TOTAL ? La grève de Dunkerque fait tâche d’huile

Les salariés des raffineries françaises de Total ont voté hier un arrêt de travail d’une durée illimitée. Prévue à l’origine pour seulement 48h00, la grève se durcit donc, en jouant le bras de fer avec la direction.

C’est donc une grève nationale et illimitée qui touche désormais les 6 raffineries qu’exploite le groupe pétrolier français, à savoir les raffineries des Flandres, Gonfreville-L’Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Grandpuits (Seine-et-Marne), Feyzin et La Mède (Bouches-du-Rhône).  « C’est le moment ou jamais d’en découdre avec Total sur l’avenir du raffinage en France » affirme Charles Foulard, délégué central CGT.

En jouant la solidarité avec les salariés de la raffinerie de Dunkerque dans le Nord, menacée de fermeture, ou plus exactement de mutation, la CGT veut peser de tout son pouvoir de nuisance pour contrer la stratégie de désengagement de Total dans le raffinage. « Nous allons aller jusqu’à la pénurie de carburant », affirme un représentant de la CGT. Déclenché il y a 2 jours, le mouvement bloque les livraisons et les livraisons de pétrole brut à partir des raffineries, et affecte également les 6 dépôts de produits pétroliers de l’hexagone.

Pour Total, ce mouvement « n’a pas d’impact significatif sur l’approvisionnement des clients ». De son côté, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a déclaré ce matin qu’il n’y a « pas de crise de pénurie » de carburant? pour l’instant.

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