exiger avant de vous offrir cette tribune

  • christian

    Pour construire les centrales, est-ce zéro carbone ? pour les démanteler, est-ce zéro carbone ? pour extraire l’uranium, combien de carbone rejeté dans l’air sans compter les pollutions de toute sorte ? demandez aux gens d’Arlit au Niger, les pollutions incroyables dans l’environnement ? et que dites vous, Monsieur Comby de la pollution de la nappe phréatique du massif de l’Aïr au Nord d’Agadez par de la radioactivité. Pire, dans 20 ans, cette nappe d’eau sera asséchée. Et, où irons la population de cette zone ? Accepterez vous de les recevoir en France après avoir rendu leur territoire invivable ?
    pour les refroidir, on utilise de l’eau qui se réchauffe et que fera t’on en cas de canicule et augmentation prévisible de la température de 3 à 5° C d’ici 50 ans ou plus? assisterons nous à la fonte d’un réacteur faute d’eau pour les refroidir en cas de sécheresse en France ? d’un point de vue statistique, il faut s’attendre à une catastrophe majeure en France comme au Japon prévisible dans les 30 ans qui viennent même si en France, on assure qu’elles sont les plus sûres du monde. Mon oeil car des gens s’y sont introduit hier. Bref, c’est plutôt vous le terroriste intellectuel pseudo écologiste.
    Enfin, prétendre qu’il n’y a pas de problème liée à la gestion des déchets alors qu’on ne sait pas comment les traiter, cela frise l’escroquerie intellectuelle ou la politique de l’autruche ! Tant pis pour les générations futures ou après moi, le déluge ! et, vous ne vous posez pas la question que l’on peut réduire notre consommation énergétique (et, donc, électricité) d’un facteur 2 à 4 sans trop de problème si on le veut d’après le scénario Négawatt. Mais, là, il faut un minimum de volonté politique et de choix de société.

  • CEDRA

    A quand l’honnêteté au pouvoir ?

    Pas un problème les déchets du nucléaire ? Demandez donc aux populations que nous sommes, entre les poubelles de Bure (“vendue” comme un “laboratoire”) et Soulaines, Morvilliers…

    Solution que de stocker en surface ces poisons pendant 300 ans, au bas mot (combien de durée de toxicité le plutonium mélangé à ces déchets dits “à vie courte” ?). Et ils vont rester là, bien sagement, pendant tout ce temps ?

    Solution que d’enfouir les pires de ces déchets, infâme cocktail dont la toxicité va courir sur des milliers de générations ? Si l’enfouissement ne se résume qu’à un pari sur l’avenir (et il faut croiser fort les doigts), à Bure il s’apparente à un crime au vu de la géologie réelle du site.

    Quant au dit retraitement du combustible usé, informez-vous des vrais chiffres, et de l’imposante pollution atmosphérique/maritime engendrée !

    Anonner des inepties picorées ici ou là s’avère pitoyable dans un sujet aussi lourd de conséquences, essentiellement pour celles et ceux qui vont nous succéder ? Notre engagement n’est pas environnemental, il est ETHIQUE

  • dominique43

    Ce qui m’effraie dans ce débat, c’est que les arguments échangés mettent systématiquement en cause l’honnêteté intellectuelle du parti adverse, alors qu’on est dans un domaine où on devait trouver des scientifiques conscients des avantages et des inconvénients de chaque filière, mais aussi conscients des limites des connaissances actuelles.
    Les avantages du nucléaire sont bien là, mais on ne peut pas nier que Tchernobyl et Fukushima avaient été conçues avec le degré maximum de fiabilité et que les accidents qui sont survenus étaient “inimaginables”.
    Si nous ne faisons pas un examen critique de l’état de nos connaissances et de nos ignorances, nous ne pourrons jamais avancer.

