Orthodontie : pouce, tétine, même combat !

Contrairement à certaines idées reçues, la tétine aurait des effets aussi dévastateurs sur la future dentition de nos chères têtes blondes que sucer son pouce. C’est le message que tente de lancer aujourd’hui la fédération française d’orthodontie réunie à l’occasion de son congrès annuel à Paris, congrès ouvert au public.

C’est la grande question que se posent tous les parents un jour ou l’autre, mieux vaut-il la tétine ou le pouce pour réconforter nos enfants? Alors que beaucoup pensent que la tétine aurait moins d’effets sur la dentition future des petits, la Fédération française d’orthodontie rappelle aujourd’hui que dans les deux cas, des déformations dentaires apparaissent si cette habitude n’est pas stoppée avant 3 ans. Pire, certains orthodontistes jugent la tétine encore plus nocive que le pouce, les enfants tétant alors plus vigoureusement. Et de préciser qu’il n’existe pas de tétine physiologique !

Stopper avant trois ans

Si jusqu’à 2-3 ans, les déformations buccales peuvent en effet régresser, au-delà, “les enfants qui tètent tardivement ont un palais beaucoup plus étroit, plus creux, une mâchoire qui n’est pas assez large, donc forcément une mauvaise position des dents et des incisives beaucoup plus en avant“, explique Jean-Baptiste Kerbrat, stomatologue, dans le Figaro.

Les professionnels conseillent alors de profiter d’un changement positif dans la vie de l’enfant pour tenter de lui faire passer l’habitude de téter. Ainsi, avec Noël qui arrive, l’occasion de confier la tétine au Père Noël en échange des cadeaux peut être une idée à suivre. Dans un premier temps, il faut trouver des dérivatifs dans la journée, et une fois que l’enfant a cessé de téter le jour, passer à la nuit. Là encore, “l’essentiel est de substituer le plaisir de téter par une autre chose agréable. En général, si ça marche, c’est réglé dans les trois mois. Sinon, on ne fait pas de reproches , on fait une pause et on retente six mois plus tard“, confie le Dr Delhaye-Thépaut, elle aussi au Figaro.

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