« Les avantages des salariés d’EDF sont financés par tous les autres »

Publié par le 1/10/10 dans la catégorie Interview. Surveiller les réactions RSS 2.0. Les réactions sont closes.

Pascal Perri, économiste et géographe, la « Grande Gueule » de RMC dénonce les grands monopoles français en militant pour les vertus de l’économie « low cost ». Après s’être intéressé à la SNCF, il s’attaque aujourd’hui au dessous du scandale d’EDF, dans un livre publié aux éditions JC Lattès « EDF, les dessous d’un scandale ».

Après la SNCF, vous vous attaquez à EDF, vous avez quelque chose contre les grands fleurons de l’économie française ?

Contre le monopole ! Le monopole est mauvais pour le consommateur et le monopole ne tient pas sa promesse de prix bas.

En l’espèce, en quoi le quasi monopole de fait d’EDF dans l’électricité est-il un problème pour les consommateurs français ?

Le monopole se justifie sur la base de la théorie des rendements croissants. Plus les quantités produites augmentent plus le prix  unitaire baisse. . Or, si nous prenons les deux exemples cités, pour la SNCF tout d’abord, quand elle est en situation de domination du marché, comme c’est le cas par exemple sur Paris-Marseille ou Paris-Londres, elle ne fait pas baisser les prix mais elle les augmente, elle ne tient pas sa promesse de rendements croissants et donc de prix décroissants.

S’agissant d’EDF, les Français ont payé la recherche atomique à travers le CEA. Les usagers d’EDF ont payé le coût de construction des centrales nucléaires dans les tarifs depuis une trentaine d’années. Leur dire aujourd’hui que l’électricité va augmenter de 4 à 5% par an n’est pas raisonnable. Il s’agit là encore d’un monopole qui à mon sens, ne tient pas ses promesses.

EDF justifie cette augmentation tarifaire par les coûts de maintenance et de renouvellement du parc nucléaire français…

Mais tout cela doit être provisionné ! Si cela n’a pas été le cas, il y a pour le moins une défaillance en matière de gestion. Quand on investit dans une machine, on passe chaque année des dépréciations dans le bilan, et on provisionne ce qu’il faut pour la renouveler. S’ils n’ont pas fait le minimum dans ce sens chez EDF, il y a un vrai défaut de gestion.

La vérité est sans doute ailleurs. Les sommes qui devaient être provisionnées ont été investies ailleurs sur  les marchés, plusieurs milliards d’euros ont été perdus. C’est donc l’argent qui manque aujourd’hui, que l’on va ponctionner une seconde fois au consommateur.

Pourquoi si peu de personnes dénoncent cet état de fait ?

Des rapports ont été rédigés dans ce sens, mais c’est plutôt un travail d’économiste qui a été mené jusqu’à présent. Je l’ai écrit, je le dit régulièrement mais à chaque fois que je propose d’en débattre avec un dirigeant d’EDF, il prend ses jambes à son cou ! Il y a en France des sujets tabous comme celui des grands monopoles d’Etat.

Comment expliquez-vous ce manque de transparence ?

Il existe plusieurs éléments de réponse. L’Etat n’a pas encore tout à fait choisi entre ses intérêts patrimoniaux, après tout il est propriétaire d’EDF à 85%, et les exigences du pouvoir d’achat des consommateurs. Comme tout actionnaire de référence, il a tendance à préférer les intérêts de son entreprise à ceux des consommateurs.

Mais l’Etat est aussi garant de l’intérêt général, et notre président actuel a été élu sur ses promesses de défense du pouvoir d’achat. On voit bien , qu’entre ses deux impératifs, l’arbitrage est actuellement plutôt favorable à l’entreprise et pas au consommateur. De très nombreuses dépenses ont une origine publique, les dépenses contraintes augmentent beaucoup plus vite que le rythme de l’inflation et quand je dis beaucoup plus vite, je veux dire deux ou trois fois plus vite.

