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Réduire la part du nucléaire français: une promesse techniquement difficile

C’est l’un des engagements du président Hollande, passer la part du nucléaire français dans la production d’électricité de 75 % à 50% d’ici 2025. Or,  pour Bernard Bigot, l’administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique, cet objectif est inatteignable, du moins pas avant 2050.

Le candidat Hollande en avait fait la promesse, le président Hollande s’y est engagé : la France doit réduire la part du nucléaire dans sa production d’électricité de 75% à 50% d’ici 2025. Cet objectif doit être concrétisé par le projet de loi de programmation pour la transition énergétique présenté par Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie en conseil des ministres le 11 juin prochain.

Pas de politique mais de la technique

Mais, pour Bernard Bigot, administrateur général du CEA, cet objectif est impossible à atteindre sans placer le pays dans une situation compliquée. Selon lui, passer de 75% à 50% n’est pas réalisable avant au moins 2050 et encore… “Même à 50% d’énergie nucléaire à l’horizon 2050, avec un passage en 2025, peut-être, entre 75% et 50%, nous allons avoir besoin encore en 2050 d’au moins 35 réacteurs nucléaires“, explique-t-il. “Je ne crois pas qu’il soit possible, à moins de mettre ce pays en grande difficulté (…), de pouvoir remplacer (le nucléaire manquant) uniquement par les énergies renouvelables.”

Le volontarisme politique est une chose, moi, je suis un expert technique“, ajoute-t-il. Au-delà de la fermeture de certaines centrales comme le souhaite le gouvernement, il recommande alors la construction de nouveaux réacteurs afin de remplacer les centrales vieillissantes.

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