Un premier trou inquiétant dans la couche d’ozone Arctique

Publiée dans la revue Nature, une étude menée par des chercheurs spécialistes du climat révèle qu’un trou équivalent à cinq fois l’Allemagne, s’est ouvert dans la couche d’ozone, au-dessus de l’Arctique. C’est une première et un signe inquiétant de la situation climatique au pôle Nord.

Alors que jusqu’ici la diminution la plus notable de la couche d’ozone se situait au-dessus de l’Antarctique, un trou équivalent à cinq fois la superficie de l’Allemagne a été mis à jour par des chercheurs au-dessus de l’Arctique. Ce trou record aurait été provoqué par un froid exceptionnel au Pôle Nord et se serait déplacé au-dessus de l’Europe de l’Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant ainsi directement les populations aux rayons UV du soleil, avec tous les dangers que cela comporte.

Ce phénomène est en partie provoqué par les émissions humaines de composés chlorés, chlorofluorocarbones ou CFC, ces gaz contenus dans les systèmes de réfrigérations ou certains aérosols. Toutefois, depuis la protocole de Montréal signé en 1985, la production mondiale de CFC est quasiment nulle. Reste le froid intensif qui entoure ces régions en hiver et au printemps, et qui demeure le principal cause de destruction de la couche d’ozone.

Le vortex polaire, principal responsable

Sous l’effet du froid intense qui règne dans cette zone du monde, la vapeur d’eau et les molécules d’acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches les plus basses de la stratosphère. Du chlore se forme alors à l’intérieur de ces nuages,  chlore qui contribue à détruire la barrière naturelle anti-UV que constitue la couche d’ozone.

Alors qu’habituellement, le trou est beaucoup plus important en Antarctique qu’en Arctique, le premier affichant des températures beaucoup plus basses que le second, “pour la première fois, la diminution a été suffisante pour qu’on puisse raisonnablement parler de trou dans la couche d’ozone en Arctique“, expliquent les auteurs de l’étude dans la revue britannique Nature. En cause, le “vortex polaire“, un cyclone qui se forme chaque année dans la stratosphère arctique et qui l’année dernière s’est formé dans un froid exceptionnel.

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