Gaz de schiste : « difficile d’être optimiste vu la détermination du législateur »

Publié par le 5/09/11 dans la catégorie Interview. Surveiller les réactions RSS 2.0. Les réactions sont closes.

Olivier Gantois, délégué général de l’Ufip (Union Française des Industries Pétrolières), et Bruno Ageorges, secrétaire général de la chambre syndicale de l’exploration production (CSEP) évoquent les conséquences de la loi sur le gaz de schiste promulguée en juillet dernier, sur la filière et les éventuelles alternatives à la technique de la fracturation hydraulique, désormais interdite en France.

Plus d’un mois après la promulgation de la loi interdisant la technique par fracturation hydraulique, quel est l'avenir de la filière du gaz de schiste en France ?

Olivier Gantois - A court terme, les pouvoirs publics doivent dérouler le processus prévu dans la loi. Concrètement, le Bureau Exploration-Production des Hydrocarbures (BEPH) a demandé aux détenteurs de permis d’exploration en France de lui remettre un rapport d’ici le 13 septembre, et l’Etat aura un mois, c’est-à-dire jusqu’au 13 octobre, pour publier au JO la liste des permis abrogés. Les opérateurs en question doivent expliquer le programme d’exploration qu’ils comptent mettre en œuvre, sans utiliser la technique de la fracturation hydraulique.

Justement, au cœur de la polémique sur le gaz de schiste, c’est bien la technique de fracturation hydraulique qui pose problème, existe-t-il des alternatives crédibles ?

Olivier Gantois - Il existe d’autres techniques qui permettent d’acquérir de la connaissance sur la nature du sous-sol. Il n’est donc pas du tout impossible que certains opérateurs proposent des techniques alternatives, pour ceux qui avaient prévu d’utiliser la technique de la fracturation hydraulique, car ce n’était pas le cas de tous les détenteurs de permis d’exploration.

Concrètement, quelles sont ces techniques alternatives ?

Bruno Ageorges – Il est certain qu’à partir du moment où la loi a interdit l’emploi de la technique de la fracturation hydraulique, les conditions de développement de l’exploration des hydrocarbures de schiste ont été fortement remises en cause. C’est la technique  utilisée dans des pays comme les Etats-Unis qui ont développé l’exploitation de ces hydrocarbures.

Il existe cependant d’autres techniques qui commencent à être employées outre-Atlantique, comme la fracturation au propane. Encore au stade expérimental, il existe également la technique dite de l’arc électrique. Malgré l’existence de ces techniques alternatives, à court terme, le développement de l’exploitation du gaz de schiste repose sur la combinaison de techniques connues comme du forage horizontal et de la fracturation hydraulique.

L’impossibilité d’utiliser cette technique depuis la loi de juillet dernier hypothèque fortement le développement éventuel de l’exploitation du gaz de schiste en France. S’agissant de l’exploration, à part des techniques comme celle du carottage, ça ne pourra pas aller beaucoup plus loin.

Au regard des connaissances actuels, l’exploitation du gaz de schiste est-elle envisageable à court terme, sans utilisation de cette fracturation hydraulique ?

Olivier Gantois – C’est difficilement envisageable s’agissant de l’exploitation, même s’il est possible de mieux connaître la nature du sous-sol par des techniques conventionnelles. L’autre aspect de la loi de juillet dernier, c’est la création d’une commission nationale d’orientation chargée de l’évaluation des techniques existantes et des techniques nouvelles, qui doit permettre d’envisager des perspectives pour l’avenir.

L’exploitation du gaz de schiste pourra-t-elle être à l’avenir « propre », c’est-à-dire sans dégât pour l’environnement ?

Olivier Gantois – A tout le moins, il est possible d’envisager des conditions opératoires de nature à mieux garantir le respect de l’environnement, sachant que certains estiment que les conditions actuelles ne sont pas réunies. Au-delà, on peut imaginer une évolution de ces techniques.

Quand est-il envisageable de disposer de techniques « propres » ?

Olivier Gantois – On raisonne là à moyen terme. Il faut que cette commission soit constituée, et qu’elle commence à travailler. La loi prévoit justement qu’un rapport annuel soit présenté devant le Parlement, sur l’évolution des techniques, ce qui pourra constituer un point d’étape dans un calendrier. Un premier rapport est attendu pour juillet 2012.

