Bronchiolites : la kiné respiratoire remise en cause

Tous les parents qui ont conduit leur bébé chez le kinésithérapeute lors d’une bronchiolite s’en souviennent: l’enfant n’aime pas. Mais, on se rassure en se disant que c’est pour son bien. Or, une étude publiée hier par la revue Prescrire explique que cette kinésithérapie respiratoire serait inefficace pour combattre la bronchiolite.

Très largement prescrite, notamment en France, lors des bronchiolites, infections respiratoires qui touchent chaque hiver près d’un tiers des enfants de moins de deux ans, la kinésithérapie respiratoire est aujourd’hui remise en cause par la revue médicale Prescrire. Le réseau international Cochrane, a réalisé une synthèse de 9 études déjà existantes sur le sujet et constate que sur les 891 nourrissons hospitalisés pour une bronchiolite, aucune différence notable n’est constatée entre les enfants qui ont été traités par kinésithérapie et les autres. La durée moyenne de la maladie et dans un cas comme dans l’autre de 13 jours.

Balance bénéfices-risques défavorable

Par ailleurs, Prescrire rappelle que la “kiné” respiratoire, qui consiste a appuyer violemment sur le thorax des enfants afin de faire remonter les glaires présents dans les bronchioles, comporte des effets secondaires comme des vomissements, des douleurs voire des fractures de côtes. “En 2012, on dispose de données solides montrant que chez les nourrissons atteints de bronchiolite, la kinésithérapie respiratoire n’est pas efficace et a une balance bénéfices-risques défavorable, y compris avec la technique habituellement utilisée en France. Mieux vaut épargner cette épreuve aux bébés“, écrit la revue médicale.

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