L’Efsa réhabilite l’aspartame

Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa)  affirme que contrairement aux rumeurs, l’aspartame ne présenterait aucun risque pour la santé de ses consommateurs. Un avis qui contredit plusieurs études récentes sur les dangers de ce substitut au sucre.

L’aspartame est un édulcorant utilisé pour remplacer le sucre dans les aliments. Depuis toujours, il a été l’objet de polémiques et est accusé d’être nocif pour la santé de ses consommateurs. Or, aujourd’hui, face aux conclusions de deux études récentes qui présentaient les effets potentiellement carcinogènes de l’aspartame, ainsi que les risques d’accouchement prématurés auxquels il expose les femmes enceintes, les experts de l’Efsa jugent ces résultats non probants.

Aucune preuve disponible dans l’étude Halldorsson ne permettrait d’affirmer qu’il existait un lien de causalité entre la consommation de boissons non alcoolisées contenant des édulcorants artificiels et l’accouchement prématuré“, affirme l’Efsa dans son communiqué d’aujourd’hui. “Les résultats de l’étude Soffritti (sur le potentiel carcinogène) ne fournissent pas suffisamment de preuves scientifiques qui justifieraient de revoir les évaluations précédentes de l’Efsa relatives à l’aspartame“, ajoute l’agence européenne.

Et pourtant…

Ces conclusions viennent conforter celles écrites en mars 2009 par la même agence qui annonçait que “rien n’indiquait un potentiel génotoxique ou carcinogène de l’aspartame et qu’il n’y avait aucune raison de réviser la dose journalière acceptable de 40 milligrammes par kilo de poids corporel“. Pour rappel, en janvier dernier le Réseau Environnement Santé reprenait les conclusions de deux études. La première concernait les effets des édulcorants chimiques, dont l’aspartame, qui favoriseraient les naissances avant terme chez les femmes. Quant à la seconde, elle évoquait des cas de cancer chez les souris mâles ayant consommé de l’aspartame.

Par ailleurs, au début du mois, une nouvelle étude américaine faisait apparaitre un accroissement des risques cardio-vasculaires, et notamment des AVC,  chez les consommateurs réguliers de sodas-light.

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