Eau : Veolia épinglé en Ile-de-France

Après l’éviction de Suez Environnement, Veolia Environnement se retrouve désormais seul en lice pour l’octroi par le Sédif du gigantesque contrat de distribution de l’eau en Ile-de-France. Mais la route n’est pas sans embuches pour le groupe français, qui est épinglé par la Chambre régionale des comptes qui relève la persistance d’irrégularités dans la gestion actuelle de la distribution d’eau dans certaines communes franciliennes.

Selon l’information révélée par Capital, à un mois du vote définitif sur l’attribution du contrat de distribution de l’eau en Ile-de-France, un contrat qui représente 300 millions d’euros pour son détenteur, Veolia Environnement, désormais seul en lice doit affronter les accusations d’irrégularités constatées par la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France. Cette dernière révèle en effet que le groupe qui gère actuellement la distribution de l’eau dans une centaine de communes franciliennes, persiste à présenter certaines irrégularités sur “deux points substantiels“.

La Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France qui avait déjà effectué un contrôle en 2002 s’inquiète de la persistance de ces irrégularités. Elle a constaté que, alors que  “la réalisation de prestations d’ingénierie et de travaux par le régisseur pour l’entretien du réseau” ne fait pas partie du contrat de délégation, entre 2005 et 2007, Veolia a encore reçu 186 millions d’euros en paiement de cette prestation. “L’irrégularité dénoncée en 2002 n’a pas disparu” constate alors la Chambre.

Présentation des comptes

La seconde irrégularité tient à la présentation des comptes. La Chambre constate un manque de séparation entre la présentation des comptes du régisseur et celle du Syndicat. “Les lacunes affectant les comptes de la régie sont telles qu’elles interdisent (…) l’établissement d’un compte consolidé, seul à même de donner une image fidèle du résultat de la gestion, du patrimoine et de la situation financière du service public”, explique-t-elle.

En conclusion de son rapport, si la Chambre reconnaît que le Sedif apportera certaines améliorations dans le nouveau contrat qui doit démarrer au 1er janvier 2011, elle estime qu’il “n’en reste pas moins que le nouveau dispositif n’apporte pas de solutions entièrement satisfaisantes (à tous les) problèmes exposés par la chambre“.

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