Un certain nombre d’économistes disent alors à l’Etat, « vous prétendez vouloir défendre l’intérêt des consommateurs alors commencez par donner l’exemple ! » Notamment de la modération des tarifs.

Même perfectible, l’ouverture du marché de l’énergie est une avancée positive pour casser le monopole d’EDF que vous dénoncez…

Je pense que le marché doit être ouvert dans des conditions plus sincères. La loi qui nous est proposée aujourd’hui (loi NOME, NDLR) comporte un prix de gros qui continuera d’être supérieur au prix de détail. EDF va vendre le kilowattheure 42 euros là où il est revendu 34 au prix régulé. Aujourd’hui si des concurrents vendent de l’électricité à un prix supérieur au tarif régulé, il est évident qu’ils n’auront pas de clients.

Rendre la concurrence possible dans ce domaine, consisterait à suivre les recommandations de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie, NDLR) qui estime que le coût de production réel du kilowattheure est de 30.9 euros et non pas de 42 euros comme le prétend EDF. Second point, il faudrait également autoriser des investisseurs privés à investir dans des tranches nucléaires. Est-ce que c’est encore une activité régulée ? Et si c’est une activité régulée, un investisseur privé ne pourrait-il pas sous contrôle, présenter toutes les garanties d’un investisseur public ?

Quelle est votre position dans le débat qui anime aujourd’hui le secteur du nucléaire ?

Je crois que c’est une erreur de conforter EDF, qui n’a pas vocation à être le chef de file du nucléaire en France. Mon argument est simple : aujourd’hui les grands marchés vers lesquels on peut exporter du nucléaire sont des marchés matures dans lesquels il existe déjà un grand électricien. Et donc, si cet électricien voir arriver une entreprise qui a dans son tour de table un électricien, il aura alors tendance à considérer qu’il existe un conflit d’intérêts.

Vous êtes donc totalement opposé au rapport Roussely ?

Je considère qu’il s’agit là d’une erreur stratégique profonde. Ce ne sera malheureusement pas la première connerie que l’on fera dans le domaine industriel !

Vous avez récemment critiqué le projet de loi NOME et plus particulièrement son article 14. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Cet article vise à étendre à l’ensemble du secteur, un avantage qui bénéficiait pour le moment à EDF, et que les nouveaux entrants ne demandaient d’ailleurs pas. A l’heure où on évoque une République d’égalité, on se trouve face à des salariés qui bénéficient de régimes d’exception comme une protection sociale très avantageuse pour un cout très modeste. Les régimes spéciaux sont payés par la collectivité. On a mesuré ce que cela coûtait : 1,3 milliard d’euros à la collectivité.

Vous connaissez le principe ? L’assiette de calcul des cotisations sociales des salariés de ces entreprises est trop étroite. Il existe alors un manque à gagner par rapport à la prestation qui est versée et c’est alors le régime général qui en fait les frais. En économie, on sait que le gratuit n’existe pas et ce qui n’est pas payé par les uns, l’est par les autres…

Dans ce domaine aujourd’hui, les avantages dont bénéficient les salariés électriques et gaziers sont financés par tous les autres. Est-ce que cela est acceptable au moment où l’on nous dit qu’il faut une République irréprochable et que chacun doit contribuer à la hauteur de ses moyens à la solidarité nationale ? Je n’en suis pas sûr.

Pourquoi cette inégalité sociale est-elle si peu dénoncée ?

Parce que cela est un sujet tabou. Les avantages ou privilèges de certaines catégories de personnels, le plus souvent dans des entreprises nationales, sont généralement liés à l’économie de la reconstruction après la seconde guerre mondiale. Ce sont des entreprises très syndicalisées et la paix sociale relative dans ces entreprises s’est construite autour du maintien de ces privilèges. Il existe une sorte de Yalta syndical ou social qui impose une chape de plomb sur certains sujets comme celui-ci.

Que pensez-vous d’Henri Proglio, le nouveau président d’EDF ?