  • Jeff

    Merci pour cet article fort intéressant et “enfin” dénué de l’engluement politique dans lequel s’est plongé le parti des verts. Plus les scientifiques donneront d’explications argumentées telles que celles-ci et mieux nous pourrons nous faire une idée de la réalité écologique du nucléaire. Nos ignorants de verts comptent sur les peurs du bon peuple pour faire passer leur message soit disant de sagesse. Ils font sans s’en rendre compte, du populisme au même titre que certains autres partis…suivez mon regard. Ce terrorisme médiatique que nous impose Greenpeace, comptant au passage sur la même ignorance de nos médias qui souvent ne font que répéter les mêmes poncifs, va je l’espère un jour prochain se retourner contre ses auteurs. Monsieur Moore a eu le courage de sortir de ce mouvement contre vent et marée.
    Oui, il faut intégrer le traitement des déchets, oui il faut intégrer le démantèlement des vieilles usines , et tout cela nous savons le faire et nous l’améliorerons. Greenpeace doit absolument se concentrer sur la réduction des GES et en faire son dogme. Greenpeace va être confronté au Pb de l’eau sur toutes les régions de la planète, Greenpeace doit se concentrer sur la répartition de la nourriture dans le monde et s’attaquer aux spéculateurs qui assèchent certains marchés de matière 1ère pour faire monter les cours. Je ne les ai jamais vu s’installer devant la porte de certains traders bien installés à Genève. Et bien d’autre sujets plus embarrassants que le nucléaire car il s’agit là de la survie actuelle de millions de gens et d’enfants. Ré humanisez votre action et vous serez au coeur du sujet, plutôt que d’entrer par effraction dans nos centrales nucléaires…sans aller jusqu’au coeur …du sujet.
    Sincèrement

  • Geologue

    Il n’y a pas de problème en ce qui concerne la gestion des déchets nucléaires : il y a seulement à choisir la solution.
    En fait, pour les HAVL, elle est choisie, sous réserve que le projet Cigeo de stockage souterrains des déchets de haute activité et à vie longue soit validé.
    Voir le site http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-solutions-de-gestion/concevoir-un-centre-de-stockage-pour-les-dechets-ha-et-ma-vl-84.html).
    Effectivement, un des grands arguments des anti-nucléaires est “qu’il n’y a pas de solution pour gérer les déchets” nucléaire. Ils rajoutent ensuite : quand on aura arrêté le nucléaire, alors on votera démocratiquement pour choisir comment les gérer.
    Je ne sais pas bien si la démocratie (que j’appelle de mes vœux) garantira à long terme que la solution choisie sera la bonne. Cela voudra seulement dire qu’une majorité se sera mise d’accord pour faire un choix.

  • dominique43

    Le stockage souterrain des déchets nucléaires est-il opérationnel ?
    Je crois qu’on en est encore au stade des recherches en vue de déterminer la faisabilité.
    Les déchets nucléaires sont-ils “biodégradables” : cela voudrait dire que les transuraniens peuvent être intégrés dans des organismes vivants et ramenés à l’état d’éléments non radioactifs.
    Je ne suis pas un opposant au nucléaire, mais on ne peut pas promouvoir une forme de production d’énergie en assenant des contre-vérités scientifiques et techniques. C’est une forme de communication qui est contre-productive. J’en ai fait l’expérience lors de l’épisode Tchernobyl où les communiqués officiels ont détruit en quelques jours une relation de confiance que nous avions mis des années à établir avec les riverains de recherches minières.
    Bien sur que le nucléaire peut encore avoir un rôle dans la production énergétique, mais ce choix doit être fait en prenant en compte tous les avantages et les inconvénients des différents moyens de production, pas en voulant l’imposer “au nom de la grandeur de la France” ou de tout autre principe de droit divin.

  • Berthy

    Le Canard enchainé avait dévoilé les liens de ce monsieur avec l’industrie nucléaire. http://leblogdujuriste.blogspot.com/2011/03/bruno-comby-le-mongolien-du-nucleaire.html

    Il nous ressort tous les poncifs du lobby nucléaire :

    Le facteur “1 millions” !! Comme s’il ne fallait pas extraire des millions de m3 de terre pour récupérer les quelques grammes d’Uranium.
    Les déchets nucléaires ne sont pas un problème (c’est pour cela qu’ils s’entassent depuis des dizaines d’années en attendant que le trou de Bure soit assez grand pour les y enfouir).
    Les déchets nucléaires sont recyclés (et mon cul c’est du poulet ?).
    Les catastrophes de Fukushima et Tchernobyl ne sont pas des désastres écologiques (bien au contraire ?).

  • MR. Bruntland

    Enfin une approche de l’écologie (la science de l’habitat) qui ne soit pas dogmatique. Des faits, des chiffres, qu’il appartient à chacun de contester ou de nuancer, mais pas de dogmes surannés qui n’ont pas bougé depuis 40 ans.

    @dominique43, relisez l’interview, il explique les déchets. Quel est votre point de vue scientifique sur cette question ?

  • dominique43

    Comment peut on oser écrire que le problème des déchets nucléaires n’est pas un problème!!!