Remis officiellement cette semaine au gouvernement, le rapport de Michel Rocard sur la taxe carbone, est fortement critiqué par les entrepreneurs de la CGMPE, notamment chez les transporteurs qui parlent de "discrimination fiscale" et de "faux-nez environnemental".
La Fédération natinale du Transport (FNT) rappelle que la taxe carbone, "tout utilisateur des routes (particuliers et entreprises) la paie déjà", et que "les entreprises de transport routier participent à hauteur de 2,5 milliards d’euros par an à la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP)". "Le faux-nez environnemental de la taxe carbone ne trompe personne. Il explique largement l’incohérence et la discrimination fiscale à venir. Pourquoi faire porter seulement la taxe carbone sur les transporteurs routiers et les automobilistes ?" s'interroge la FNT.
Pour la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) "une étude préalable pour évaluer l’impact économique sur les entreprises, et notamment sur les TPE-PME, est indispensable avant toute nouvelle taxe". Les entrepreneurs insistent pour "la neutralité fiscale doit être inscrite en lettre d’or".
















Le poids des lobbies…la Contribution Climat Energie, ou taxe carbone, est conçue pour détourner les consommateurs des produits émetteurs de CO2 (pendant leur production ou leur transport…). Il est donc normal qu’elle touche indirectement les transporteurs routiers. Ce n’est qu’indirect puisque les transporteurs devraient répercuter dans leurs prix la hausse du coût des carburants (c’est le consommateur final qui doit payer la taxe); bien sûr les transporteurs routiers seront alors moins compétitifs face à d’autres modes de transport. Mais c’est le but recherché!