Il remplit bien sa mission en tous cas ! Il obtient satisfaction dans chacun de ses arbitrages et on peut donc considérer qu’il est efficace. Désigner EDF au capitanat de l’équipe de France nucléaire est-elle une bonne mesure ? Si à l’échelon politique, on considère que la présence d’EDF ne sera pas gênante sur les marchés internationaux, et bien c’est à l’échelon politique que l’on demandera des comptes le moment venu.

Pour conclure, quelles décisions doit-on prendre pour mettre un terme au « scandale EDF » ?

Je crois que la décision serait d’organiser des conditions sincères de concurrence sans barrières d’entrée, qui sont aujourd’hui juridiques techniques et commerciales. Et sur ce point, autant dire que la France est un vieux pays !

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11 réactions pour “« Les avantages des salariés d’EDF sont financés par tous les autres »”

  1. christian dit :

    Je prefere financer les avantages des salariers d EDF que les juteux salaires et avantages des directeurs et les dividendes des accionaires qui ne travaillent pas.

  2. Olypase dit :

    je suis d’accord avec Joursat… parler sans connaitre, diviser pour mieux regner!
    par ailleurs EDF embauche en masse, et bizarement, a du mal a trouver les jeunes diplomes qui lui faut… c’est assez etonnant de voir comment on peut penser que certaines entreprises sont au dessus du lot, et pourtant de voir si peut de monde interesser pour y travailler.
    des « avantages », il y en a dans beaucoup d’entreprises. Et quand on peut choisir son entreprise, evidemment ca rentre en ligne de compte. Un exemple, aller chez la SNCF ou chez EDF, et on vous indiquera votre courbe de carriere a votre entretien. Salaire plus faible, donc les RH tentent de faire basculer votre choix avec ses pseudos « avantages ».
    Pour connaitre les CE d’entreprises privees et publics, la pareil, je n’hesiterai pas, et je ne suis pas le seul … allez dans le prive.

    Enfin, pour revenir a l’article, les augmentations de tarifs ne font plaisir a personne. Mais n’oublions quand meme pas de dire que les tarifs francais sont les plus bas d’Europe. Que nous a ammene la concurence dans le secteur de l’energie? un demantellement du parc de production… alors que EDF et GDF avaient mutualise plusieurs de leurs services, comment peut-il en etre de meme aujourd’hui? c’est le principe meme de la concurence, chacun chez soit.
    la question des tarifs est simple. L’erreur est peut etre de ne pas avoir fait payer au consommateur le juste prix de l’electricite depuis le debut? mais c’est le principe d’une entreprise publique, rendre un service, mutualiser les efforts pour le rendre le moins onereux…. et ne pas chercher a se battre inutilement avec d’autres entreprises pour survivre. La raison d’etre de EDF n’est, a la base, pas de faire de l’argent, mais de rendre ce service. Celle de GDF Suez, Poweo et autres, c’est tout le contraire…. recherche d’une rentabilite a court terme, satisfaire l’actionnaire par le dividende qu’on va lui attribuer… vendre des vetements, ce n’est pas vendre de l’energie…. une centrale nucleaire, il faut la construire, la piloter, la maintenir en etat et la demanteler …. quand l’etat est derriere, pas de probleme (en principe) mais quand c’est une entreprise qui gere a court et moyen terme, ca m’embete. Si on veut comparer differents modeles, prenons celui des USA…. pas sur qu’on aimerait.

    Alors oui, je suis d’accord que tout ne fonctionne pas toujours tres bien, le pays d’Alice n’existe pas vraiment, mais je ne suis absolument pas d’accord pour me faire croire que tout allait tres mal et que nous prenons la bonne direction pour que ca aille mieux.

    Pour finir, combien de fois quelqu’un a t-il etait prive d’electricite a cause d’une greve chez EDF?

