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Makani a été un projet innovant dans le domaine des énergies renouvelables, initié par des passionnés de kiteboard en 2006. Ces pionniers envisageaient des éoliennes volantes capables de capter l’énergie éolienne à haute altitude, là où le vent est plus fort et plus constant. L’objectif était de remplacer les tours en acier par des cerfs-volants énergétiques équipés de rotors pour générer de l’électricité. Soutenu par Google, Makani a été testé au sein de Google Factory X, un incubateur dédié aux projets à haut risque. Malgré son potentiel, le projet a été arrêté en 2020 en raison de sa viabilité commerciale incertaine.
Les débuts prometteurs de Makani et l’implication de Google
Makani a vu le jour grâce à une idée audacieuse : concevoir des cerfs-volants énergétiques capables de voler à des altitudes optimales pour capter le vent. Avec une envergure de 28 mètres, ces cerfs-volants pouvaient générer jusqu’à 600 kilowatts d’énergie éolienne aéroportée. En 2013, ce projet a attiré l’attention de Google et a été intégré dans Google Factory X. Cette division est spécialisée dans le développement de technologies à fort potentiel et à risque élevé. C’est ainsi que Makani a été testé, évoluant de manière significative jusqu’à atteindre un stade avancé en 2018.
Malheureusement, malgré ses avancées technologiques, Makani a échoué à prouver sa viabilité commerciale. Lors de tests en Norvège en partenariat avec Shell, Alphabet a décidé de mettre fin au projet en février 2020. La technologie fonctionnait, mais le défi marketing associé à un produit aussi innovant et risqué s’est avéré insurmontable. Cette décision a mis un terme à un projet ambitieux qui avait pourtant démontré son potentiel.
Makani, un cerf-volant générateur d’énergie unique
Le cerf-volant Makani, bien qu’abandonné, reste un témoignage de l’innovation de Google dans le domaine des énergies renouvelables. Le M600, modèle phare de cette technologie, était équipé de rotors embarqués qui fonctionnaient comme des drones lors du décollage. Une fois en vol, le cerf-volant se dirigeait vers les zones de vent maximal, assisté par ses rotors. Cet aspect unique a permis à Makani de se distinguer des éoliennes traditionnelles.
Les rotors de Makani imitaient le fonctionnement des éoliennes, générant de l’électricité même dans des conditions de turbulence grâce à un ordinateur de vol sophistiqué. Un autre avantage notable de Makani était son coût réduit par rapport aux éoliennes classiques. Le design innovant du cerf-volant permettait d’atteindre des altitudes plus élevées, où le potentiel éolien est bien supérieur. Cette capacité à exploiter des vents puissants à haute altitude distingue encore aujourd’hui Makani de toute autre technologie de turbine conventionnelle.
Le projet Makani, source de connaissance pour le public
Bien que Makani ne soit plus actif, les 13 ans de recherche menés par l’équipe ne sont pas perdus. Alphabet a rendu publiques toutes les documentations et les données de vol de Makani sous des licences open-source. Cette initiative permet à tous d’accéder à ces précieuses informations pour poursuivre l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables.
Un documentaire intitulé « Pulling Power from the Sky » retrace l’histoire de Makani, de ses débuts dans le kiteboard jusqu’à son dernier vol en Norvège. Ce récit est une source d’inspiration pour de nombreux chercheurs et entreprises, tels que kiteKRAFT en Allemagne et TU Delft aux Pays-Bas, qui explorent des projets similaires. Les designs de Makani continuent d’être utilisés et adaptés, promettant des sorties énergétiques capables de dépasser les 600 kW, même avec des conceptions plus petites et moins coûteuses.
Makani n’a peut-être pas abouti à une réalité commerciale, mais ses recherches persistent, avec l’espoir que des dispositifs similaires puissent un jour exploiter le vent dans des conditions optimales. Google, de son côté, poursuit ses efforts en faveur des énergies propres, explorant les endroits les plus inaccessibles de la planète à la recherche de nouvelles solutions énergétiques.
Un héritage durable et des perspectives d’avenir
Le projet Makani, bien qu’arrêté, laisse un héritage riche en enseignements et en innovations. Les recherches et les technologies développées dans le cadre de ce projet continuent d’influencer les nouvelles générations de technologies éoliennes. En partageant ouvertement ses découvertes, Google offre au monde une base solide pour poursuivre des innovations durables dans le secteur énergétique.
Avec les progrès continus dans le domaine des énergies renouvelables, la question se pose : comment les enseignements tirés du projet Makani peuvent-ils être intégrés dans les futures innovations pour rendre l’énergie éolienne encore plus accessible et efficace ?







Ils auraient dû s’associer avec plus de partenaires pour surmonter les défis commerciaux.
Merci à Google pour avoir rendu les données open-source, c’est un beau geste pour l’innovation. 👍
600 kW, c’est impressionnant pour un simple cerf-volant !
Le potentiel était énorme, dommage que la viabilité commerciale n’était pas au rendez-vous !
C’est fascinant, mais je me demande si d’autres entreprises reprendront le flambeau.
Pourquoi Google a-t-il abandonné un projet aussi prometteur ? 😕
Wow, un cerf-volant qui produit de l’électricité ? Quelle idée géniale ! 🌍