Tri des déchets alimentaires : Lille et Paris en précurseurs

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La mesure sera obligatoire en 2 025, mais des agglomérations ont pris de l’avance. Lille l’expérimente avec succès sur une moitié de sa population, la Mairie de Paris dans deux arrondissements : les déchets alimentaires ne seront plus jetés dans la poubelle des « ordures ménagères », mais triés à part pour être transformés en énergie et en fertilisant.

Depuis trois mois, une nouvelle poubelle de tri a fait son apparition dans les 2e et 12e arrondissements de Paris : dotée d’un couvercle marron, elle est réservée aux déchets alimentaires – épluchures de légumes, coquilles d’œufs, trognons de pommes, restes des repas, mais aussi les déchets naturels, herbe et feuilles notamment.

Les « biodéchets » : catastrophiques dans la poubelle « commune », mais très facilement valorisés

Nommés “biodéchets”, leur envoi à la décharge ou à l’incinérateur est profondément anti-écologique : ils génèrent dans ce cas des gaz à effet de serre, et brûlent mal, rendant le processus d’incinération moins efficaces.

A l’inverse, ils font parti des déchets les plus simples à valoriser, par méthanisation et compostage. A Paris, ils sont envoyés, par des camions roulant aux biocarburants, dans une usine spécialisée qui les chauffe dans des cuves pour éliminer les agents nuisibles.

Ils sont ensuite transformés en un gaz qui peut servir de carburant, et en engrais naturel particulièrement riche, alternative organique aux engrais chimiques qui appauvrissent les sols.

Un tri obligatoire en 2 025 pour tous les Français

Jusqu’ici seuls les gros producteurs de biodéchets étaient obligés de les valoriser ; en 2025, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit chaque Français devra s’y astreindre – et devra, en conséquence, avoir à sa disposition « une solution lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets dans les ordures ménagères résiduelles  ».

Si certaines agglomérations incitent à installer un bac à compost dans les maisons individuelles, comme à Rennes, d’autres organisent une collecte collective de ces déchets. Paris vient de s’y mettre, mais en la matière, Lille est à la pointe, avec une moitié de la population qui trie déjà ses biodéchets pour méthanisation et compostage.

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