La taxe Red Bull, saison 2

Enterrée en décembre 2012 par le Conseil constitutionnel, la taxe Red Bull fait son retour à l’Assemblée. La Commission des Affaires sociales a adopté hier un amendement rajoutant cette taxe au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014. Le projet prévoit que les boissons énergisantes du type Red Bull, Burn, Monster… seront soumises à une taxe d’un euro par litre.

La taxe Red Bull fait donc son retour, à l’initiative de Gérard Bapt, rapporteur du projet de loi de financement de la SS et auteur de l’amendement voté hier en commission. C’est déjà le député PS qui avait l’an dernier fait adopté cette taxe par le Parlement, taxe qui avait ensuite été censurée par le Conseil constitutionnel qui estimait qu’aucun “critère objectif et rationnel” ne justifiait une taxe sur ce type de boissons plus que d’autres.

Selon le projet adopté hier, les boissons énergisantes de type Red Bull, Burn, ou Monster, seront donc soumises à une taxe fixée à un euro le litre, soit 33 centimes la canette. C’est donc le double de la somme figurant dans le précédent projet. Pour passer le sas constitutionnel, Gérard Bapt s’est appuyé cette fois ci sur le récent rapport de l’Anses  qui souligne les risques associés à la consommation de ces boissons en terme de santé publique, évoquant “de nombreux événements indésirables graves, d’ordres cardiologiques ou neurologiques”.

12 millions d’euros par an

Un médecin du sport contacté par Europe 1, confiait par ailleurs que contrairement à ce que l’on laisse imaginer, ces boissons “ne sont pas du tout adaptées aux besoins de l’être humain (…) la bibliographie est riche d’accidents cardio-vasculaires dans un contexte de consommation de boisson énergisante chez le sportif. Quant à la consommation qu’en font les jeunes dans des cadres festifs, en boîte avec de l’alcool, elle est aussi problématique. Elle peut provoquer de l’agressivité, de la confusion, de la surestimation de soi, poussant à prendre le volant par exemple“.

Selon l’information révélée par le Parisien / Aujourd’hui en France, cette taxe aurait déjà fait l’objet d’une étude à Bercy et pourrait rapporter 12 millions d’euros annuels à l’Etat.

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