Hier, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a déclaré au micro d'Europe 1 concernant sa présence en Birmanie, que Total ne serait pas "exonéré" en cas de sanctions.
"Bien sûr, s'il y a des sanctions qui doivent intervenir, Total n'en sera pas exonéré, c'est impossible. Total et les autres qui travaillent en Birmanie. Nous travaillons sur des sanctions, personne n'en sera exonéré", a déclaré Bernard Kouchner.
Pour le ministre, "c'est facile de proposer des sanctions" mais "ça n'a en général pas d'effet immédiat". Il a rappelé que les entreprises étrangères qui, dans le passé avaient quitté le pays par le passé, ont été remplacées "par des entreprises avec des capitaux de la junte elle-même et des capitaux chinois".
Arrêt des investissements depuis 10 ans
"Total n'investit plus en Birmanie depuis environ dix ans. (...) Il a investi massivement sur le projet de Yadana il y a une dizaine d'années, mais n'a pas prévu d'autres investissements depuis", a affirmé une porte-parole du groupe pétrolier à l'AFP.
La semaine dernière, Nicolas Sarkozy, président français, a invité les entreprises à cesser leurs investissements en Birmanie. Il n'a pas demandé le retrait de Total comme le souhaitent des organisations de défense des Droits de l'Homme.