On vient de voir que les estimations sur les importants gisements américains viennent d’être revues à la baisse, quel est le potentiel estimé des ressources françaises ?

Olivier Gantois – Le législateur a choisi de ne pas nous laisser estimer ce potentiel directement en sous-sol. Tant qu’on ne pourra l’évaluer précisément, on ne pourra pas donner de chiffres fiables. Selon des projections de modélisation de l’agence américaine EIA, la France et la Pologne seraient en Europe, les deux pays les plus prometteurs.

Comment expliquez-vous la forte opposition mobilisée en France contre l’exploitation du gaz de schiste ?

Olivier Gantois – Il est certain que nous n’avons pas suffisamment communiqué, même si des rencontres ont été organisées sur le plan local avec les opérateurs. Mais manifestement, cela n’a pas été suffisant, et on le prend pour nous.

Pour le reste, de notre point de vue, le sujet a été traité de façon presque émotionnelle. A l’avenir, nous souhaiterions que le sujet puisse être traité de manière plus factuelle, que les risques éventuels soient identifiés, et qu’on réfléchisse à des solutions pour les diminuer.

La question environnementale mise à part, qu’apporterait à la France et aux Français une telle exploitation dans l’hexagone ?

Olivier Gantois – Au-delà de l’activité économique elle-même qui crée de l’emploi et de la valeur ajoutée, il y a un intérêt d’un point de vue de l’approvisionnement énergétique et de l’indépendance énergétique de la France. Même si on ne connaît précisément le potentiel des gisements français en gaz et en pétrole, la France important 99% de son pétrole et 98% de son gaz, ces productions autochtones viendraient réduire légèrement les importations et donc réduire la dépendance énergétique de la France, quelques soient en parallèle les efforts en terme d’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Malgré cette loi et cette opposition mobilisée, cette filière a –t-elle un avenir en France ?

Olivier Gantois – Nous avons du mal à être optimistes vu la violence et la détermination du législateur. Un certain nombre d’opérateurs a décidé de fracturer ailleurs si j’ose dire. L’enjeu, s’il y en a un, c’est de convaincre ces opérateurs qu’il a un avenir pour cette filière en France.

Bruno Ageorges – Il faut rappeler que la production d’hydrocarbures en France a une soixantaine d’années, et les conditions dans lesquelles ses activités se sont exercées ont toujours été bien acceptées. La filière française dont on parle est plutôt une extension d’activités déjà présentes sur le territoire. Au fond, avec le gaz de schiste, nous sommes dans la continuité de l’activité pétrolière, de la technologie, et du progrès constant exercés en matière de recherche et développement des hydrocarbures.

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12 réactions pour “Gaz de schiste : « difficile d’être optimiste vu la détermination du législateur »”

  1. Dominique43 dit :

    Restons calmes et ne jetons pas le bebe avec l’eau du bain.
    Les hydrocarbures de roches-meres existent. Ils sont presents dans le sous-sol depuis des millions d’annees.
    Leur exploitation sera possible un jour par des techniques respectueuses de l’environnement ; du moins on peut l’esperer. Alors ayons encore un peu de patience et nous serons bien heureux d’avoir ces hydrocarbures quand nous aurons epuise toutes nos autres ressources.
    Voir mon article sur le site moins2watt pour plus de details.

  2. JFK dit :

    Pas suffisamment communiqué! Et pour cause, l’objectif était de démarrer des projets d’exploitation en catimini, au profit semble t’il de quelques détenteurs de permis d’exploitation, proche du gouvernement, en toute opacité, des procédés de république bananière, dans une démocratie moderne et civilisée.

  3. JFK dit :

    Si il n’y avait qu’un souci de bilan énergétique, la fracturation consiste à injecter des milliers de m3 d’eau sous forte pression, chargés de produits chimiques, dont personne ne connait réellement la nature, secret industriel oblige, on sait seulement qu’une partie est retraitée lors du pompage, mais que de nombreuses traces des résidus connus restent présentes dans le sous-sol. L’absence d’information sur la nature des produits utilisés ne permet pas de réaliser des analyses complètes, mais les traces de ses produits se retrouvent dans la nappe phréatique, comme une partie du gaz…