  3. Joursat dit :

    Je pense que ne serait-ce que le calcul de validation des trimestres pour la retraite FAIT PARTIE de l’essentiel mais comme je crois toujours que cet échange sera productif, ci-après qq éléments de réponse que l’on peu trouver facilement sur le net :
    SNCF-RATP : Un décret publié au Journal officiel le 30/01/10 a repoussé de 60 ans à 65 ans l’âge auquel les agents de ces deux entreprises publiques peuvent être mis à la retraite d’office ; ceci permettant de ne plus être mis à la retraite avant par leur direction. Études faisant rentrer sur le marché du travail plus tardivement, naissances plus tardives des enfants donc encore à charge à 55 ans ont provoqué des demandes d’autorisation de la part des salariés à travailler au-delà de 55 ans dans ces 2 entreprises que les directions refusaient. Petite précision : pas de complémentaire retraite dans ces 2 entreprises.
    Pour la durée du temps de travail, c’est bien évidemment 35 h que ce soit pour la APHP, la SNCF, la RATP, La Poste … + les astreintes que ce soit dans le médical (urgence, épidémie exemple H1N1) ou dans le transport (intempéries, accident de passage à niveau, coupure d’électricité !, …). Il faut comme dans toute entreprise tenir compte du travail de nuit (l’électricité continue d’arriver la nuit, les métros et trains roulent, le SAMU intervient chez vous, ) et pour avoir comparé les conditions liées au travail de nuit sur les chaînes de production d’une entreprise de cosmétique appartenant à une certaine amie de notre ministre du travail, il est certain que la comparaison est clairement au détriment des « entreprises nationales ».
    Je suis d’accord avec vous pour l’équité MAIS alors la vraie équité pas celle qui ne fait que diviser les français. F
    Fils de profession libérale (autre vision des différents profil du monde du travail), je suis conscient des disparités mais pitié, ne vous laissez pas avoir pas le bon vieux « Divisez pour mieux régner ! »

  4. Garrigues dit :

    Merci, Joursat, pour cette réaction intéressante.
    Mais allez à l’essentiel :
    – dites-moi combien d’heures par semaine est tenu de travailler un salarié d’EDF, de la SNCF, de La poste, d’un port maritime de commerce, d’Aéroport de Paris, etc… et aussi
    – dites-moi à quelle âge (ou après combien d’années) il part en retraite.
    On pourra commencer à parler sérieusement quand vous m’aurez fourni ces éléments…
    Cordialement

  5. Joursat dit :

    A Guarrigues aveuglé par idéologie et par ce que les medias veulent bien présenter. Ayant travaillé plusieurs années dans des entreprises privées (françaises et américaine en France) et « nationales », si on veut vraiment comparer par souci d’équité, il faut mettre tout à plat. Les « + » et les » - ». Sans revenir sur « facilités d’achat dans l’activité de l’entreprise où les gens travaillent », prenons qq exemples :
    1) pour valider un trimestre pour la retraite
    - dans le privé : cotiser sur 1688 euros bruts (soit autour d’un mois pour le salaire moyen)
    - par exemple à la SNCF : avoir travaillé 90 jours (pas un de moins)
    Moralité : si on pousse le raisonnement, une personne qui aurait travaillé 4 mois (à raison de 1 par trimestre) sur une année dans le privé à valider 4 trimestre contre 12 mois effectif à la SNCF
    2) dans les entreprises nationales, il n’y a pas de mutuelles cofinancée par l’employeur : charge aux salariés de s’en payer une eux-même.
    3) Je peux vous citer qq exemples de salariés de grandes entreprises privées qui sont loin de commencer très tôt le matin et de finir tard le soir, ainsi qu’avec des pauses déjeuner à rallonge. Sans parler des pauses cigarettes ! Ce n’est pas la crainte du licenciement qui les arrête, croyez-moi. Des abus, il y en a et peut en avoir des 2 côtés.
    4) Les « attitudes de service » déplorables ne sont pas non plus le monopole de CERTAINS salariés des entreprises nationales. Quand on apprend que l’on affecte certains salariés d’une grande enseigne de bricolage à la cour aux matériaux parce qu’en cas de problème avec la clientèle, on ne veut pas que le directeur du magasin ne s’en aperçoive. Je peux aussi vous indiquer une agence bancaire privée près de la Gare de l’Est à Paris où les employées aux guichets passent leur temps à critiquer devant la clientèle leur direction, voire d’autres clients en TOUTE IMPUNITE.
    ENFIN, ne vous tromper pas de cible ! Quand on dit qu’une « entreprise nationale » à fait une « erreur de gestion qui coûte aux contribuables », il faut avoir 2 choses en tête :
    - « l’erreur » est bien souvent un ordre gouvernemental parce que les « renvois d’ascenseurs » et la « politique » interfèrent (je tiens qq exemples à la disposition de qui veut)
    - du fait de (remarquez l’absence de « grâce » ou « à cause de « ) la politique de l’UE, les entreprises ne coûtent plus aux contribuables mais aux clients de l’entreprise nationales puisque l’Etat français n’a plus l’autorisation de compenser les deficits.
    Avec ma « double nationalité privé/publique », je suis vraiment attristé quand je vois :
    d’un côté des gens du « public » qui ont des attitudes qui justifient certaines critiques des gens du privé,
    et de l’autre des gens du « privé » qui critiquent ceux du public sans connaître tous les élements permettant de se faire un jugement

