Si les douleurs de l’enfantement sont désormais prises en charge et soulagées, celles subies par le nouveau-né lors de l’accouchement ne le sont toujours pas. Mais la nature faisant souvent  bien les choses, une hormone à l’effet antalgique protégerait le nourrisson des douleurs provoquées par l’accouchement par voie basse.

Sous la responsabilité de Rustem Khazipov et Yehezkel Ben-Ari, une équipe de l’unité 901 Inserm à Marseille, vient de révéler que l’ocytocine, hormone impliquée dans le déclenchement de l’accouchement, entraîne un effet antalgique important chez le nourrisson au moment de la naissance. Cela lui permet de résister aux douleurs liées à cet événement et notamment la pression exercée lors du passage par voie basse.

« L’accouchement par voie basse déclenche un mécanisme qui permet d’activer des voies antalgiques et ce mécanisme est moins actif en cas de césarienne programmée par confort, en l’absence de contractions déclenchées par la libération d’ocytocine » précise Yehezkel Ben Aril. Cet effet anesthésiant se prolonge quelques heures après l’accouchement puis disparaît rapidement. Il est donc recommandé d’effectuer les examens et prélèvements nécessaires dans les 90 minutes qui suivent l’accouchement.

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Jessica, journaliste engagée pour l’environnement, met à profit sa solide expérience en gestion de projet éditorial et en rédaction web pour décrypter avec précision les enjeux écologiques. Diplômée de Sciences Po en Communication et Médias, elle se distingue par sa capacité à produire des contenus clairs, documentés et percutants sur des sujets liés à la transition énergétique, la santé environnementale ou encore la biodiversité. Contact : [email protected]

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