Affaire d’espionnage autour de la voiture électrique de Renault

Après la rumeur,  le groupe Renault confirme aujourd’hui les accusations d’espionnage lancées à l’encontre de certains cadres du groupe automobile. Ces derniers, mis à pied dans le cadre d’une procédure de licenciement, auraient en effet divulguer des informations sur les technologies employées et notamment, la recharge des batteries des futures voitures électriques  du constructeur français.

Renault sort enfin de son mutisme après la divulgation de l’affaire d’espionnage dans les couloirs du groupe. Christian Husson, directeur juridique et déontologique du constructeur explique que “pour Renault, il s’agit de faits très graves concernant des personnes en position particulièrement stratégiques dans l’entreprise“.

Selon certaines sources, les personnes incriminées dont Michel Balthazard, membre du Comité de direction, occupent des postes en liaison avec les avant-projets de Renault en matière de véhicules électriques. Ainsi, un cadre aurait vendu à la concurrence des informations sur les technologies et le système de recharge des batteries des futures voitures électriques du groupe.

Un marché très convoité

La concurrence autour des véhicules électriques est féroce entre les divers constructeurs. Les investissements sont importants et le premier d’entre-eux qui présentera un modèle présentant une avancée décisive pourrait bénéficier d’un certain avantage vis à vis de ses concurrents. Pour Carlos Ghosn, le PDG de Renault, le marché du tout-électrique devrait représenter 10% du marché automobile en 2020.

Le constructeur français mise beaucoup sur son programme électrique où le groupe a déjà investi 4 milliards d’euros. Il espère ainsi la sortie de 4 modèles d’ici 2012 et mise beaucoup sur son avancée en matière de batteries, clé du succès et de ce fait objet de convoitise.

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