Mercure : 140 pays s’accordent pour réduire les émissions

Réunis à Minamata, ville japonaise victime du pire empoisonnement au mercure, les représentants de 140 pays ont signé hier la “convention Minamata”, une convention sur l’usage et les émissions de ce métal lourd particulièrement toxique.

A l’occasion d’une réunion organisée sous l’égide de l’ONU, des représentants de 140 pays se sont réunis à Kumamoto, une ville du Japon voisine de Minamata, connue pour avoir été victime du pire empoisonnement au mercure de l’histoire. Les acteurs sont alors parvenus à la signature d’un accord visant à réduire les émissions de mercure au niveau mondial. L’accord prévoit également de réduire la production et les utilisations du mercure dans les processus industriels.

La ville de Minamata fut  le siège d’une catastrophe écologique de grande ampleur due à une pollution au mercure de la chaîne alimentaire des pêcheurs, qui produisit une maladie neurologique qu’on désigne depuis sous le nom de maladie de Minamata. À partir de la fin des années 1950, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont tombées malades, 2 000 sont mortes depuis. Les autorités japonaises avaient alors été pointées du doigt, Chisso, l’entreprise chimique responsable des rejets de mercure directement dans la mer avait en effet continué à en déverser jusqu’en 1968, alors les premières alertes avaient été lancées au milieu des années 1950.

Des concentrations trop importantes

Les émissions de mercure sont effectivement toxiques non seulement pour l’environnement mais également pour la santé. Une exposition trop forte au mercure engendre des trouble du système immunitaire mais aussi d’autres problèmes d’ordre psychologiques, digestifs, cardiovasculaires ou encore respiratoires. Et, il est temps d’agir: selon les chiffres du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, les quantités de Mercure présentes dans les 100 premiers mètres d’eau des océans, et provenant d’émissions d’origine humaines, ont doublé sur les 100 dernières années. Quant aux concentrations dans les eaux profondes, elles ont augmenté de 25%.

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