  4. C-lyne dit :

    N’en avez-vous pas marre d’être gouvernés par le tout profit ? Que des multinationales polluent une planète sans être pour le moins inquiétés ? Que les maladies graves en découlent et déciment vos proches ?
    Je vis dans l’Ain à 7 km de la Centrale nucléaire du Bugey vieille dame et à Blyes (7 km) d’une autorisation d’exploitation du gaz de schiste… près d’une rivière classée comme l’une des plus naturelles, un confluent zone Natura 2000.
    Oui, je n’ai pas envie qu’il y ait encore plus de mal de fait. Je suis partisane du « Mieux vaut prévenir que guérir ». Oui, je suis convaincue que l’on peut s’en passer et qu’avec ce même argent à dépenser pour cette exploration, il serait opportun de l’utiliser à la recherche d’énergies renouvelables et non fossiles.
    Mais à quoi bon ! D’après les commentaires précédents, les « écolos » ne peuvent « débattre intelligemment » . Ils sont classés définitivement dans la classe des naïfs, des limités, voire un brin « benêts » à tenter de s’ériger contre certains lobbies tout puissants.

  5. Thiery L dit :

    .
    .
    Et la pollution des eaux souterraines par le Méthane : quand est-il ???
    .
    .

  6. DUGENDRE MARC dit :

    GAZ DE SCHISTE :

    Les lois : Vote ; Réalisation ; Application ; Mais surtout leurs multiples et diverses INTERPRETATIONS.

    Voilà ce que je peux dire sur cette question environnementale et énergétique après y avoir travaillé quelque peu :

    1 : Il faut reprendre les textes de la convention Aarhus qui n’ont pas été respectés :
    Cette convention concerne le droit de savoir, le droit de participer, le droit d’accès à la justice, les droits environnementaux pour le 21° siècle. Tous ces textes ont été votés en juin 2006.
    Ce vote a de plus été confirmé en 1992 lors du « SOMMET DE LA TERRE » ou les gouvernements ont adopté la « DECLARATION DE RIO » et dont le principe N° 10 stipule :
    « La meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés ».
    Cette convention est entrée en vigueur et établie sous les auspices de la CEE-ONU.
    La convention Aarhus crée donc un cadre juridique unifié qui garantie un ensemble solide de droits aux citoyens d’Europe et d’Asie centrale.

    2 : Il faut revoir le code minier :
    D’ailleurs, la proposition de loi, qui sera examinée le 6 octobre 2011 (voir explications ci-dessous) prévoit de modifier le code minier afin « d’assurer plus de transparence ».
    Il est vrai qu’il faut modifier l’article 68.9 du code minier. (Modification de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 art 240) en obligeant une information du public : enquêtes publiques, sauf les cas prévus par l’article 68-10).
    On est en train de se faire piéger :
    TRES IMPORTANT DANS LE CODE MINIER :
    Une autorisation d’expérimentation est valable 5 ans avec possibilité de proroger deux fois (soit 15 ans).
    Le code minier permet également de vendre les produits de l’expérimentation…
    Donc nous sommes dans le cadre d’une exPLOration qui devient une exPLOItation déguisée…

    3 : Il faut consulter l’argumentaire B.A.P.E. (Bureau Audiences Publiques sur l’Environnement)
    Des experts du ministère de l’écologie du Québec ont examiné avec soin le dossier du gaz de schiste, et ont créé de nombreux textes que nous nous devons d’étudier avec précision, afin de ne pas faire les mêmes erreurs qu’au Québec. Revoir très en détail les questions DQ4 ; RDQ4 1 ; RDQ 4 2 et DQ8 ; RDQ8 1 qui sont très importantes

    4 : Il faut revoir les permis accordés
    Je me suis également aperçu que ces divers permis accordés l’an passé et signés par Mr BORLOO (et son chef de cabinet qui est maintenant Préfet Rhône Alpes) ont été accordés sans appel d’offres, et sont donc irréguliers.
    Cette faille permettrait sans doute de les annuler simplement et sans dédommagement…
    Les Sénateurs et les députés ont-ils vu tout cela ?????

    A NOTER :
    Le sénat avait l’intention le 30.06.2011 de saisir le conseil Constitutionnel :
    Si le conseil avait donné son aval… la loi en cours aurait été bien sûr annulée et, on reviendrait à la précédente loi, soit :
    Ä Autorisation de l’exploration et exploitation du Gaz de Schiste par quelque méthode d’extraction que ce soit.
    Si cette saisine avait été acceptée par le Conseil Constitutionnel, nous en reviendrions au point de départ, car la loi existante serait de ce fait annulée.
    Cette marche arrière aurait pu s’avérer très dangereuse dans cette affaire. Une nouvelle loi plus restrictive et plus catégorique devrait se voter en remplacement de la précédente.
    Le fait d’avoir abandonné le 30.06.2011 cette saisine s’avère, je crois, un bon choix.

