Cancer de l’ovaire : un risque réduit de 20% grâce à l’aspirine

Une étude publiée hier dans le Journal of the National Cancer Institute revient sur les effets bénéfiques d’une faible dose quotidienne d’aspirine sur le risque de développer certains cancers. De faibles doses quotidiennes pourraient notamment réduire de 20% le risque de cancer de l’ovaire.

De nombreuses études ont précédemment mis à jour l’existence d’un effet bénéfique de l’acide acétylsalicylique, plus connu sous le nom d’aspirine, sur le risque de développer un cancer, de tout type. Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée par le Journal of the National Cancer Institute revient sur les effets bénéfiques de l’aspirine sur le risque de cancer de l’ovaire chez la femme.

Pas d’automédication

Après avoir analysé en profondeur 12 études existantes réalisées à partir des données de l’Ovarium cancer Association Consortium, les chercheurs ont constaté que les femmes prenant tous les jours de faibles doses d’aspirine (moins de 100mg par jour), voyaient leur risque de développer un cancer de l’ovaire diminué de 20% par rapport à celles dont la prise d’aspirine était de moins d’une fois par semaine. Un chiffre qui pourrait même atteindre 34% en fonction de la dose et de la fréquence.

La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens aurait également un effet bénéfique mais moindre. Ainsi la diminution du risque de cancer de l’ovaire serait de 10% pour des doses supérieures à 500mg au moins une fois par semaine. En revanche, la prise de paracétamol est sans effet.

Bien évidemment, les auteurs de l’étude déconseillent l’automédication et la prise automatique d’aspirine pour tenter de se prémunir contre le cancer, l’aspirine pouvant avoir des effets  secondaires graves chez certaines personnes. Britton Trabert, un des auteurs de l’étude, explique que “d’autres études sont nécessaires afin de déterminer la délicate balance bénéfice/risque de ce potentiel traitement préventif mais aussi pour mieux comprendre le mécanisme qui sous-tend l’effet de l’aspirine sur le risque de cancer de l’ovaire”.

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