  6. Garrigues dit :

    Bravo à Pascal Ferri, à JC Lattes et à Enviro2B : il faut que ces graves anomalies soient dénoncées !
    Les exemples cités par Joursat, ça n’a rien à voir, il cite des facilités d’achat dans l’activité de l’entreprise où les gens travaillent : les électriciens en ont aussi, bien évidemment, pour l’achat d’électricité ; le problème, c’est ces avantages sociaux, mis en place dans les années 50-60 et rigoureusement auto-maintenus depuis ; idem à la SNCF, Poste, etc. Et on ne cite pas les heures de travail des salariés de ces différents monopoles, n’importe quel travailleur du privé aurait une syncope s’il les connaissait…
    Résultat : des statuts de niche protégés depuis 65 ans, qui coûtent des fortunes au pays (d’où chômage et pauvreté pour les autres), sans qu’on voie la moindre chance que ça change…
    Pourquoi les Français, si épris d’égalité, ne disent-ils rien ? Que fait Sarkozy ? On a peur qu’une grève de ces monopoles publics bloque le pays ?
    L’urgence : ouvrir ces monopoles ; le moyen : que l’Union européenne nous y oblige ; elle le fait déjà, mais il faut qu’elle aille plus vite et plus fort.
    Conclusion : que chacun de nous écrive à son député européen pour le supplier d’avoir un peu de courage politique.

  7. Joursat dit :

    Encore la stratégie de l’opposition Public-Privé avec les « privilèges » du public. On veut nous faire croire que seuls les salariés du public ou assimilés ont des avantages. Alors comment le brillant et honnête économiste Pascal Perri explique t’il que les salariés de :
    - PSA et Renault ont autour de 35 % de réduction sur l’achat de véhicules (qu’ils leur suffit de garder 4 mois avant de pouvoir la vendre ou céder à leur famille par exemple)
    - ceux du secteur bancaire ont des frais de dossier offerts et des taux d’emprunt ridiculement bas (sur un prêt immobilier de 20 ans sur 350 000 EUR, imaginez le gain)
    - ceux des cies aériennes ont un billet gratuit/an plus des billets à 90% de réduction ensuite
    - de Total ont droit à une réduction de 8 centimes par litre acheté dans une des stations Total.
    - les voitures de fonction

    On continue ?

  8. Vincent dit :

    Bernard Thibault est-il au courant de ce scandale ? Y pourrait nous organiser une petite grève pour ça non ?

  9. bibi06200 dit :

    EDF va vendre le kilowattheure 42 euros là où il est revendu 34 au prix régulé.

    Lire EDF va vendre le mégawattheure 42 Euros… (au lieu du kilowattheure)…

    1 mégawattheure = 1000 kilowattheure.

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