    TRES IMPORTANT : Veuillez noter :

    Il y aura toujours un moyen de contourner la loi :
    La fracturation hydraulique pour trouver du Gaz de Schiste devient interdite !!!!!!!!!!!
    Les chercheurs sont maintenant au centre du débat :
    Sachez qu’ils ont déposé deux brevets en mars 2011 sur les méthodes alternatives à la fracturation hydraulique, la FRACTURATION par ARC ELECTRIQUE.

    Une autre, brevetée et commercialisée de manière très limitée pour le moment par une entreprise canadienne, consiste à REMPLACER L’EAU par du PROPANE
    TOTAL informe également qu’il pourrait ainsi procéder à un simple CARROTAGE VERTICAL opération de recherche qui reste autorisée par la loi.
    Il y a encore une autre formule de fracturation, celle dite de FRACTURATION PNEUMATIQUE qui consiste à injecter non pas de l’eau mais de l’air comprimé dans la roche mère afin de la désintégrer.
    Toutes ces techniques feraient courir les mêmes dangers à l’environnement et à la santé humaine avec comme conséquence irrémédiable : La disparition des sources, des nappes phréatiques endommagées, des glissements de terrain et même comme en Angleterre récemment (juin 2011) des mini tremblements des terre.

    Car en fait c’est la fracturation tout court qui pose problème car elle met en contact toutes les couches géologiques qui des plus profondes jusqu’au supérieures contenant les nappes phréatiques deviennent ainsi altérées et polluées.

    Et puis, pourquoi, après tout ne pas envisager d’extraire d’autre énergie dans notre sol ??????????
    Les Huiles lourdes, sables bitumineux : Cette roche sableuse qui est imprégnée d’un pétrole très lourd et visqueux, incapable de s’écouler dans un puits. Ces sables non accessibles pour les récupérer nécessitent une injection (vapeur d’eau) pour les faire s’écouler dans un puits.
    A noter : Des sollicitations de puits par des entreprises sur ce genre d’exploitation ont été sollicitées (en juin 2011) dans une commune d’ARDECHE pour des percements après les vendanges de septembre 2011.

    Et tout cela, n’est il pas intéressant pour nos pétroliers qui peuvent ainsi sans problème contourner la loi ?????

    Cependant tout n’est pas terminé législativement : Une proposition de loi, qui sera examinée le 6 octobre 2011 en séance publique vise donc à interdire purement et simplement toute exploration et exploitation d’hydrocarbures non conventionnels. Elle propose également d’abroger les permis exclusifs de recherche des huiles et gaz de schiste et prévoit de modifier le code minier (voir ce que j’ai mentionné au début) afin « d’assurer plus de transparence »

    La loi (n°2011-835) du 13.07.2011 a été publiée le 14.07.2011 elle s’appuie sur la Charte de l’environnement de 2004 et sur le principe d’action préventive et de correction prévu à l’article L110-1 du Code de l’environnement, pour interdire sur le territoire national ce type d’exploration et d’exploitation.
    L’article 2 porte création de la Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.
    Elle a notamment pour objet d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.
    Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public.
    Certes, c’est bien !!!!! Mais qui va être choisi et qui choisira la composition de ces commissions ??????????

    De plus, le fait de procéder à un forage suivi de fracturation hydraulique de la roche sans l’avoir déclaré à l’autorité administrative est passible d’une peine 75.000 euros d’amende.
    Veuillez noter que cela représente un montant tellement dérisoire pour des sociétés gérant des millions d’euros !!!

    A savoir :

    Il y a eu beaucoup de constitution de collectifs « NON AU GAZ DE SCHISTE »
    Ces collectifs pour la plupart on aucun pouvoir revendicatif : POURQUOI ??????

    Le Journal officiel du 13 juillet publie un nouveau décret concernant les associations et l’article R.141-21 du code de l’environnement, concerne les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances.
    Une association devra désormais compter au moins 2 000 adhérents. Quant aux associations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.

