Lancement du nouveau calendrier vaccinal 2014 sur fond de polémique

Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales a dévoilé hier le nouveau calendrier vaccinal simplifié. Cette annonce intervient alors que des plaintes continuent d’être déposées autour du Gardasil,  ce vaccin destinée aux jeunes filles  et visant à lutter contre le papillomavirus, virus responsable d’une majorité des cancers de l’utérus.

A l’occasion d’une visite du centre de vaccination Charles Bertheau dans le 13e arrondissement de Paris, Marisol Touraine a dévoilé le nouveau calendrier vaccinal simplifié. Parmi les nouveautés apportées à ce calendrier 2014, la vaccination contre la coqueluche, jusqu’ici réservée aux enfants, sera étendue aux adultes en contact avec des nourrissons de moins de 6 mois, ainsi qu’aux professionnels de santé et de la petite enfance. De même, ce nouveau calendrier précise les modalités de vaccination contre les oreillons ou la rougeole.

Mais le point qui suscite le débat reste la question de la vaccination contre le papillomavirus. Ce vaccin visant à protéger du cancer de l’utérus, le Gardasil, recommandé chez les jeunes filles de 11 à 14 ans, fait l’objet de plusieurs plaintes émanant de jeunes filles vaccinées et ayant développé d’importants effets secondaires.

Ne pas cacher quoique ce soit

Pour Marisol Touraine, “il ne s’agit pas de cacher quoi que ce soit“, et la ministre appelle à “un débat serein, calme, apaisé, basé sur des études rigoureuses et scientifiques“. Elle rappelle également que le Gardasil fait l’objet “d’études approfondies en France et aux Etats-Unis” et sera “réévalué” régulièrement car “il faut être attentif aux effets secondaires“.

La ministre a enfin rappelé l’importance de la vaccination. Suite aux diverses polémiques autour de la vaccination (Grippe A, Gardasil, …) on assiste à “un fléchissement de la vaccination” et de ce fait, certaines maladies comme la rougeole par exemple, connaissent désormais une recrudescence dans certaines régions. Le message s’adresse également aux adultes qui se désintéressent de leur calendrier vaccinal. “Bien souvent, à l’âge adulte, les préoccupations vis-à-vis de sa santé sont moindres. Le carnet de santé reste au fond d’une armoire“, note l’Inpes qui rappelle que, selon le Baromètre Santé 2010, un Français sur cinq n’est pas à jour de ses vaccins.

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