La France revoit son zonage sismique

Hasard ou coïncidence ? Alors que le Japon se remet doucement de la catastrophe nucléaire causée par l’important tremblement de terre du 11 mars dernier, la France, après six ans d’attente, s’apprête à changer son zonage sismique.

A partir du 1er mai prochain, tout dépôt de permis de construire sera conditionné par la situation géographique du projet. En effet, le territoire va être découper en cinq zones de sismicité, de “très faible” à “forte”. Cette nouvelle cartographie, expliquée aujourd’hui par les Echos, s’aligne sur la norme européenne Eurocode 8. Elle devrait permettre une analyse du risque plus fine pour chaque permis de construire déposé à partir de cette date.

Le zonage ne sera plus à l’échelle cantonale, mais communale(…) Cela entrainera une meilleure corrélation entre le zonage administratif et le zonage scientifique, sans que l’Eurocode 8 introduise nécessairement des surcoûts de construction,” explique Philippe Bisch, président de l’Association française de génie parasismique et directeur scientifique de la société d’ingénierie Yogis,  dans les Echos. Concrètement, le territoire sera divisé en cinq zones en fonction du risque sismique. Cela ira donc du risque “très faible” pour la zone 1 à “fort” pour la zone 5.

France ou Japon, mêmes normes

Selon cette nouvelle cartographie des risques sismiques, certaines régions françaises jusqu’ici épargnées devront désormais adopter des normes particulières de construction parasismiques. C’est notamment le cas d’une vaste zone allant de la Bretagne à Lyon, en passant par Clermont-Ferrand. Ces normes, sont les mêmes que celles adoptées a Japon par exemple.

“Ces normes sont aujourd’hui jugées satisfaisantes, y compris au regard de ce qui s’est passé au Japon : face à la très forte magnitude du tremblement de terre, d’après les informations dont on dispose aujourd’hui, les bâtiments civils comme les centrales ont bien résisté” ajoute Philippe Bisch dans le quotidien économique. Cette nouvelle réglementation ne concerne toutefois pas les centrales nucléaires qui font l’objet de dispositions particulières et dépendent de la réglementation des installations nucléaires de base.

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