Roissy traque les espèces protégées

Les représentants des 175 pays signataires de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction sont réunis à Doha, jusqu’au 25 mars. En France, les douaniers des aéroports traquent au quotidien le trafic d’espèces protégées.

Rien pour le mois de mars, les douaniers de l’aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle annoncent la saisie de plus de 40 kg d’ivoire, deux pieds et une queue d’éléphant. Si cette prise reste exceptionnelle, il en existe de plus courantes, effectuées le plus souvent sur des touristes de retour de vacances.

En tête des prises réalisées par les douaniers, le corail gris ramené de Tahiti. Pour les douaniers, ramener ce type de souvenir relève le plus souvent de la méconnaissance du public vis à vis de son environnement et d’un manque d’éducation en la matière.

Le transport et le commerce d’espèces protégées est extrêmement réglementé. Michel Horn, directeur interrégional des douanes de Roissy, explique à l’AFP qu’un “voyageur a droit par exemple à quatre hippocampes, trois coquilles de bénitier ou encore quatre peaux de crocodile mais l’ivoire est interdit de manière générale, brut ou travaillé. Il y a une dérogation pour l’ivoire antérieur à 1976 mais il faut un permis CITES“.

Des prises de plus en plus atypiques

Face à la découverte d’espèces de plus en plus atypiques, les douaniers doivent s’adapter et cinq d’entre-eux, aux connaissances plus approfondies font office de “référents”. “Nous avons ainsi saisi des écailles de pangolin, un fourmilier écailleux d’Afrique, emballées dans des paquets de nourriture pour chien. Il y avait l’équivalent de 200 spécimens” ajoute Michel Horn. Ces écailles en provenance d’Afrique avaient pour destination la Chine pour leur vertu aphrodisiaque. Si nous n’avions pas eu un douanier qui reconnaisse ces écailles, elles seraient passées en nourriture pour chien“.

En cas de saisie d’animaux vivants appartenant à une espèce menacée, un procès verbal est dressé à la compagnie aérienne par laquelle est arrivée l’animal. A charge alors pour la compagnie de ramener l’animal dans son pays d’origine

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