    Les seuls organismes ayant le droit de le faire entendre leur voix sur les politiques environnementales sont des organismes publics au sein desquels seules ces grandes associations ont le droit d’être représentées.

    Autrement dit, non seulement aucun texte de protection des lanceurs d’alerte n’a jamais été pris par ce gouvernement, du temps de monsieur Borloo comme a fortiori du temps de madame Kosciusko-MORIZET, mais plus encore, c’est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause.
    En effet, sans agrément, la capacité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause ces lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.
    De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par le nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, constituées contre tel ou tel projet, telle ou telle infrastructure.
    Les préfets (dont celui qui a signé le dossier du GAZ de SCHISTE…voir pus haut) pourront toujours soutenir qu’elles ne remplissent pas les conditions.

    De plus, l’Etat s’octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s’assurer « de leur indépendance ». (JORF n° 0161 du 13 juillet 2011, page 12 154).

    Ce dossier complet a été expédié au gouvernement ANGLAIS et a celui du QUEBEC…. Pas de problème eux le trouve intéressant, et nous avons des contacts journaliers.

    J’ai encore naturellement beaucoup d’autres remarques dans un dossier très détaillé de plus de 1500 pages ;
    Tous ces éléments sont trop longs à développer dans la présente….

    Marc DUGENDRE

    P.S.
    J’ai exposé et transmis ces commentaires et le détail de ce dossier au gouvernement Londonien ainsi qu’au gouvernement Québécois.
    Tout naturellement :
    Les informations législatives désignées et précitées ci dessus concernent les débats de l’Assemblée Nationale et du Sénat en référence des lois FRANCAISES :
    Il convient donc que mes correspondants et amis de chaque pays respectifs vérifient, collationnent et appliquent les lois Anglaises pour l’Angleterre et les lois du Québécoises pour le QUEBEC.
    Merci pour leur travail.

  7. Pascal Mariet dit :

    Personne n’est favorable à la destruction de l’environnement, on est tous d’accord là-dessus. Mais arrêtons d’avoir peur avant d’avoir mal. Que les américains aient laisser faire tout et n’importe quoi, c’est possible voire probable, mais il ne faut jeter le bébé avec l’eau du bain comme on dit. Ce n’est pas parce la voiture fait des ravages sur la route qu’ on interdit la voiture… Il faut rester serein et avoir un débat apaisé sur ces questions sans toujours jouer sur les peurs, comme le font trop souvent les écologistes !

  8. Graf Martine dit :

    Eh bien lisez « le vrai scandale des gaz de schiste » par Marine Jobert et François Veillerette, et vous comprendrez que ce n’est pas l’argent qui fait déplacer les foules contre l’exploration et l’exploitation dangereuses de ces matières, mais bien le besoin de se protéger des conséquences désastreuses (et coûteuses) de cette course frénétique au gaspillage énergétique.

  9. Rasalhague dit :

    Les collectifs attendent que les industriels publient un bilan net énergétique TRÈS PRÉCIS de cette extraction. Qu’ils prouvent que l’extraction ne coûte pas plus d’énergie que cela n’en rapporte.

  10. Gérard MEDAISKO dit :

    Sait-on seulement posé la question de savoir qui finance toute cette agitation dirigée contre les hydrocarbures de gisements non conventionnels, non seulement en France mais aux Etats Unis, en Pologne…et ailleurs ? Il est concevable que le lobby des producteurs de gaz naturel s’inquiète à juste titre mais il y a aussi ceux du nucléaire, des fabricants d’éoliennes, du photovoltaïque et j’en passe. En France, les politiciens des deux bords se sont mobilisés contre pour des raisons électorales et la loi scélérate et inconstitutionnelle votée le 13 juillet 2011 n’est pas sans rappeler le Tribunal de la Rote et dans un registre plus frivole Bouvard et Pécuchet !

  11. Pascal Mariet dit :

    Je ne comprend toujours pas pourquoi on s’interdit d’explorer notre sous-sol ! On a peut-être la chance de disposer d’un peu de gaz et de pétrole, de quel droit on s’en priverait ! On aura encore besoin de gaz et de pétrole pendant malheureusement de longues années… autant exploiter les hydrocarbures français ! Débattons intelligemment d’une exploitation responsable et acceptable, mais arrêtons d’avoir peur de tout !!!

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